À propos du Burundi

12.06%

Population urbaine en 2015
(% population totale)

64.6%

Population vivant sous
le seuil de pauvreté (2014). Pourcentage de la population vivant sous un seuil de Ratio de la population pauvre en fonction du seuil de pauvreté national (% de la population)

81.7

Taux de mortalité chez les moins de cinq ans (pour 1000 naissances
vivantes) 2015

56.2%

Taux d'abandon
à l'école primaire (2011)

500

Taux de mortalité maternelle (2015)
nombre de décès chez les mères pour 100 000 naissances vivantes

64

Km2 par an

Vitesse de déforestation.
Si ce rythme est maintenu, le Burundi n'aura plus de forêts
dans 24 ans
(estimation 2015)

.

Introduction

© PNUD Burundi/Aude Rossignol/2013© PNUD Burundi/Aude Rossignol/2013

 

Le Burundi, petit pays des Grands lacs en Afrique centrale, était il y a six siècles l’un des royaumes les plus organisés de la région. Une dynastie de quatre castes de monarques implantée à partir du 15ème siècle a défini les frontières du pays et instauré un système de gestion administrative très structuré.

 

Pour consolider leur pouvoir, les rois (Mwami) s'appuyaient sur le clan aristocratique des Baganwas (grands chefs régionaux), appartenant souvent à la famille royale. À la suite de conquêtes menées au détriment des royaumes voisins, les rois successifs ont permis l’élargissement du territoire au tracé des frontières actuelles.

Histoire

 

L’histoire du Burundi, émaillée de crises politico-ethniques cycliques opposant les deux principales composantes  de la population (hutu et tutsi), peut être scindée en quatre grandes périodes :

Burundi-Royaume : du XVe siècle jusqu’en 1890, dirigé par une monarchie de droit divin qui mène des guerres de conquêtes pour agrandir progressivement son territoire.

Burundi-colonial : de 1890 à 1916, les allemands venus de Tanzanie colonisent le Burundi et fondent Bujumbura en 1899. De  1919 à 1962, la Belgique obtient un mandat sur le Rwanda et le Burundi qui forment la province du « Ruanda–Urundi ». En 1962 le pays accède à l’indépendance dans un climat politique tendu.

Burundi–républicain : en 1966, la monarchie est renversée par un coup d’état militaire et le pays entre dans une aire mouvementée où régimes militaires et massacres interethniques alimentent l’histoire du pays.

Burundi – démocratique : en 1992, après adoption de la Charte de l’unité nationale, le Burundi se lance dans le multipartisme. Mais le premier président élu démocratiquement, le hutu Melchior Ndandaye, est assassiné le 21 octobre 1993, trois mois seulement après son accession à la magistrature suprême. Sa mort entrainant un vide politique, des massacres à large échelle ont lieu  sur l’ensemble du pays : 300 000 morts, plus d’un million de déplacés internes et des centaines de milliers d’exilés aux Rwanda, Zaïre et Tanzanie voisins. Son successeur, arrivé au pouvoir après d’âpres négociations, n’aura pas lui non plus la chance de conduire les destinées du pays ; il sera tué dans l’avion du président rwandais Juvénal Habyalimana, le 6  avril 1994. Dans la foulée, le Burundi entre dans une période d’insécurité généralisée, suite à la naissance de rébellions hutu.

En juillet 1966, le président Pierre Buyoya renverse le président Sylvestre Ntibantunganya et reprend les rênes du pouvoir. Le pays est mis sous embargo et les rébellions intensifient les attaques à l’intérieur du pays. Rien n’est épargné, la rébellion détruit tout sur son passage.

En 1998, sous la médiation de l’ex-président tanzanien, Julius Nyerere, le pouvoir de Bujumbura lance les négociations d’Arusha entre les mouvements rebelles et l’opposition. Les négociations aboutiront en août 2000 à la signature des Accords pour la paix et la réconciliation.

En décembre 2002, un accord de cessez-le-feu intervient entre le pouvoir de Pierre Buyoya et le principal mouvement rebelle hutu, les Forces pour la défense de la démocratie (FDD) de Pierre Nkurunziza. Les forces nationales de libération (FNL), deuxième mouvement rebelle hutu, refusent de s'associer à cet accord et poursuivent leur guérilla. En vertu des  accords d'Arusha, Pierre Buyoya cède le 30 avril 2003 le pouvoir au vice-président hutu, Domitien Ndayizeye.

En 2005, sont organisées les premières élections post-crise gagnées par l’ex-mouvement rebelle CNDD-FDD (Conseil national de défense de la démocratie- Force nationale de défense de la démocratie) qui a porté le président Pierre Nkurunziza à la magistrature suprême.

Septembre 2006, un accord global de cessez-le-feu, signé entre le gouvernement burundais et le dernier groupe armé rebelle, le Parti pour la libération du peuple hutu-Forces nationales de libération (Palipehutu-FLN), permet de ramener une paix relative. En avril 2009, les FLN renoncent définitivement aux armes et se transforment en parti politique. En 2010, le président Nkurunziza et son parti remportent un second mandat.

À la veille des élections de 2015, les partis d’opposition et le pouvoir ne s’accordent pas sur la gestion future du pays et l’opposition accuse les dirigeants actuels de vouloir imposer de nouvelles lois trop contraignantes et peu démocratiques sur les parties politiques et les manifestations publiques. Elle dénonce aussi le tripatouillage de la Constitution par le pouvoir qui souhaite ouvrir un mandat supplémentaire à l’actuel chef de l’État, sans consultation des autres acteurs politiques et des indépendants.

Les succès

© PNUD Burundi/Sylvain Liechti/2012 - Des avancées significatives ont été réalisées dans le processus de consolidation de la paix, la conduite des  élections et dans le domaine de l’égalité du genre.© PNUD Burundi/Sylvain Liechti/2012 - Des avancées significatives ont été réalisées dans le processus de consolidation de la paix, la conduite des élections et dans le domaine de l’égalité du genre.

Les avancées significatives réalisées dans le processus de consolidation de la paix et la conduite des  élections  générales en 2010, ainsi que les efforts menés par le pays pour relever son économie ont conduit au regain de confiance des partenaires au développement. Grâce à ce soutien de la communauté internationale, le pays a atteint en janvier 2009 le point d'achèvement de l'Initiative en faveur des pays pauvres très endettés.

Les annulations de la dette liées à cette initiative lui ont ainsi ouvert de nouvelles perspectives. La dette publique a  diminué, de 48  pour cent du PIB en 2010 à 33,72 pour cent en 2015.
 

Depuis 2006, le Burundi est à l’ordre du jour du Comité de consolidation de la paix (PBC). C’est dans ce cadre qu’un financement de 35 millions de dollars a été accordé au pays pour améliorer les perspectives de la bonne gouvernance et de l’État de droit, et de réaliser des avancées significatives dans le processus de consolidation de la paix et de la conduite des élections. Ce fonds a permis au pays de poursuivre sa politique de désarmement de la population civile, la démobilisation et de réintégration des anciens combattants et le rapatriement des réfugiés centré sur le développement durable.

Un pas considérable a été également franchi dans le domaine de l’égalité du genre. Depuis 2010, le pays a créé un projet visant à prévenir les violences basées sur le genre qui apporte une assistance judiciaire et psychologique aux femmes et filles victimes d’abus sexuels, de viols et de conflits armés. Une stratégie d'intégration des femmes dans les forces de défense et de sécurité a vu le jour et un code électoral favorable au genre mis en place en 2009 a propulsé la forte participation des femmes aux élections de 2010 (58 pour cent) et leur bonne représentation dans les institutions  nationales : 32 pour cent à l’Assemblée nationale, 46 pour cent au Sénat, et 34 pour cent chez les élus locaux.

Du fait des années de conflit, le pays a connu un grand recul en matière d’accomplissement des OMD. Il renoue désormais avec les progrès, suite notamment, à la gratuité de soins de santé pour les mères-enceintes et les enfants de moins de 5 ans. Entre 2005 et 2010, le taux de mortalité infantile est passé de 120 à 59 pour cent mille naissances vivantes, mais il serait de 61,89 pour cent mille naissances vivantes en 2015. Le ratio de mortalité maternelle est quant à lui passé de 615 en  à 500. Le taux net de scolarisation a grimpé de 52,9 à 96,1 pour cent, tandis que la parité filles/garçons est atteinte dans l`enseignement primaire. Cet achèvement résulte de la gratuité de l’enseignement primaire et de la construction de milliers de salles de classe supplémentaires.

Les défis pour l'avenir

© PNUD Burundi/Aude Rossignol/2013 - la menace sur la paix et la sécurité plane toujours sur le pays, suite notamment à la circulation illicite des Armes légères et de petits calibres (ALPC). Cette dernière est à l’origine de l’insécurité et de la criminalité persistante, et alimente souvent les tensions politiques.© PNUD Burundi/Aude Rossignol/2013 - la menace sur la paix et la sécurité plane toujours sur le pays, suite notamment à la circulation illicite des Armes légères et de petits calibres (ALPC). Cette dernière est à l’origine de l’insécurité et de la criminalité persistante, et alimente souvent les tensions politiques.

Au Burundi, le grand défi reste la lutte contre la pauvreté à laquelle s’ajoutent l’insécurité alimentaire, la montée sans cesse du chômage des jeunes, les questions foncières, la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption, la sauvegarde de l’environnement, la consolidation de l’état de droit, l’insécurité persistante suite à circulation illégale d’armes à feu dans la population civile et le financement du développement.

Afin de vaincre les problèmes liés à la pauvreté, au déficit alimentaire et au chômage, des stratégies et des politiques en faveur des pauvres s’imposent, comme de mieux tirer profit du potentiel de croissance. Il s’agit particulièrement des mesures visant l’augmentation de la production dans les secteurs porteurs de croissance, à savoir l’agriculture, l’élevage, la pisciculture, les mines, l’industrie agricole, la promotion du patrimoine culturel et du potentiel touristique, l’énergie, les technologies de l’information et de la communication, le transport, l’intégration régionale et la promotion de l’emploi des jeunes.

Un long chemin reste également à parcourir afin de transformer en réalité les réformes envisagées dans la cadre de la stratégie nationale de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption. Le grand combat est de réussir la politique zéro tolérance de la corruption, de venir à bout des cas de malversations et de mauvaises gestion des biens et des deniers publics. Et en matière de gouvernance administrative et institutionnelle, il s’agit de mettre en œuvre le programme national de réforme de l’administration publique (PNRA). C’est une réforme qui concerne l’instauration d’une administration forte et performante servant de pierre angulaire pour la consolidation de la paix, de la démocratie et du développement durable.

Une autre préoccupation majeure consistera à trouver la solution à la problématique des conflits fonciers ainsi que la menace sur la paix et la sécurité qui plane toujours sur le pays, suite notamment à la circulation illicite des Armes légères et de petits calibres (ALPC). Cette dernière est à l’origine de l’insécurité et de la criminalité persistante, et alimente souvent les tensions politiques.

Au chapitre des défis s’inscrit en outre l’urgence de sauvegarder l’environnement. Au Burundi, la pression démographique avec une densité moyenne de 310 habitants par km2 et un taux de croissance annuel de 3,27 pour cent, couplée avec de sérieux problèmes fonciers, un manque de terre arable et la pauvreté, aggravent la dégradation de l’environnement. En effet, la surface couverte par les forêts est passée de 11,3 à 6,7 pour cent de la superficie du pays entre 1990 et 2010, soit une vitesse de déforestation moyenne de 64 km2 par an. Si ce rythme de déperdition des forêts est maintenu, le Burundi n`aura plus de forêts dans 24 ans d'après les dernières estimations publiées dans le Rapport national sur les OMD 2015. L’impact négatif se remarque déjà en termes de destruction des écosystèmes et de perturbations climatiques, ainsi que sur la qualité des sols, des eaux, de l’air et des conditions générales de vie des populations.

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