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L'Afrique, un continent plein d’espoir

07 févr. 2017

Par António Guterres Secrétaire général des Nations Unies Trop souvent, l’Afrique est vue à travers le prisme des problèmes qu’elle connaît. Moi, quand je pense à l’Afrique, je vois un continent à l’énorme potentiel, plein d’espoir et de promesses. Je compte bien tirer parti de ces points forts et mettre en place un cadre de coopération plus ambitieux entre l’Organisation des Nations Unies et les dirigeants et peuples de l’Afrique. C’est indispensable pour permette un développement durable sans exclusive et approfondir la collaboration dans les domaines de la paix et de la sécurité. Tel était le message que j’ai voulu porter lors du récent Sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, ma première grande mission en tant que Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies. C’est d’abord dans un esprit d’entière solidarité et plein de respect que je me suis rendu en Afrique. Je suis convaincu que le monde a beaucoup à apprendre de la sagesse de l’Afrique, de ses idées et des solutions qu’elle a su trouver. J’étais aussi empreint d’un profond sentiment de reconnaissance.  C’est de l’Afrique que viennent la majorité des soldats de la paix des Nations Unies. Les pays d’Afrique font partie de ceux qui accueillent le   Lire

Égalité de genre et autonomisation des femmes

11 janv. 2017

image © PNUD Burundi / Patrice Brizard / 2017 - Ces dernières années, on constate une certaine reconnaissance de la centralité de l’égalité de genre et de l’autonomisation des femmes dans le développement durable.

« Dans beaucoup de pays sous-développés à travers le monde, et notamment au Burundi, les femmes et les filles souffrent encore de beaucoup de discriminations économiques sociales et politiques. On estime qu’elles effectuent 66 % du travail mondial, produisent 50 % de la nourriture mais ne perçoivent que 10 % des revenus et 1 % des titres de propriété[1]. Les femmes passent 30 à 35 heures de travail par semaine aux soins non rémunérés. Les femmes sont également plus exposées à la pauvreté et représentent 70% des pauvres dans le monde[2]. Même lorsqu’elles travaillent, elles restent le plus souvent cantonées aux emplois du secteur informel qui ne leur donnent pas accès à la sécurité sociale, aux congés payés, à l’assurance maladie, à la garde des enfants et à des emplois décents[3]. « Ces dernières années, on constate une certaine évolution de l’engagement des praticiens et acteurs du développement en faveur du genre[4]. On note aussi une certaine reconnaissance de la centralité de l’égalité de genre et de l’autonomisation des femmes dans le développement durable. Cependant, l’application effective de l’intégration du genre dans les programmes de développement reste une réalité en devenir, tant le concept touche, d’abord, et avant tout, aux coutumes,   Lire

Juan, Volontaire ONU au Burundi pour défendre les droits de l’enfant

05 janv. 2017

image © UNICEF Burundi / Jean-Gabriel Uwamahoro / 2016 - Juan, Volontaire à l'UNICEF, se concentre sur la narration d’histoires humaines et la communication numérique et multimédia afin de donner la parole à ceux qui sont sans voix. Pour plaider leur cause, il raconte les événements de leur vie quotidienne dans le but d’accroître l’intérêt du public en faveur du soutien des enfants vulnérables du Burundi.

« Je suis arrivé au Burundi en avril 2016 comme Volontaire des Nations Unies chargé de communication à l’UNICEF avec la mission très claire de mettre mes compétences en narration et dans la communication digitale au service des droits de l’enfant au Burundi. Quand j’ai atterri pour la première fois à l’aéroport international de Bujumbura, j’ai vite réalisé combien la situation dans le pays était volatile. Des policiers et des militaires lourdement armés étaient présents à mon arrivée en guise de comité d’accueil dans la capitale du Burundi. « Un matin, après tout juste 7 jours passés dans le pays, J’ai entendu des tirs et des fusillades dans les rues non loin de chez moi. C’était un peu effrayant et j’ai compris alors pleinement le contexte difficile et complexe auquel les employés internationaux sont confrontés dans l’accomplissement de leurs tâches dans des pays en crise comme le Burundi. « Depuis le début de la crise au Burundi en avril 2015, la violence politique a conduit les enfants à vivre dans un environnement de plus en plus fragile, comme en témoignent les cas rapportés régulièrement de violation des droits des enfants. On déplore aussi bien des cas de blessures, que des décès ou des   Lire

« Une journée pour oranger le Burundi » et éliminer les violences faites aux femmes

01 déc. 2016

image © PNUD Burundi / Patrice Brizard / 2016 - Le 29 novembre 2016, le personnel du PNUD Burundi s’est mobilisé pour « Oranger le Burundi », afin de dire NON aux violences faites aux femmes et aux filles.

  « La journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes et les 16 jours d’activisme qui s’en suivent sont célébrés à travers le monde, du 25 novembre au 10 décembre 2016. Le thème pour cette année est : « Orangeons le monde et levons des fonds pour l’élimination de la violence faite aux femmes et aux filles ». À cette occasion, le PNUD s’est joint à l’initiative conjointe du Système Nations Unies et des partenaires au développement « Oranger le Burundi », en mobilisant l’ensemble de son staff  et autres contractuels présents sur le site de l’ONU 2 afin de dire NON aux violences faites aux femmes et aux filles. « Les Violences basées sur le genre (VBG) restent un grand défi au Burundi. Elles sont  accentuées par des années de crise et de conflits. De manière générale, le cadre légal de leur répression a évolué positivement mais des défis importants subsistent aujoud’hui. Comme illustration, les droits de succession des femmes sont encore très limités, voire inexistants. « Dans le cadre de l’axe 1 du Cadre stratégique de croissance et de lutte contre la pauvreté  (CSLP II 2012) du Burundi - Promotion de  l’État de droit, consolidation de  la bonne gouvernance et promotion de l’égalité   Lire

L’ABCMAV, satisfaite de sa collaboration avec le PNVJ, souhaite renouveler l’expérience

20 juin 2016

image © PNUD Burundi / Aaron Nsavyimana / 2016 – Michel Ngenzebuhoro et Alice Akimana, deux jeunes volontaires du Programme national de volontariat des jeunes, viennent de finir leur mission auprès d’organisations de la société civile, comme l’ABCMAV. Ils montrent fièrement le certificat de compétences qui vient de leur être remis.

Sylivana « En 2015, le Programme national de volontariat des jeunes (PNVJ), exécuté par le ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, et soutenu financièrement et techniquement par le PNUD et le programme des Volontaires des Nations Unies (VNU), nous a affecté Michel Ngenzebuhoro, un jeune volontaire du programme.  Michel est psychologue et il a appuyé notre service d’assistance sociale pendant un an pour du counseling, la préparation psychologique des nouveaux arrivants et pour leur apprendre à bien suivre leur traitement. « Avant son arrivée, nous avions un sérieux problème de suivi psycho-social des personnes vivant avec le VIH. Nous éprouvions de grandes difficultés pour assurer leur écoute et leur suivi à domicile. Surtout, nous étions insuffisamment armés pour convaincre ceux qui optent pour une attitude suicidaire en abandonnant leur traitement. Nous avions vraiment besoin de quelqu’un qui prenne en charge le counseling des personnes venues se faire dépister, et surtout lors du retrait des résultats. La présence de Michel a permis de sauver des vies.  « Le PNVJ nous est d’un grand secours, car il vient en complément du soutien de nos partenaires institutionnels : le gouvernement, l’Alliance internationale et l’ambassade des États-Unis qui ne financent pas les postes du personnel,   Lire

Réintégrer durablement les personnes déplacées et rapatriées au Burundi

29 avr. 2016

image © UNHCR / S. Maengesho / 2015 - Au Rwanda des mères font la queue pour enregistrer leurs enfants après avoir fui le Burundi.

Interview de Mme Natalie Boucly Pourquoi le PNUD s’implique-t-il dans la recherche de solutions durables ? « Le PNUD n’est pas le seul partenaire à s’engager dans cette stratégie de solutions durables. En coopération étroite avec le ministère des Droits de la personne humaine, des Affaires sociales et du Genre,  le bureau du Coordonnateur résident du Système des Nations Unies travaille conjointement avec l’UNHCR et  le PNUD pour s’assurer que les personnes déplacées à l’intérieur du Burundi (PDI)[1], les rapatriés et les communautés hôtes soient suffisamment soutenues pour avoir accès aux services de base (l’eau, l’éducation, la santé, la justice, etc. ) ; qu’ils puissent se réintégrer harmonieusement dans leurs communautés sur le long terme. Cet appui multisectoriel vise donc à renforcer les capacités de résilience de ces populations dans les provinces du Burundi les plus touchées. « L’UNHCR et le PNUD sont complémentaires : en effet, la mission de l’UNHCR est d’organiser, dans des conditions dignes, le rapatriement des populations déplacées à l’intérieur du pays et celles qui se sont réfugiées en Tanzanie, Ouganda, Rwanda ou en République démocratique du Congo (RDC) soit 270 000 personnes.  Le PNUD, de son côté, veille à la réintégration durable dans la communauté de ces mêmes populations. Il  y   Lire

Appui du PNUD au Burundi : résultats clés 2015 et perspectives 2016

24 mars 2016

image © PNUD Burundi / Aude Rossignol / 2015 - La Directrice pays, Natalie Boucly, visite le Centre jeunes de Musenyi, un des lieux pilotes du projet Bibliothèque sans frontières (BSF) et Play International pour promouvoir la construction de la paix et la réintégration sociale.

Malgré les moments difficiles traversés par le Burundi en 2015 avec la crise socio-politique dans laquelle le pays est encore plongé, le PNUD est resté actif et présent dans le pays. L’institution a poursuivi son travail conformément à son mandat afin de  maintenir les appuis pour le développement du pays, en faveur de la population. Bien que certaines activités aient été limitées, nos équipes ont pu fournir une aide conséquente. Celle-ci a été rendue possible grâce à nos partenaires techniques et financiers et en coordination avec les autorités nationales. Nos principaux résultats atteints en 2015 et repris dans le « Burundi Digest » récapitulatif de 2015 (Voir ci-contre pour le télécharger au format PDF). Le Projet d’appui au cycle électoral 2015 (PACE 2015) a renforcé, en collaboration avec la CENI, les capacités des acteurs nationaux. Le PNUD, par l’intermédiaire d’un Basket Fund, a fourni une assistance technique et financière substantielle jusqu’à la suspension du projet, le 26 juin 2015. Cet appui a permis l’acquisition du matériel, des équipements et fournitures pour le recensement des électeurs et l’appui à certains scrutins à travers la création du Centre de traitement des données (CTD). Je saisis cette occasion pour remercier ici au nom du PNUD les   Lire

Soutenir la résilience des communautés et s’assurer du relèvement précoce dans l’action humanitaire au Burundi

16 févr. 2016

image © PNUD Burundi / Aude Rossignol / 2016 - À Rutana, le PNUD soutient une coopérative de transformation du manioc. Cette activité permet à ses membres d’améliorer leurs sources de revenus et par conséquent le niveau de vie de leurs familles.

« Le Burundi est affecté depuis plusieurs mois par différentes épreuves. Le pays traverse une crise socio-politique mais a été également touché par plusieurs catastrophes naturelles. Des inondations et des glissements de terrain ont affecté la population. Actuellement les plus grands défis sont la protection en termes de droits de l’homme et l’accès aux moyens de subsistance. Avec la violence présente dans les quartiers de Bujumbura, beaucoup de jeunes ont perdu leur travail, des familles ont été séparées, les hommes étant partis à l’étranger pour trouver des revenus. Cet exode aggrave la situation humanitaire et économique. Par ailleurs, le Système de coordination des agences des Nations Unies et la Plateforme nationale de gestion des risques et des catastrophes ont identifié d’autres problèmes humanitaires tels que l’insécurité alimentaire et l’accès difficile aux services sociaux de base. « Le PNUD et ses partenaires préparent un plan d’action sur les solutions durables pour l’accueil des réfugiés qui reviendront au Burundi. En effet la situation est fragile, plus de 260 000 burundais se sont exilés dans les pays voisins, 27 000 nouveaux déplacés internessup>[1] sont venus s’ajouter aux 118 000 personnes déjà présentes dans les anciens villages ruraux intégrés (VRI)  dans les provinces du Sud et 50 000 réfugiés congolais sont encore logés dans   Lire

Aborder les défis actuels fera progresser le Burundi dans la réalisation des ODD

14 févr. 2016

image © PNUD Burundi / Aude Rossignol / 2015 – Le décollage du secteur privé et la transformation structurelle de l’économie devraient être favorables au développement économique et social du Burundi.

Par Daniel Gbetnkom « À peine la page des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) est-elle tournée que s’ouvre celle des Objectifs de développement durable (ODD) et, si l’on fait le bilan des OMD au Burundi, leur performance peut être classée en trois catégories : 1e catégorie - celle des OMD 2 (Assurer l’éducation primaire pour tous), OMD 3 (Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes)  et OMD 6 (Combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies) dont presque toutes les cibles ont été entièrement atteintes, avec une performance très appréciable ; 2e catégorie - celle des OMD intermédiaires, les OMD 4 (Réduire la mortalité infantile) et OMD 5 (Améliorer la santé maternelle), dont la performance moyenne a permis de  réaliser partiellement les cibles visées ; 3e catégorie - celle des OMD à performances médiocres qui n’ont atteint presque aucune cible. Il s’agit notamment de l’OMD 1 (Éradiquer la pauvreté et la faim) et de l’OMD 7 (Préserver l’environnement). Ce dernier OMD compte certes des avancées en matière d’accès à l’eau potable mais il marque aussi un recul important en ce qui concerne le couvert forestier du pays qui est menacé de disparaître, d’ici à 24 ans selon les dernières estimations, si des efforts conséquents ne sont pas déployés pour sa   Lire

Un premier bilan positif pour le Programme du PNUD de réintégration économique et de cohésion sociale

10 févr. 2016

image © PNUD Burundi / Sandrine Sangwe / 2015 - Le 3 avril 2015, à l’occasion de la remise officielle de machines agricoles à des coopératives, Cristino Pedraza Lopez procède à une remise de certificats. Ce don de machines s’inscrivait dans le cadre des activités du Projet d’appui à la consolidation de la paix et de la stratégie nationale de réintégration socio-économique des personnes affectées par le conflit au Burundi (PACSNAR).

Le PNUD contribue régulièrement à des initiatives créatrices d’emplois et de nouvelles opportunités économiques, afin de favoriser la reconstruction communautaire, la cohésion sociale, la stabilité et la sécurité communautaire, notamment au moyen de son Programme PACSNAR. Cristino Pedraza Lopez livre ici son analyse après un an de mise en œuvre du programme. « Un an après le lancement du Projet d’appui à la consolidation de la paix et de la stratégie nationale de réintégration socio-économiques des personnes affectées par le conflit au Burundi (PACSNAR), destiné à encourager la création de projets de développement socio-économique, d’infrastructures et de consolidation de la paix, on peut dire que le bilan est extrêmement positif. Avec la création de ce programme, il s’agissait de finaliser le processus de réintégration des personnes affectées par le conflit, tout en soutenant les efforts du Gouvernement pour accélérer le développement local, la croissance économique et la création d’emplois nouveaux dans le pays. Le programme PACSNAR vient en appui stratégique de l’ancien ministère de la Solidarité nationale, des droits de la personne humaine et du genre (MSNPHG), devenu depuis le ministère des Affaires sociales, des droits de la personne humain et du genre. Le Programme PACSNAR rassemble les activités résiduelles des anciens   Lire