Blog

Croissance économique : initier un nouveau modèle de développement

23 févr. 2015

image © PNUD Burundi / Patrice Brizard / 2015 – Le Dr Léonidas NDAYIZE, Doyen de la faculté des Sciences économiques et de Gestion à l’Université du Burundi expose aux étudiants et aux participants présents son analyse du Rapport sur le développement humain 2013 au Burundi

« La croissance économique au Burundi reste très faible, peu inclusive et peu créatrice d’emplois. Cela s’explique parce qu’elle est tirée essentiellement par des capitaux étrangers qui ne sont pas des investissements, mais plutôt des aides. Les moteurs de cette croissance ne lui permettent pas d’être durable. « Selon le rapport sur le développement humain au Burundi édition 2013 (RNDH 2013), la croissance économique est en moyenne de 1 %, alors que la croissance démographique est de 3 %. Même si le phénomène est actuellement en baisse, l’économie burundaise a enregistré des taux d’inflation très élevés. Aussi la conjonction d’une croissance démographique forte et d’un taux d’inflation élevé condamnent la croissance économique burundaise à être l’une des plus faibles de la sous-région. « Pour renverser la tendance, le RNDH suggère de revoir le modèle de développement. Le gouvernement doit encourager et rendre possible les initiatives de création d’unités de production. Il faut également mettre en place des infrastructures de base nécessaires au lancement de la production nationale. Ces infrastructures sont notamment l’énergie électrique, les Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), et les structures de financement de l’économie, car au Burundi le crédit coûte cher. « Les situations financières de nos banques montrent d’ailleurs des surliquidités ;   Lire

Déconcentrer l’administration publique va favoriser le développement du Burundi

10 févr. 2015

image © PNUD Burundi / Aude Rossignol / 2015 - Des Guichets uniques provinciaux pour construire une administration proche des citoyens, tel était le thème d’un atelier réunissant la ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale, Mme Annonciata SENDAZIRASA, les cinq gouverneurs provinciaux concernés, des représentants du PNRA, de l’UNOPS et du PNUD.

Le ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale est à l’origine du Programme de réforme de l’administration publique (PNRA), actuellement en cours au Burundi. Ce programme prévoit entre autres actions la création de Guichets uniques provinciaux (GUP) pour rapprocher l’administration publique des citoyens. La ministre de tutelle, Mme Annonciata SENDAZIRASA, s’exprime sur ce projet pilote qui viendra certainement améliorer la vie des citoyens burundais installés en dehors de la capitale.  « C’est une joie immense et une  grande satisfaction de pouvoir bientôt lancer les travaux de réhabilitation des Guichets uniques provinciaux  (GUP) et je remercie le PNUD pour le soutien apporté dans ce projet ! « Lorsque  nous avons commencé notre réforme de l’administration publique, et créé le Programme national de réforme de l’administration (PNRA) avec l’appui du PNUD, nous nous sommes adressés à la population afin de connaître les principaux éléments à réformer dans l’administration publique burundaise. Les citoyens ont exprimé que le changement qui leur était le plus cher serait  d’avoir des services administratifs accessibles directement dans leur province, sans devoir se déplacer à Bujumbura. Depuis que l’administration existe, les documents ont en effet toujours été fournis dans cette ville ! Lorsque l’on habite à plus   Lire

Bâtir une nouvelle administration publique performante et au service du citoyen

15 janv. 2015

image © PNUD Burundi / Aude rossignol / 2012 - En 2009, le Burundi a initié une réforme afin de bâtir une nouvelle administration publique performante et qualifiée, orientée vers l’intérêt général et au service du citoyen à l'horizon 2016.

« En 1990, l’administration publique burundaise était classée parmi les meilleures d’Afrique. Aujourd’hui elle nous dévoile les aspects néfastes de sa mauvaise gouvernance depuis la crise de 1993, notamment l’absence d’une prise en compte des besoins réels des citoyens. En 2009, le pays a donc initié une réforme de l’administration publique, aujourd'hui incarnée par son Programme national de réforme de l'administration publique 2013-2016 (PNRA), afin de bâtir une administration publique performante et qualifiée, orientée vers l’intérêt général et au service du citoyen. « Le PNRA a été conçu selon quatre axes : la coordination gouvernementale, le rétablissement de l’équité et de la transparence dans la gestion des agents publics, la performance de l’administration publique au service du citoyen, et l’utilisation des Technologies de l’information et de la communication (TIC) comme vecteurs de cette même performance. « Le PNRA nous concerne tous, car il va réformer notre manière de penser, d’agir et même nos méthodes de travail.  Pourtant, malgré un slogan unique « Attention, le PNRA vous concerne ! » et de gros efforts de sensibilisation et de concertation, le PNRA demeure confronté à un défi de mise en œuvre. Il se heurte à l’incompréhension et à une résistance farouche des fonctionnaires, dès lors qu’il s’agit de les défaire   Lire

Eta, une passion pour le volontariat

05 déc. 2014

image © PNUD Burundi / Erica Lynca Mugisha / 2014 - Etan s’occupe de la gestion du Programme national de volontariat des jeunes (PNVJ) et est également l’administrateur du projet et aussi le planificateur des activités de suivi et de valorisation des activités.

« Je suis passionné par le volontariat, par le travail avec des gens de différentes nationalités. C’est pour cela que je me suis inscrit au programme des Volontaires des Nations Unies, afin d’apporter une contribution aux initiatives de développement et à la consolidation de la paix au Burundi. C’est une passion pour moi, c’est vraiment intrinsèque de contribuer à ces actions puisque j’ai quitté mon ancien emploi pour être volontaire ». « En matière de volontariat il n'y a pas de règle ni de tâches spécifiques, tout dépend du rôle et de la fonction que le volontaire va accomplir. Certains volontaires jouent le rôle de conseillers techniques principaux, de coordinateurs provinciaux. D’autres, sont spécialisés en communication, en finances, en suivi et évaluation, en relations avec la société civile, etc. « Personnellement, je m’occupe de la gestion du Programme national de volontariat des jeunes (PNVJ) dans sa globalité. Mais d’une manière plus spécifique, je suis l’administrateur du projet et aussi le planificateur des activités de suivi et de valorisation des activités. Je suis aussi chargé de développer la stratégie de pérennisation du projet. Je dois pour cela développer des partenariats avec les parties nationales comme le ministère de la Jeunesse, des Sports et de la   Lire

Les travaux HIMO, une voie pour le développement au Burundi

05 déc. 2014

image © CTB-Burundi/Rosalie Colfs - le recours aux travaux à Haute intensité de main d’œuvre (HIMO) aide à améliorer la vie économique et sociale des populations. Ici dans le cadre du programme de pavage des rues.

« Quand on pense HIMO on pense CTB (Coopération belge au développement), PNUD et surtout gouvernement. En favorisant le recours aux travaux à Haute intensité de main d’œuvre (HIMO), ces trois entités aident à améliorer la vie économique et sociale des populations. « En organisant un séminaire HIMO à Bujumbura, la CTB avait pour objectif premier de rassembler  autour d’une table les praticiens de la Haute intensité de main d’œuvre (HIMO) comme le PNUD, l’OIT, le BIT, les ministères concernés, puis d’avoir un échange pratique autour des différentes décisions politiques du gouvernement du Burundi, concernant la réduction du chômage, et le développement économique et social, à travers la mise en œuvre de travaux à haute intensité de main d’œuvre assortis d’un travail décent. « Le deuxième objectif était de faire comprendre aux praticiens de l’HIMO, l’importance de bien cibler les bénéficiaires et de leur donner une protection sociale et un salaire décents, si l’on ne veut pas voir ces gens retourner à la case départ après leur participation aux chantiers à Haute intensité de main-d’œuvre. Si l'on ne respecte pas ces conditions, le travail donné aux travailleurs ne participe pas à leur développement, ni ne leur permet d'envoyer leurs enfants à l'école   Lire

Chaque innovation doit être une réponse concrète aux problèmes africains

01 déc. 2014

image © PNUD Burundi / Aude Rossignol / 2014 - Lors du Forum Innov Africa, Florent Youzan, célèbre bloggeur ivoirien, parle de sa propre expérience comme co-fondateur de l’espace d’intelligence collective et d’innovation sociale « O village ».

Florent Youzan co-organise depuis 2012 le forum Innov Africa, soutenu cette année par le PNUD « J’ai participé pour la première fois au Forum Innov Africa en 2011 à la faveur d’un projet que j’étais invité à présenter, AFRICAWORKERS. Cet  annuaire en ligne des télétravailleurs africains promeut le travail à domicile et mutualise les expériences. L’idée est d’encourager les jeunes à rester chez eux pour travailler, pour mettre sur pieds des équipes et collaborer ensemble à des projets à distance. Créer son propre emploi est une aubaine pour les jeunes en Afrique. Les chômeurs doivent comprendre que le numérique permet de travailler à partir de chez soi et donc de se prendre en charge soi-même ! « J’ai tout de suite perçu Innov Africa comme une plateforme qui permet aux jeunes de construire des ponts plus solides que les murs. Chaque édition du forum nous permet de repartir chez nous avec de nouvelles briques d’innovation qui peuvent être répliquées pour répondre aux problèmes locaux. Ce forum est aussi une opportunité pour les intelligences africaines de se rencontrer, de donner vie à leurs projets et de créer un excellent réseau de collaborations Sud-Sud. C’est une chance que la jeunesse africaine s’offre à   Lire

L’indépendance de la justice, c’est l’indépendance de chaque magistrat !

30 oct. 2014

image © PNUD Burundi/Aude Rossignol/2012 - Les magistrats ont participé à la retraite du Conseil supérieur de la Magistrature (CSM) pour la finalisation de son plan stratégique de renforcement de ses capacités, qui était organisé avec l’appui du PNUD à Gitega du 28 au 31 octobre.

« Les participants à la retraite du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) ont notamment travaillé à l’évaluation des huit missions qui lui sont assignées par la loi n°1/007 du 30 juin 2003 portant organisation et fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature. Le constat est que seules trois de ces missions sont assumées pleinement, les autres étant partiellement exécutées ou pas réalisées du tout.  Pourtant, l’article 3 de la loi précitée institue et précise ces missions.  Par exemple la huitième mission veut que le CSM puisse prendre des décisions lorsqu’il est saisi par l’office de l’Ombudsman ou les particuliers. Là nous avons remarqué avec amertume que l’office de l’Ombudsman et le public ne nous connaissent pas et ignorent le droit qu’ils ont de saisir le CSM si un magistrat se comporte d’une façon anti-déontologique. « À l’issue de cette retraite, nous faisons des recommandations et proposons une feuille de route, avec des échéances, pour mettre en œuvre ces changements et que nous proposerons aux décideurs. Nous allons également faire un travail de lobbying auprès du Parlement pour que les choses puissent changer progressivement.  « Si nous respectons les échéances de cette feuille de route, la procédure disciplinaire des magistrats devra être revue. Désormais,   Lire

Apprendre ensemble pour une entente sans frontières

29 oct. 2014

image © PNUD Burundi/Aude Rossignol/2014 – Les « IDEAS BOX » sont dotées de livres électroniques et papier, de matériel récréatif et pédagogique, de tablettes tactiles connectées à internet et d’un cinéma ambulant. Elles forment à la fois une médiathèque, ludothèque et bibliothèque où tous les citoyens peuvent venir utiliser les outils et moyens mis à leur disposition pour se former et s’éduquer.

« Bibliothèque sans frontières (BSF) vient tout juste de démarrer ses activités dans la région de Makamba en  implantant, ce mois de novembre dans le Village rural intégré (VRI) de Musenyi, son dispositif  d’accès à la culture et à l’information « IDEAS BOX ».  L’ensemble de ces boites en kit forme à la fois une médiathèque, une ludothèque et une bibliothèque où tous les citoyens peuvent venir utiliser les moyens et outils mis à leur disposition (livres électroniques et papier, matériel récréatif et pédagogique, tablettes tactiles connectées à internet et un cinéma ambulant). « L’ouverture de cette médiathèque a été rendue possible grâce au soutien du PNUD avec qui nous avons initié en juillet un partenariat. L’objectif de cette collaboration, qui s’inscrit dans la nouvelle approche du PNUD au Burundi pour passer du relèvement communautaire au développement humain durable, est de favoriser la réintégration des populations déplacées et rapatriées de la Province de Makamba par un meilleur accès des jeunes à la lecture, à la culture et à l’information. Il faut savoir que Makamba est une des provinces qui a accueilli la plus grande quantité des réfugiés rapatriés (plus de 14 000). D’où l’intérêt pour nous et le PNUD, qui soutient déjà des programmes de   Lire

L'entraide est le seul moyen d'éradiquer la pauvreté

17 oct. 2014

image © PNUD Burundi / Aaron Nsavyimana / 2014 - Eugène NIRERA œuvre au sein de CONSEDI pour aider des producteurs non agricoles à se constituer en organisations puis à apprendre comment organiser et gérer leur association de production.

« Conseil pour le développement intégré (CONSEDI) est une ONG qui intervient pour encadrer et appuyer des organisations de producteurs dans quatre domaines principaux : la sécurité alimentaire, l’entrepreneuriat local, le développement communautaire et la cohésion sociale. Dans ce cadre, notre mission au Burundi est de contribuer à l’éradication de la pauvreté sous toutes ses formes. Pour la combattre, il est indispensable de diversifier les sources de revenu des personnes vulnérables par des activités génératrices de revenus, agricoles ou non agricoles et nous sommes épaulés dans nos actions par différentes organisations partenaires, comme le PNUD qui a fait appel à notre expertise pour venir en aide aux populations vulnérables. Le CONSEDI a ainsi joué le rôle de pont entre le PNUD et les populations bénéficiaires des projets mis en œuvre. « Les communautés ne peuvent arriver seules à mener à bien leurs projets. Il est important de leur apporter un soutien et une aide, même si parfois des difficultés se font jour de la part des communautés, comme leur refus de s’associer ou de travailler ensemble. Cela est dû à un manque de confiance mutuelle et à une absence de renforcement des capacités des personnes. Celles-ci peuvent vouloir s’associer mais bien souvent elles ne   Lire

Une réintégration des communautés couronnée de succès à Bubanza

16 oct. 2014

image © PNUD Burundi / Aude Rossignol / 2014 - Au Burundi, face à l’urgence de créer des alternatives économiques viables pour les familles marginalisées, le PNUD développe des projets de création d’emplois. Dans le cadre de l’un de ces projets de réintégration des populations à Bubanza, le PNUD travaille en partenariat avec l’association TWITEZIMBERE, qui se charge de l’accompagnement régulier des bénéficaires.

Dans le cadre de l’un de ses projets de réintégration des populations à Bubanza, le PNUD travaille en partenariat avec l’association TWITEZIMBERE, qui se charge de l’accompagnement régulier des bénéficaires. M. Ladislas Kabwa, son Directeur technique partage sa vision de l’évolution du projet et de la lutte contre la pauvreté au Burundi. « Le Burundi est compté parmi les pays les plus pauvres du monde. 67 pour cent de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté défini par les Nations Unies en 2007. « L'économie burundaise repose en partie sur le secteur primaire, surtout agricole, dont la contribution au Produit intérieur brut (PIB) s’établit en moyenne à 33,7 pour cent. L’agriculture est majoritairement rurale et, pratiquée sur des petites exploitations agricoles. Elle emploie plus de 90 pour cent de la population active. Pour les familles les plus pauvres, posséder un terrain et en vivre relève de l’utopie. Face à l’urgence de créer des alternatives économiques viables pour les familles marginalisées, nous collaborons avec le PNUD pour développer des projets de création d’emplois. « Le projet a démarré à Bubanza en 2012. Les participants directs sont au nombre de 620. Nous estimons que les bénéficiaires indirects sont entre 2380 et 4340 personnes, si   Lire

PNUD Dans le monde

Vous êtes à PNUD Burundi 
Aller à PNUD Global

A

Afghanistan Afrique du sud Albanie Algérie Angola Arabie saoudite Argentine Arménie Azerbaïdjan

B

Bahreïn Bangladesh Barbade Bélarus Bélize Bénin Bhoutan Bolivie Bosnie-Herzégovine Botswana Brésil Bureau du Pacifique Burkina Faso Burundi

C

Cambodge Cameroun Cap-Vert Centrafrique (République centrafricaine) Chili Chine Chypre Colombie Comores Congo (République démocratique du) Congo (République du) Corée (République populaire démocratique de) Costa Rica Côte d'Ivoire Croatie Cuba

D

Djibouti

E

Egypte El Salvador Emirats arabes unis Equateur Erythrée Ethiopie

G

Gabon Gambie Géorgie Ghana Guatemala Guinée Guinée-Bissau Guinée équatoriale Guyane

H

Haïti Honduras

I

Ile Maurice et Seychelles Inde Indonésie Irak (République d') Iran

J

Jamaïque Jordanie

K

Kazakhstan Kenya Kirghizistan Kosovo (selon RCSNU 1244) Koweït

L

Laos Lesotho Liban Libéria Libye L’Ex-République yougoslave de Macédoine

M

Madagascar Malaisie Malawi Maldives Mali Maroc Mauritanie Mexique Moldova Mongolie Monténégro Mozambique Myanmar

N

Namibie Népal Nicaragua Niger Nigéria

O

Ouganda

P

Pakistan Panama Papouasie-Nouvelle-Guinée Paraguay Pérou Philippines Programme palestinien

R

République dominicaine Russie (Fédération de) Rwanda

S

Samoa São Tomé-et-Principe Sénégal Serbie Sierra Leone Somalie Soudan Soudan du Sud Sri Lanka Suriname Swaziland Syrie

T

Tadjikistan Tanzanie Tchad Thaïlande Timor-Leste Togo Trinité et Tobago Tunisie Turkménistan Turquie

U

Ukraine Uruguay Uzbekistan

V

Venezuela Viet Nam

Y

Yémen

Z

Zambie Zimbabwe