Blog

Objectifs de développement durable : un engagement fort doit être pris en faveur des Burundais

28 sept. 2015

image Au Burundi, le fait de ne pas atteindre l’objectif de lutte contre la pauvreté et la faim maintient la population dans une précarité persistante et une faim criante. Celle-ci aura des répercussions sévères sur d’autres ODD supposés libérer le monde de la pauvreté d’ici 2030, comme la scolarisation, l’économie, la santé etc.

Interview menée en marge de la table ronde organisée à l’occasion du lancement mondial des nouveaux Objectifs de  de développement durable (ODD). « Les entraves faites aux Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) ont abouti à des résultats mitigés au Burundi. S’ils persistent, ils empêcheront à leur tour les ODD d’atteindre leurs cibles. Au  Burundi, ne pas atteindre l’objectif de lutte contre la pauvreté et la faim maintient la population dans une précarité persistante et une faim criante. Si nous ne luttons pas contre la faim sous toutes ses formes, celle-ci aura des répercussions sévères sur d’autres ODD supposés libérer  le monde de la pauvreté d’ici 2030,  comme la scolarisation, l’économie, la santé etc. « Ce qui a manqué pour réaliser les OMD, c’est la capacité de transformer l’économie burundaise afin de lancer la croissance. Le pays  enregistre une croissance morose au moment où dans d’autres pays (d’Afrique) celle-ci connait des taux de 10 à 15 % nécessaires au décollage économique. « En outre, les OMD ont connu une faible mobilisation des ressources financières et humaines, ainsi qu’une faible adéquation dans leurs affectations. Aussi, le Burundi compte-t-il parmi les cinq derniers pays au monde à vivre de l’Aide au développement.  Notre nation souffre d’un   Lire

Fabrice, 27 ans, psychologue à
PL4Y international

28 juil. 2015

image © PNUD Burundi / Aude rossignol / 2015 – Fabrice souhaite connaître les problèmes rencontrés par les enfants et les jeunes de Musenyi. Il interviewe un jeune bénéficiaire et lui parle de vivre ensemble, car avant les jeunes de la communauté et du VRI avaient du mal à communiquer entre eux. Aujourd’hui ils arrivent à se mettre ensemble et à jouer.

« À Musenyi, je travaille avec les jeunes, les animateurs de PL4Y international, les parents et les autorités locales. En tant que psychologue, je souhaite connaître les problèmes rencontrés par les enfants et les jeunes d’ici et savoir quel a été l’impact positif des activités menées par PLA4Y international. « Les enfants m’ont expliqué qu’avant ils ne bénéficiaient pas d’activités et que les conflits étaient nombreux entre les jeunes du VRI[1] et les jeunes de la communauté d’accueil. Maintenant les enfants sont réunis autour d’un jeu, ce qui est apprécié par les parents et les autorités locales. « Les enfants ont des mentalités très compliquées, ils veulent par exemple aller chercher du travail en Tanzanie, dès leur plus jeune âge. Certains ont des traumatismes liés à des maladies mentales. D’autres sont handicapés et sont exclus des groupes. Toutes ces problématiques sont complexes et les animateurs de la communauté ne savent pas comment orienter et intégrer ces enfants. « Les jeunes animateurs et leaders de la communauté ont besoin d’acquérir de la pratique dans le cadre des activités socio-sportives proposées aux enfants qui ont des traumatismes ou des problèmes d’intégration. Je vais proposer aux autorités d’aider ces jeunes en leur offrant des formations simples et pratiques,   Lire

Répondre aux besoins de la communauté

28 juil. 2015

image © PNUD Burundi / Aude Rossignol / 2015 - Le Comité d'appui local aux activités de PL4Y international à Musenyi est composé de deux femmes, deux hommes et d'un jeune de la communauté.

« Je suis présidente du comité d’appui local de Musenyi. Il est principalement composé de parents à parité hommes/femmes (deux femmes, deux hommes) et d'un représentant des jeunes de la communauté. Nous nous réunissons une fois par mois pour définir avec les animateurs de PL4Y international les thèmes de sensibilisation à développer au sein des pédagogies mises en œuvre. « À l’arrivée de PL4Y international, les enfants ne se mettaient pas ensemble, les habitants du VRI[1] jouaient à part, de leur coté. Il y avait comme une forme de stigmatisation entre les enfants du VRI et les enfants de la communauté. Les animateurs de PL4Y se sont immédiatement appliqués à fusionner les équipes. Ils ont finalement réussi à les mettre ensemble dans les mêmes groupes. Ces progrès obtenus dans le rapprochement des jeunes de la communauté d’accueil et du VRI nous ont convaincu de travailler avec les animateurs pour tenter de répondre aux besoins de l’ensemble notre communauté. « Sensibiliser les enfants pour qu’ils retournent à l’école fait partie des thématiques que nous voulons voir abordées. En effet, avant l’arrivée de PL4Y, nous constations de nombreux abandons scolaires. Certains enfants fréquentaient les bandes qui trainent ici et là, notamment pour fumer. De même, les   Lire

Le Burundi est-il sur la voie de la transformation économique et de la création d’emploi pour les jeunes ?

27 juil. 2015

image © PNUD Burundi / Aude Rossignol / 2014 - Le chômage qui représente le principal danger pour la stabilité du pays. Il est temps de réorienter l’agenda économique du Burundi vers une stratégie de transformation structurelle qui pourrait conduire à une croissance inclusive créatrice d’emplois, qui serait durable, et dont le premier objectif serait de répondre aux besoins spécifiques des jeunes.

Le Burundi sort d'une décennie et demie de guerre civile sanglante et est par voie de conséquence l’un des pays les plus pauvres d’Afrique avec, en 2012, un Produit intérieur brut (PIB) par habitant équivalant à 230 dollars US (286 USD avant la crise de 1993). Selon le Rapport national sur le développement humain 2013 (RNDH), le pays a perdu près de deux décennies de croissance des revenus. Le Burundi a un énorme potentiel en ressources naturelles, particulièrement des gisements minéraux, mais souffre de son enclavement, du manque d’infrastructures, d’un climat des affaires peu attractif,  d’une main-d’œuvre peu qualifiée et de l'inadéquation entre l’offre et la demande de qualifications. À cela s’ajoute une pression importante sur les ressources naturelles en raison de la densité de population, l’une des plus fortes en Afrique (350 habitants/Km2), et d’une croissance rapide de la population (2,6% en 2014), en particulier dans les zones rurales où vivent 90% de la population. Cette pression, attribuable aux méthodes traditionnelles d’agriculture, est responsable d’une dégradation continue et accélérée de l’environnement naturel. Par exemple, les projections présentées dans le rapport national sur les OMD 2015 indiquent que dans 24 ans, si rien n’est fait pour atténuer la vitesse de la déforestation,   Lire

Justice au Burundi : quels défis et espoirs dans l’amélioration de la chaîne pénale ?

16 avr. 2015

image © PNUD Burundi / Aude Rossignol / 2015 - Jacqueline est assise à même le sol dans la cour de la prison de Muyinga. Ses doigts torsadent avec habilité des fibres végétales déployées sur le coton vert de son uniforme de prisonnière. D’ici quelques heures elle aura terminé de confectionner un panier coloré qui pourra être vendu 1,5 dollar. Ce petit revenu permet d’acheter quelques vivres pour compléter la maigre ration alimentaire fournie par la prison.

Muyinga - Jacqueline est assise à même le sol dans la cour de la prison où elle est incarcérée préventivement depuis 8 mois. Accusée de complicité de meurtre, elle clame son innocence et attend que le tribunal statue sur son cas. Elle risque la perpétuité. Onze autres femmes sont détenues à la prison de Muyinga où 383 personnes au total sont incarcérées. Parmi les détenus, 166 sont toujours en attente de leur jugement ; une attente qui peut s’avérer très longue, car le circuit des dossiers des justiciables est sinueux et parsemé d’embûches. Le manque de fonds pour organiser les audiences itinérantes, le transfèrement des détenus  des cachots vers les prisons et le déplacement des prisonniers vers les tribunaux, les faibles moyens logistiques, la difficulté d’obtenir un appui légal gratuit etc. sont autant de facteurs qui retardent le traitement des dossiers. Convaincu que cet état de fait n’est pas une fatalité, le PNUD travaille depuis 2013 au renforcement de la chaîne pénale en collaboration avec les ministère de la Justice et de la Sécurité publique. L’objectif est de raccourcir la durée de traitement des cas d’infractions dans le domaine civil et pénal, de diminuer le nombre de citoyens incarcérés dans les prisons et   Lire

Les nouvelles technologies au service des élections transparentes au Burundi

16 avr. 2015

image © PNUD Burundi / Aude Rossignol / 2015 - L’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) permet d’atteindre de meilleures performances dans la conduite d’un processus électoral en réduisant la durée de collecte des données et en permettant de connaître, en temps réel, chaque étape du déroulement des différentes opérations.

« La bonne gestion des élections est un aspect essentiel de tout processus de bonne gouvernance démocratique. Mais c’est aussi un facteur de maintien de la paix sociale. Aujourd’hui, l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) permet d’atteindre de meilleures performances dans la conduite d’un processus électoral. L’arrivée de l’informatisation dans la préparation et la gestion des scrutins a permis de réduire la durée de la centralisation des données entre le terrain et le niveau central, et, entre autres, de connaître à chaque étape, presque en temps réel, le résultat du déroulement des différentes opérations. « Lorsqu’elles sont bien implémentées dans l'appui à l'organisation des élections d’un pays, les NTIC confèrent plus de transparence et de crédibilité au processus. Au Burundi, l’équipe technique du Projet d’appui au cycle électoral 2015 (PACE 2015) travaille de concert avec la Comission électorale nationale indépendante (CENI) sur le traitement des données àpartir de l’utilisation des NTIC. En cas d’audit, par exemple, toutes les étapes qui ont abouti à la production du fichier électoral peuvent être expliquées et détaillées. « Dans les pays occidentaux, le fichier électoral est extrait directement des données actualisées de l’état civil. C'est une activité ordinaire des services de l'administration du territoire   Lire

Les cliniques juridiques contribuent à renforcer la cohésion sociale au Burundi

16 avr. 2015

image © PNUD Burundi / Aude Rossignol / 2015 - Les cliniques juridiques, animées par des bénévoles d’associations burundaises actives dans la promotion des droits de l’homme, font partie du programme « état de droit » du PNUD. 120 volontaires ont été formés aux techniques de médiation des conflits et à la négociation.

« Sans l’aide que j’ai reçue de Tony et de la clinique juridique de l’APRODH (*), je ne serais plus de ce monde aujourd’hui », témoigne à voix basse Gloriose, une timide jeune maman de trente ans, agricultrice dans la région de Kayanza, une province du Nord du Burundi. Les cliniques juridiques, animées par des bénévoles d’associations burundaises actives dans la promotion des droits de l’homme, font partie du programme « état de droit » du PNUD, mené initialement dans quatre provinces pilotes du Nord du pays. Ces 120 volontaires ont été formés aux techniques de médiation des conflits et à la négociation. Ils ont atteint des résultats remarquables dans leurs communautés et ont contribué à favoriser la cohésion sociale et le dialogue dans un pays où la consolidation de la paix doit aller de pair avec les efforts de développement. Visiblement toujours affectée par les épreuves traversées, Gloriose explique que son mari voulait se séparer d’elle. Il a alors tenté de l’expulser de la maison conjugale. Lorsqu’elle a refusé de quitter les lieux, son mari et son beau-frère ont tenté de l’assassiner. Le visage de la jeune femme est marqué de cicatrices résultant des coups de couteau assénés par les deux hommes. Gloriose a   Lire

Énergie et environnement en Afrique : quels enjeux ?

27 mars 2015

image © PNUD Burundi / Aude Rossignol / 2013 - Les populations africaines ont fortement recourt à la biomasse pour la satisfaction de leurs besoins en énergie. Ainsi, on estime que 657 millions de personnes, soit 65 % de la population totale du continent, ont recours à la biomasse pour la cuisson des repas. Malheureusement, cette pratique entraine la dégradation du couvert végétal.

L’ampleur du recours à la biomasse « La ressource forestière en Afrique est sévèrement menacée par la déforestation. Selon l’ONU,  près de quatre millions d’hectares de forêt en Afrique disparaissent par an (11 000 hectares par jour). Ce phénomène préoccupant est causé par plusieurs facteurs comme la croissance démographique qui, comme au Burundi, exerce une forte pression sur les terres disponibles ; les aspects institutionnels comme la mauvaise gouvernance, la défaillance de l’autorité administrative, les conflits fonciers, etc.) ; la construction d’infrastructures ou l’urbanisation des villages. « En conséquence, nous assistons à des changements climatiques qui devraient interpeller l’ensemble des pays africains qui sont encore loin d’être à l’image des pays sahéliens. En effet, ceux-ci prennent déjà les dispositions nécessaires pour stopper la progression du désert. « Il est de la responsabilité de chaque gouvernement de combiner les questions énergétiques et les questions environnementales de façon à mettre sur pied une politique socio-économique intégrée contre la pauvreté ». L’accès à l’énergie, un prérequis au développement L’Afrique, qui compte 15% de la population mondiale, ne représente que 5% de la consommation finale d’électricité. Environ 580 millions de personnes n’ont pas accès à l’électricité en Afrique. « Face à ce défi majeur, différentes initiatives ont été mises en place, à l’échelle mondiale. C’est le   Lire

Espoirs et défis de la modernisation des services judiciaires au Burundi

02 mars 2015

image © PNUD Burundi / Aude Rossignol / 2015 - Marie-Louise Uwimana, présidente de la cellule de modernisation des services judiciaires, rencontre les bénéficiaires des projets d’aide légale lors d’une une mission conjointe du ministère de la Justice et du projet État de droit du PNUD. Cette mission a eu lieu dans les provinces du Nord pour évaluer les perspectives et les défis de la modernisation des services judiciaires au Burundi.

Marie-Louise Uwimana est présidente de la cellule de modernisation des services judiciaires. Elle participait cette semaine à une mission conjointe du ministère de la Justice et du projet État de droit du PNUD dans les provinces du Nord pour évaluer les perspectives et les défis de la modernisation des services judiciaires au Burundi. « La cellule de modernisation des services judiciaires que je préside, a été créée en octobre 2013 avec pour mission l’extension de bonnes pratiques issues de projets pilotes lancés ces dernières années en collaboration avec les partenaires techniques et financiers, notamment la Coopération technique Belge.  Il s’agit de capitaliser sur les progrès enregistrés dans les institutions juridiques de quelques provinces du Burundi, notamment en matière de management des services judiciaires, de gestion des ressources humaines, de planification du travail des magistrats, d'archivage des dossiers. Une mission conjointe du ministère de la Justice et du projet état de droit du PNUD s’est tenue dans les provinces du Nord pour évaluer les besoins et les opportunités d’extension  de ces bonnes pratiques. « Parmi les défis à relever il y a la lenteur des procédures pour régler les affaires des justiciables. Il arrive que des prévenus passent plusieurs mois en prison sans   Lire

PNUD Dans le monde

Vous êtes à PNUD Burundi 
Aller à PNUD Global

A

Afghanistan Afrique du sud Albanie Algérie Angola Arabie saoudite Argentine Arménie Azerbaïdjan

B

Bahreïn Bangladesh Barbade Bélarus Bélize Bénin Bhoutan Bolivie Bosnie-Herzégovine Botswana Brésil Bureau du Pacifique Burkina Faso Burundi

C

Cambodge Cameroun Cap-Vert Centrafrique (République centrafricaine) Chili Chine Chypre Colombie Comores Congo (République démocratique du) Congo (République du) Corée (République populaire démocratique de) Costa Rica Côte d'Ivoire Croatie Cuba

D

Djibouti

E

Egypte El Salvador Emirats arabes unis Equateur Erythrée Ethiopie

G

Gabon Gambie Géorgie Ghana Guatemala Guinée Guinée-Bissau Guinée équatoriale Guyane

H

Haïti Honduras

I

Ile Maurice et Seychelles Inde Indonésie Irak (République d') Iran

J

Jamaïque Jordanie

K

Kazakhstan Kenya Kirghizistan Kosovo (selon RCSNU 1244) Koweït

L

Laos Lesotho Liban Libéria Libye L’Ex-République yougoslave de Macédoine

M

Madagascar Malaisie Malawi Maldives Mali Maroc Mauritanie Mexique Moldova Mongolie Monténégro Mozambique Myanmar

N

Namibie Népal Nicaragua Niger Nigéria

O

Ouganda

P

Pakistan Panama Papouasie-Nouvelle-Guinée Paraguay Pérou Philippines Programme palestinien

R

République dominicaine Russie (Fédération de) Rwanda

S

Samoa São Tomé-et-Principe Sénégal Serbie Sierra Leone Somalie Soudan Soudan du Sud Sri Lanka Suriname Swaziland Syrie

T

Tadjikistan Tanzanie Tchad Thaïlande Timor-Leste Togo Trinité et Tobago Tunisie Turkménistan Turquie

U

Ukraine Uruguay Uzbekistan

V

Venezuela Viet Nam

Y

Yémen

Z

Zambie Zimbabwe