Mon rêve est de voir l’énergie diffusée à travers tout le pays

17 déc. 2013

Nolasque Ndayihaye, ingénieur en planification de l’énergie, actuel directeur général de l’énergie au ministère de l’énergie et des mines du Burundi © PNUD Burundi/Aaron-Nsavyimana/2013 - Nolasque Ndayihaye : les énergies, le solaire particulièrement, peuvent révolutionner le monde rural en constituant une alternative à l’énergie électrique. Les énergies renouvelables sont une forme d’énergie bien appropriée, adaptée pour le milieu rural où l’habitat est dispersé et où les populations à faible revenu ne peuvent supporter les frais prohibitifs de raccordement au réseau.

Le Burundi dépend principalement de l’hydroélectricité pour couvrir ses besoins en énergie industrielle, mais il n’a pas beaucoup investi ces dernières années dans le domaine de l’énergie. Il n’a par exemple construit aucun barrage depuis une vingtaine d’année, alors que les besoins n’ont cessé de croitre. Actuellement, toutes sources d’énergies confondues, nous ne disposons que de 65 Mégawatt (MGW) provenant des centrales hydroélectriques, des centrales thermiques et de l’énergie importée de la République démocratique du Congo (RDC). Les besoins réels du pays s’élèvent à plus de 80 MGW. Nous avons donc un déficit de 20 MGW à l’échelle du Burundi.

À propos du déficit énergétique en général, je dois souligner que beaucoup de choses sont en train d’être réalisées et que d’ici 2017-2018 nous allons combler les besoins. Il s’agit particulièrement des barrages en cours de construction sur les rivières Kaburantwa, Jiji, Mpanda et Murembwe qui totalisent plus de 50 MGW ; des 80 MGW de la Rusumo falls, dont la production sera partagée équitablement par le Burundi, le Rwanda et la Tanzanie. Deux autres barrages en cours d’édification dans le cadre sous régional apporteront un coup de pouce à l’essor énergétique du Burundi, à savoir les projets de construction des barrages de Ruzizi III et IV en République démocratique du Congo. Je reviens de la Rusumo et j’ai bon espoir. Je vais tout faire pour que cet ouvrage soit terminé en 2017.

Je me soucie également de l’accès limité du monde rural à l’énergie. Je reste malgré tout confiant que les énergies, le solaire particulièrement, peuvent révolutionner le monde rural en constituant une alternative à l’énergie électrique. Les énergies renouvelables sont une forme d’énergie bien appropriée, adaptée pour le milieu rural où l’habitat est dispersé et où les populations à faible revenu ne peuvent supporter les frais prohibitifs de raccordement au réseau.

Je suis malgré tout optimisme quant à l’avenir du secteur. Une stratégie nationale en cours d’analyse va permettre de dégager de nouvelles orientations pour diffuser les nouvelles sources d’énergie à l’intérieur du pays : solaire, biogaz, éolien, ainsi que l’utilisation rationnelle et responsable de la ressource bois. Celle-ci est la principale source d’énergie utilisée dans notre pays où elle représente 95 pour cent des consommations en énergie. Le recours à ces sources énergétiques alternatives permettra également de limiter la déforestation effrénée due à la surexploitation des ressources en bois comme source d’énergie facilement accessible à tous. Le recours aux énergies renouvelables doit aussi permettre d’accroître l’accès à l’énergie par une grande part de la population.

La vulgarisation de l’énergie solaire, dans le cadre de la nouvelle stratégie nationale, nous permettra de largement diffuser l’énergie solaire, non seulement au niveau des populations rurales mais également au niveau des collectivités publiques, telles que les centres de santé et les écoles secondaires, particulièrement pour la conservation des vaccins dans les centres de santé. L’énergie solaire doit être accessible selon la consistance de la bourse et les besoins du bénéficiaire. À titre d’exemple, on peut produire de l’énergie pour alimenter une lampe, deux lampes, jusqu’à une production à grande échelle comme celle produite à l’hôpital Roi Khaled d’une puissance de 400 Kilowatt. Avec cette technologie, nous avons un projet de production de 20 MGW dans les provinces de Bubanza et Gitega, ce qui va augmenter sensiblement la quantité d’énergie disponible dans ces provinces. L’autre avantage de l’énergie solaire est qu’elle va permettre de couvrir des secteurs que les grandes centrales n’alimentent pas, ett les bénéficiaires, en plus de l’éclairage, vont pouvoir en tirer profit en développant d’autres activités domestiques génératrices de revenus.

Plusieurs formes de financement existent pour ce genre de projets énergétiques. Par exemple pour les projets solaires sur fonds de l’initiative des pays pauvres très endettés, nous avons engagé un programme depuis 2006 et, en 2013, nous continuons d’avoir des activités en cours dans ce cadre. À propos des sources de financement proprement dites, il y a l’État d’abord et puis ensuite les bailleurs de fonds traditionnels du Burundi qui nous appuient dans ce domaine. Je donne directement un exemple, celui de l’unité construite à l’hôpital Roi Khaled qui a été financée par le gouvernement japonais. C’est un exemple parlant. Il y a d’autres projets dans ce sens avec l’appui du gouvernement chinois dans le domaine de l’éclairage des voies publiques. Mais également, nous allons essayer d’inciter le secteur privé à s’investir, et les populations elles-mêmes à se procurer cet équipement, ce système d’éclairage, chacun avec ses moyens, c’est faisable.

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