Bilan 2013 du PNUD au Burundi et
perspectives pour 2014

24 janv. 2014

© PNUD Burundi/2013/Aude Rossignol - Xavier Michon, le Directeur pays du PNUD au Burundi, avec une bénéficiaire de programme du PNUD, lors de la remise de sa toute nouvelle maison. Journée internationale de lutte contre la pauvreté 2013. © PNUD Burundi/2013/Aude Rossignol - Xavier Michon, le Directeur pays du PNUD au Burundi, avec une bénéficiaire de programme du PNUD, lors de la remise de sa toute nouvelle maison. Journée internationale de lutte contre la pauvreté 2013.

L’an dernier, notre bureau s’est aligné sur la transition effectuée par le Burundi, passant d’une situation de post conflit vers le développement. Nous avons réorienté notre action pour soutenir les efforts du gouvernement. Une nouvelle programmation est née, qui tourne la page de la réinsertion et ouvre un volet économique plus important, avec un travail plus direct dans la lutte contre la pauvreté.

En 2013, nous avons poursuivi le travail de finalisation de certaines dynamiques dans le développement local, afin d’essayer d’apporter de la durabilité dans les activités productives et de création d’emplois des personnes retournées, déplacées et des populations vulnérables. Aujourd’hui, une perspective de durabilité s’installe peu à peu.

L’an dernier, nous avions amorcé un appui à la société civile dans le domaine de la bonne gouvernance et des droits humains. À l’avenir, nous souhaitons échanger régulièrement avec les multiples expressions de la société civile dans le cadre d’un apprentissage mutuel et d’une collaboration plus importante.

Les difficultés naissent aussi de notre succès et les défis à relever ont été de plusieurs ordres. Dans le domaine de la réintégration post-conflit, nous avons par exemple privilégié la promptitude de la réponse plutôt que d’assurer certains garde-fous garantissant la qualité du résultat et la durabilité.  Nous avons réagit par des actions claires, prises pour améliorer la gestion des projets, leur qualité technique et la transparence. Je pense notamment à l’implication de l’UNOPS dans le domaine des travaux de construction des maisons pour les populations vulnérables.

En 2014, nous mettrons en avant l’innovation pour trouver des solutions nouvelles aux problèmes de pauvreté du Burundi. Nous voulons par ce biais être à l’écoute d’autres acteurs à l’extérieur du pays afin d’importer un savoir faire et de l’adapter.

Nous allons rentrer avec davantage de force dans le secteur des mines et de l’énergie. Deux postes techniques d’appui au ministère vont ainsi être financés.

Dans le domaine de l’état de droit, un nouveau programme va démarrer. Il mènera au renforcement des axes de la stratégie de la bonne gouvernance. Grâce à notre appui, deux femmes policières vont bénéficier, en Belgique, d’une formation de commissaire. Il s’agit pour le PNUD de combiner des efforts, dont les effets durables seront visibles dans 10 ans,  mais avec des résultats immédiats comme l’obtention de diplômes pour ces deux femmes.

Autre priorité dans le secteur de la gouvernance : la préparation des élections nationales de 2015. Le PNUD va s’impliquer dans le soutien au processus électoral. Notre institution gère le fonds commun pour l’appui électoral, pour lequel un million de dollars sont déjà disponibles.

En 2014, nous allons nous impliquer davantage auprès des jeunes. Nous souhaitons changer la perspective pour le futur et travailler dans une vision à long terme. À cette fin,  nous devons prioritairement investir dans la jeunesse : soutenir les formations, la sensibilisation, donner aux jeunes d’autres opportunités. À travers le travail du programme des Volontaires des Nations Unies (VNU), mené en collaboration avec le ministère de la Jeunesse, nous souhaitons sensibiliser les jeunes, leur donner des outils, les former comme citoyens et leur offrir des perspectives.

Sur le plan international, le Burundi doit s’engager dans une dynamique d’ouverture, afin de connecter les citoyens du Burundi avec le reste du monde, et d’analyser les opportunités de développement dans un cadre d’insertion dans la sous région. Des projets en ce sens voient le jour : les États de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) planifient l’établissement d’une monnaie commune d’ici 2020 et un projet de réseau de voie ferrée desservant la région est en cours.

Le Burundi a tout à gagner à s’insérer dans une dynamique beaucoup plus ample et notre travail est de faire en sorte que les citoyens burundais voient des opportunités et qu’elles se traduisent en développement. Les fruits de la croissance doivent être redistribués, notamment à travers la fiscalité et une protection sociale large.

En 2014, le Dans le cours de l’année à venir, le PNUD va tourner la page de la réinsertion des rapatriés et déplacés et passer dans une dynamique plus ample de planification, de concertation, de priorisation et d’appui dans le domaine social et économique. Cela signifie d’abord de réaliser un travail sur la gouvernance locale, d’adopter une approche beaucoup plus inclusive avec davantage de segments de la population et avec tous les acteurs. Aujourd’hui, nous souhaitons établir des synergies avec le secteur privé sur la base des activités qui sont en train de se développer, comme un partenariat avec les magasins américains COSTCO sur le développement du commerce équitable au Burundi. Pour aller plus loin, je compte prendre de nouveaux contacts avec des centres commerciaux européens pour ouvrir d’autres opportunités de commerce équitable.

À l’avenir, l’action du PNUD continuera de s’inscrire dans le « Delivering as One » ; l’action conjointe des institutions des Nations Unies au Burundi. Nous devons capitaliser sur le savoir faire des autres, car le développement est la somme de différentes variables ! En intégrant les efforts de tous au niveau des réponses techniques et des financements, nous pouvons aller beaucoup plus loin.

PNUD Dans le monde

Vous êtes à PNUD Burundi 
Aller à PNUD Global

A

Afghanistan Afrique du sud Albanie Algérie Angola Arabie saoudite Argentine Arménie Azerbaïdjan

B

Bahreïn Bangladesh Barbade Bélarus Bélize Bénin Bhoutan Bolivie Bosnie-Herzégovine Botswana Brésil Bureau du Pacifique Burkina Faso Burundi

C

Cambodge Cameroun Cap-Vert Centrafrique (République centrafricaine) Chili Chine Chypre Colombie Comores Congo (République démocratique du) Congo (République du) Corée (République populaire démocratique de) Costa Rica Côte d'Ivoire Croatie Cuba

D

Djibouti

E

Egypte El Salvador Emirats arabes unis Equateur Erythrée Ethiopie

G

Gabon Gambie Géorgie Ghana Guatemala Guinée Guinée-Bissau Guinée équatoriale Guyane

H

Haïti Honduras

I

Ile Maurice et Seychelles Inde Indonésie Irak (République d') Iran

J

Jamaïque Jordanie

K

Kazakhstan Kenya Kirghizistan Kosovo (selon RCSNU 1244) Koweït

L

Laos Lesotho Liban Libéria Libye L’Ex-République yougoslave de Macédoine

M

Madagascar Malaisie Malawi Maldives Mali Maroc Mauritanie Mexique Moldova Mongolie Monténégro Mozambique Myanmar

N

Namibie Népal Nicaragua Niger Nigéria

O

Ouganda

P

Pakistan Panama Papouasie-Nouvelle-Guinée Paraguay Pérou Philippines Programme palestinien

R

République dominicaine Russie (Fédération de) Rwanda

S

Samoa São Tomé-et-Principe Sénégal Serbie Sierra Leone Somalie Soudan Soudan du Sud Sri Lanka Suriname Swaziland Syrie

T

Tadjikistan Tanzanie Tchad Thaïlande Timor-Leste Togo Trinité et Tobago Tunisie Turkménistan Turquie

U

Ukraine Uruguay Uzbekistan

V

Venezuela Viet Nam

Y

Yémen

Z

Zambie Zimbabwe