La sécurité est l’affaire de tous !

10 mars 2014

© PNUD Burundi/Patrice Brizard/2014 © PNUD Burundi/Patrice Brizard/2014 – La Commune de Gasorwe, province de Muyinga, est l’une des six communes pilote soutenues par le PNUD pour la mise en place d’une police de proximité qui associe police, administration et société civile dans l’élaboration de la sécurité des populations.

Le contexte du projet

« En soi, le projet de police de proximité s’inscrit dans le cadre global du processus de réforme de la Police nationale burundaise (PNB) initié par le ministère de la Sécurité publique (MSP) et fait partie intégrante de la Stratégie nationale de sécurité arrêtée par le Conseil national de sécurité (CNS). Celui-ci a depuis demandé à ce que la police de proximité soit étendue à toutes les communes du pays et que son principe soit intégré directement au Plan stratégique du Ministère de la Sécurité publique (2013-2016).

« Ce concept de police de proximité a été expérimenté par la GIZ (Coopération allemande au développement) dans une commune pilote de la province de Makamba au Sud du pays. Il s’est vite avéré que ce projet produisait des effets positifs ; d’abord au niveau de l’image de la police, ensuite au niveau de la collaboration entre la police, les services administratifs et la population.

« Au vu de ces résultats positifs, le ministère de la Sécurité publique a initié une phase d’expérimentation élargie à 21 communes pilotes du pays, avec l’appui de la GIZ, du PNUD et  de la Coopération technique belge (CTB). Ces partenaires ont pris en charge le projet dans plusieurs communes : la GIZ a concentré ses efforts dans les provinces situées au Sud du pays, à savoir les provinces de Makamba et de Rutana ; tandis que le PNUD et la CTB soutenaient sept communes de la province de Muyinga située au Nord-Est du pays. Le PNUD soutient les communes de Buhinyuza, Butihinda, Gashoho, Gasorwe, Muyinga et Mwakiro, et la CTB soutien la commune de  Giteranyi. 

Le concept de police de proximité

« Le concept de police de proximité veut rapprocher la police de la population, l’intégrer à cette population, de sorte qu’elle réponde à ses demandes. La nouveauté, par rapport aux pratiques antérieures, consiste à également recueillir l’avis des administrés ; qu’ils soient simples citoyens ou représentants de la société civile, afin d’améliorer les services de police rendus et de changer l’image de la police. Le concept de police de proximité permet ainsi de changer la relation entre les policiers et la population ; désormais les bénéficiaires des services de police ne sont plus seulement concernés mais également impliqués à travers des Comités mixtes de sécurité (CMS). Ceux-ci interviennent pour  chercher les moyens, les solutions aux problèmes ponctuels de leur commune, et donc contribuer à résoudre les problèmes sociaux. Ils agissent également comme un garde-fou ; un contrôle démocratique qui permet désormais de pointer du doigt ceux qui auparavant abusaient de leur position ou de leur autorité..

La mise en œuvre

« Un document officiel légalise la mise en œuvre de ces Comités et définit leur cahier des charges ; c’est à dire leur mandat, leur mise en place, leur fonctionnement, ainsi que le mode de sélection des membres du comité. Si les représentants de la police et de l’administration sont désignés en raison de leur fonction, les représentants de la société civile ne sont pas désignés mais élus par leurs pairs, sur la base de leur volontariat et de leur action au sein de la population qui leur accorde sa confiance.

« Par ailleurs, un calendrier officiel des réunions des CMS est établi, d’abord au niveau de la colline, puis des différentes zones, enfin de la commune qui est le niveau le plus élevé. Une fois par mois, au niveau de la commune, une réunion du CMS traite et arrête des mesures de lutte contre tous les faits et événements à l’origine de l’insécurité cartographiés lors des études de base menées préalablement auprès des populations dans chaque zone de chaque commune.

Les besoins et les défis

« Un Comité provincial de pilotage des CMS a été mis en place au niveau provincial à Muyinga, après la décision du gouverneur de désigner 14 responsables provinciaux pour parrainer chacune des 7 communes bénéficiaires du projet. Ces parrains se déplacent de la province vers les communes pour assister à certaines réunions des CMS et vérifier si ce qui s’y discute est suivi d’effet pour la résolution des problèmes, et s’il y a un suivi de tout cela.

« Un premier défi pour l’avenir du projet concerne les résistances au changement et l’ouverture du concept de police de proximité à la société civile. Un grand nombre de responsables administratifs demeurent repliés sur eux-mêmes, et n’informent pas systématiquement les représentants élus du CMS.

« Mais le grand défi reste de savoir comment sera assuré le suivi du projet lorsque les bailleurs se seront retirés. L’élaboration de Plans communaux de sécurité, par exemple, est vitale pour l'avenir du projet, et il est impératif de les intégrer au cadre plus large des Plans communaux de développement communautaire qui visiblement ne comportent pas de volet sécurité. En effet, comment les CMS vont ils trouver les moyens de continuer à financer leur fonctionnement si un tel volet sécurité n’est pas intégré au Plan communal de développement ? Il faut également qu’à terme les autorités partenaires, le ministère de la Sécurité publique et le ministère de l’Intérieur, montrent leur intérêt à pérenniser seuls ce projet, en accordant les moyens nécessaires au maintien de la police de proximité dans sa forme participative actuelle ».

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