Les travaux HIMO, une voie pour le développement au Burundi

05 déc. 2014

 © CTB-Burundi/Rosalie Colfs - le recours aux travaux à Haute intensité de main d’œuvre (HIMO) aide à améliorer la vie économique et sociale des populations. © CTB-Burundi/Rosalie Colfs - le recours aux travaux à Haute intensité de main d’œuvre (HIMO) aide à améliorer la vie économique et sociale des populations. Ici dans le cadre du programme de pavage des rues.


« Quand on pense HIMO on pense CTB (Coopération belge au développement), PNUD et surtout gouvernement. En favorisant le recours aux travaux à Haute intensité de main d’œuvre (HIMO), ces trois entités aident à améliorer la vie économique et sociale des populations.

« En organisant un séminaire HIMO à Bujumbura, la CTB avait pour objectif premier de rassembler  autour d’une table les praticiens de la Haute intensité de main d’œuvre (HIMO) comme le PNUD, l’OIT, le BIT, les ministères concernés, puis d’avoir un échange pratique autour des différentes décisions politiques du gouvernement du Burundi, concernant la réduction du chômage, et le développement économique et social, à travers la mise en œuvre de travaux à haute intensité de main d’œuvre assortis d’un travail décent.

« Le deuxième objectif était de faire comprendre aux praticiens de l’HIMO, l’importance de bien cibler les bénéficiaires et de leur donner une protection sociale et un salaire décents, si l’on ne veut pas voir ces gens retourner à la case départ après leur participation aux chantiers à Haute intensité de main-d’œuvre. Si l'on ne respecte pas ces conditions, le travail donné aux travailleurs ne participe pas à leur développement, ni ne leur permet d'envoyer leurs enfants à l'école ni de subvenir à leurs besoins médicaux essentiels.

«  La chose  intéressante à propos de ce séminaire est qu’il a été  placé sous les auspices de la présidence de la République, qui avait délégué le ministère de la Fonction publique pour en assurer la présidence. Cela nous a encouragés, d’autant plus que presque tous les ministères avaient envoyé quelqu’un pour les représenter. Cette volonté gouvernementale à nous appuyer, nous a donné  l’assurance de pouvoir avancer sous l’égide du gouvernement du Burundi qui prend le leadership de toutes les actions qui seront entreprises dans l’avenir ».

« Si j’ai tendance à penser qu’il n’y a que des points positifs à recourir à l’HIMO, les conditions qualitatives du travail demeurent critiquables. En effet, au Burundi, les participants aux travaux HIMO ne le font pas dans les meilleures conditions.  Cela demande beaucoup plus de gestion logistique et de technique. Le chômage quant à lui peut être résorbé si l’on favorise la haute intensité de main d’œuvre. Avec l’HIMO on est passé de 3 à 5 personnes employées pour un coût moins cher de la main d’œuvre de l’ordre de 10% à 30%.

« Ce qui a également poussé la CTB à faire ce séminaire c’est de pouvoir laisser après son départ un héritage sur les aspects de Haute intensité de main-d’œuvre et sur de travail décent qui sera maintenu par le ministère de la Fonction publique et de l'emploi, sinon l’effet n'aura été qu'une aide ponctuelle dans certaines parties du Burundi et nous n’aurons pas atteint notre volonté de généraliser l’HIMO avec un salaire et des conditions de travail décents pour les bénéficiaires.

« Le souhait des partenaires gouvernementaux et étrangers est bien de mettre la haute intensité de main d’œuvre dans toutes leurs actions, pas seulement le pavage des rues, mais aussi dans des activités comme la collecte des déchets, le traçage des pistes, etc. ».

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