Bâtir une nouvelle administration publique performante et au service du citoyen

15 janv. 2015

Bâtir une nouvelle administration publique performante  et au service du citoyen © PNUD Burundi / Aude rossignol / 2012 - En 2009, le Burundi a initié une réforme afin de bâtir une nouvelle administration publique performante et qualifiée, orientée vers l’intérêt général et au service du citoyen à l'horizon 2016.

« En 1990, l’administration publique burundaise était classée parmi les meilleures d’Afrique. Aujourd’hui elle nous dévoile les aspects néfastes de sa mauvaise gouvernance depuis la crise de 1993, notamment l’absence d’une prise en compte des besoins réels des citoyens. En 2009, le pays a donc initié une réforme de l’administration publique, aujourd'hui incarnée par son Programme national de réforme de l'administration publique 2013-2016 (PNRA), afin de bâtir une administration publique performante et qualifiée, orientée vers l’intérêt général et au service du citoyen.

« Le PNRA a été conçu selon quatre axes : la coordination gouvernementale, le rétablissement de l’équité et de la transparence dans la gestion des agents publics, la performance de l’administration publique au service du citoyen, et l’utilisation des Technologies de l’information et de la communication (TIC) comme vecteurs de cette même performance.

« Le PNRA nous concerne tous, car il va réformer notre manière de penser, d’agir et même nos méthodes de travail.  Pourtant, malgré un slogan unique « Attention, le PNRA vous concerne ! » et de gros efforts de sensibilisation et de concertation, le PNRA demeure confronté à un défi de mise en œuvre. Il se heurte à l’incompréhension et à une résistance farouche des fonctionnaires, dès lors qu’il s’agit de les défaire d’un avantage, d’un pouvoir, d’une structure administrative pléthorique, etc. Nous avons donc accepté de nous remettre en cause et fait appel à une expertise en communication, afin d’analyser les causes de cet échec et proposer des solutions pour la réussite du PNRA. Par ailleurs, celui-ci sera évalué dans les prochains jours. Cela nous permettra de déceler les goulots d’étranglement et de dessiner de nouvelles perspectives pour l’achèvement de la réforme de notre administration publique en 2016.

« En ce qui concerne la coordination de l’action gouvernementale, les résultats sont plus probants. Nous avons ainsi pu sensibiliser les secrétaires permanents des ministères et les conseillers principaux des 1ere et 2eme vice-présidences de la République. Des personnalités influentes même si elles ne sont pas décisionnaires.

« Aujourd’hui, en préalable, nous travaillons à la mise à niveau de la compréhension du PNRA ; entre nous-mêmes, chargés de sa mise en œuvre, et les agents de l’administration publique chargés de l’appliquer sur terrain. Au travers de cette coordination, nous allons aider le Secrétariat général du gouvernement à combler une lacune pourtant prévue par décret, à savoir l’absence d’une structure d’appui à la coordination du président et des deux vice-présidents.

« La gestion des ressources humaines enregistre également de grands progrès côté fonction publique. Grâce à l’intranet et à un logiciel performant, la paie des fonctionnaires est automatisée et arrive à temps. Notre prochain objectif est d’étendre son utilisation en donnant aux ministères la gestion opérationnelle de leur personnel, ce qui libèrera du temps à la fonction publique globale pour se concentrer sur la réglementation et la qualité des ressources humaines.

« Nous allons instaurer la notion de performance afin de changer et de maitriser l’évolution fictive des carrières. Actuellement, la surévaluation de la cotation des fonctionnaires provoque une augmentation erratique de la masse salariale d’environ 6 % par an, et risque de placer le gouvernement dans l’incapacité de payer les fonctionnaires. Nous évoluons donc vers une modification du statut général des fonctionnaires qui supprime cette évolution fictive budgétivore des carrières de la fonction publique.

« S’agissant de la  performance de l’administration publique au service des citoyens, nous  avons mis en exergue la  mise en place des Guichets uniques provinciaux (GUP) dans cinq provinces prioritaires : Ngozi, Muyinga, Gitega, Mwaro et Bururi. Ces GUP, liés au contrat de performance au service des citoyens, visent la déconcentration des services publics autour des gouvernorats. Des memoranda d’entente ont déjà été signés entre les polices de l’air des frontières et des étrangers, judicaire et spéciale de roulage, dans le cadre de la délivrance de documents qui est jusque-là centralisée à Bujumbura. Leur fonctionnement effectif est attendu dans trois ans après réfection de bâtiments cédés par les provinces.

« Concernant l’usage des TIC, le dispositif institutionnel des intervenants est pléthorique, sans précision du rôle des uns et des autres et ne dispose pas d’une une stratégie claire des actions à mener. Nous allons proposer de réviser cette stratégie en 2015, à travers un mémorandum d’entente signé entre le SETIC (secrétariat exécutif des TIC) ou le ministère en charge des TIC pour qu’on mène ces actions ensemble.

« Nous sommes donc optimistes, quant à la réussite du PNRA et à notre capacité à surmonter les obstacles. Le premier est d’ordre financier. Le PNUD a déjà versé 6 millions de dollars pour le démarrage des actions de réforme de notre administration publique, et nous espérons que cela va inciter d’autres partenaires à apporter également leur contribution. Le deuxième obstacle, concerne la gestion du changement. Grâce à la mise en œuvre de la stratégie de communication appuyée par le PNUD, nous voulons briser la résistance au changement et dépasser la peur du changement ».

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