Énergie et environnement en Afrique : quels enjeux ?

27 mars 2015

Énergie et environnement en Afrique : quels enjeux ? © PNUD Burundi / Aude Rossignol / 2013 - Les populations africaines ont fortement recourt à la biomasse pour la satisfaction de leurs besoins en énergie. Ainsi, on estime que 657 millions de personnes, soit 65 % de la population totale du continent, ont recours à la biomasse pour la cuisson des repas. Malheureusement, cette pratique entraine la dégradation du couvert végétal.

L’ampleur du recours à la biomasse

« La ressource forestière en Afrique est sévèrement menacée par la déforestation. Selon l’ONU,  près de quatre millions d’hectares de forêt en Afrique disparaissent par an (11 000 hectares par jour). Ce phénomène préoccupant est causé par plusieurs facteurs comme la croissance démographique qui, comme au Burundi, exerce une forte pression sur les terres disponibles ; les aspects institutionnels comme la mauvaise gouvernance, la défaillance de l’autorité administrative, les conflits fonciers, etc.) ; la construction d’infrastructures ou l’urbanisation des villages.

« En conséquence, nous assistons à des changements climatiques qui devraient interpeller l’ensemble des pays africains qui sont encore loin d’être à l’image des pays sahéliens. En effet, ceux-ci prennent déjà les dispositions nécessaires pour stopper la progression du désert.

« Il est de la responsabilité de chaque gouvernement de combiner les questions énergétiques et les questions environnementales de façon à mettre sur pied une politique socio-économique intégrée contre la pauvreté ».

L’accès à l’énergie, un prérequis au développement
L’Afrique, qui compte 15% de la population mondiale, ne représente que 5% de la consommation finale d’électricité. Environ 580 millions de personnes n’ont pas accès à l’électricité en Afrique.

« Face à ce défi majeur, différentes initiatives ont été mises en place, à l’échelle mondiale. C’est le cas de l’initiative Énergie durable pour tous (Sustainable ernergy for all - SE4ALL) lancé par les Nations Unies depuis 2012, qui s’est fixée trois objectifs à atteindre d’ici 2030 :
- Assurer un accès universel à des services énergétiques modernes, et plus particulièrement l’électricité ;
- Doubler le taux global d’amélioration de l’efficacité énergétique ;
- Doubler la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique global.

« Selon le constat amer fait dans les pays africains, qui pourtant sont riches en énergies renouvelables, la part de ces dernières dans le mix énergétique est à peine de 1%. Par conséquent, notre objectif est de porter cette part jusqu’à 30% à l’horizon 2030. C’est une nécessité face à l’épuisement progressif des énergies fossiles et pour contrer le changement climatique ».

Les enjeux énergétiques pour l’avenir de l’Afrique
Pour parvenir au développement souhaité des énergies renouvelables, à quels enjeux majeurs, l’Afrique est-elle  confrontée ?

« L’Afrique est confrontée à trois enjeux majeurs : le financement des énergies ; le besoin technologique ; la question de la gouvernance. Les États africains continuent aujourd’hui à donner la priorité aux énergies fossiles car la mise en œuvre initiale des technologies pour le développement des énergies renouvelables demeure relativement plus coûteuse. Par ailleurs, le rendement énergétique de ces mêmes technologies peut s’avérer plus aléatoire. Mais le recours aux énergies fossiles a un coût important, d’autant plus que les ressources s’épuisent et que leur exploitation a un impact négatif sur l’environnement!

« Le développement des technologies renouvelables implique des savoir-faire nouveaux. Le transfert des technologies, aussi bien de production que mise en œuvre et de maintenance est l’une des conditions indispensables de l’accès des communautés aux énergies renouvelables.

« L’accès de tous aux énergies renouvelables implique également une redéfinition de la gouvernance des pays africains en matière de politiques énergétiques.

« Malgré cela les Nations Unies invitent tous les pays africains à galvaniser leurs efforts pour garantir à leurs populations un accès à une énergie propre, abordable et fiable indispensable pour le développement humain, social et économique ».

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