Les cliniques juridiques contribuent à renforcer la cohésion sociale au Burundi

16 avr. 2015

Les cliniques juridiques continuent de renforcer  la cohésion sociale au Burundi © PNUD Burundi / Aude Rossignol / 2015 - Les cliniques juridiques, animées par des bénévoles d’associations burundaises actives dans la promotion des droits de l’homme, font partie du programme « état de droit » du PNUD. 120 volontaires ont été formés aux techniques de médiation des conflits et à la négociation.

« Sans l’aide que j’ai reçue de Tony et de la clinique juridique de l’APRODH (*), je ne serais plus de ce monde aujourd’hui », témoigne à voix basse Gloriose, une timide jeune maman de trente ans, agricultrice dans la région de Kayanza, une province du Nord du Burundi.

Les cliniques juridiques, animées par des bénévoles d’associations burundaises actives dans la promotion des droits de l’homme, font partie du programme « état de droit » du PNUD, mené initialement dans quatre provinces pilotes du Nord du pays. Ces 120 volontaires ont été formés aux techniques de médiation des conflits et à la négociation. Ils ont atteint des résultats remarquables dans leurs communautés et ont contribué à favoriser la cohésion sociale et le dialogue dans un pays où la consolidation de la paix doit aller de pair avec les efforts de développement.

Visiblement toujours affectée par les épreuves traversées, Gloriose explique que son mari voulait se séparer d’elle. Il a alors tenté de l’expulser de la maison conjugale. Lorsqu’elle a refusé de quitter les lieux, son mari et son beau-frère ont tenté de l’assassiner. Le visage de la jeune femme est marqué de cicatrices résultant des coups de couteau assénés par les deux hommes. Gloriose a réussi à s’échapper et s’est tournée vers la clinique juridique de l’APRODH pour recevoir une assistance. Tony, un jeune avocat dynamique, en charge du bureau de l’APRODH de Kayanza, a pris l’affaire en main. Aujourd’hui, le beau-frère de Gloriose purge une peine de prison de cinq ans alors que son mari est toujours en cavale, craignant une peine carcérale.

Rejetée par sa propre communauté, Gloriose n’aurait pu être accueillie par ses parents et sa famille sans les efforts de médiation de Tony et la restauration du dialogue. Actuellement, la majorité des cas gérés par les cliniques juridiques n’impliquent ni les magistrats, ni les tribunaux : les affaires sont simplement résolues par le biais de la médiation et de la résolution pacifique des conflits.

Dans un pays où l’accès à la justice est toujours difficile, soit par manque d’information, soit à cause des difficultés pour se déplacer rencontrées par les personnes démunies vivant en zone rurale, proposer une forme alternative de justice est une solution efficace qui apporte dans les communautés un impact positif et durable. Le fait que la majeure partie des citoyens soient contraints, par manque de fonds, de se représenter eux mêmes au tribunal (Le PNUD soutiendra dans les prochains mois une initiative visant à mettre en place un système d'aide et d’assistance juridique) constitue un obstacle majeur pour une population démunie, souvent illettrée.

Les cliniques juridiques sont en revanche gratuites ; tout en prodiguant une assistance judiciaire, elles apportent aussi, et c'est probablement le plus important, des solutions aux problèmes des citoyens, en restaurant le dialogue et en aidant les parties opposées à trouver une solution durable au conflit et acceptée par tous.

Le PNUD est fier de soutenir la formation et l’autonomisation des jeunes avocats et bénévoles, afin que ceux-ci puissent mettre leur savoir faire au service de la cohésion sociale de leur communauté. Tandis que leurs efforts génèrent un bénéfice immédiat pour leurs concitoyens, l’objectif ultime est de consolider la paix au Burundi, un pays déterminé à marcher sur le chemin, encore fragile, du développement durable.

Traduit de l'anglais : UNDP supported legal clinics and paralegals contribute to fostering social cohesion in Burundi

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(*)  Association burundaise pour la protection des droits humains et des personnes détenues

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