Les nouvelles technologies au service des élections transparentes au Burundi

16 avr. 2015

Les NTIC au service de la transparence du processus électoral au Burundi © PNUD Burundi / Aude Rossignol / 2015 - L’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) permet d’atteindre de meilleures performances dans la conduite d’un processus électoral en réduisant la durée de collecte des données et en permettant de connaître, en temps réel, chaque étape du déroulement des différentes opérations.

« La bonne gestion des élections est un aspect essentiel de tout processus de bonne gouvernance démocratique. Mais c’est aussi un facteur de maintien de la paix sociale. Aujourd’hui, l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) permet d’atteindre de meilleures performances dans la conduite d’un processus électoral. L’arrivée de l’informatisation dans la préparation et la gestion des scrutins a permis de réduire la durée de la centralisation des données entre le terrain et le niveau central, et, entre autres, de connaître à chaque étape, presque en temps réel, le résultat du déroulement des différentes opérations.

« Lorsqu’elles sont bien implémentées dans l'appui à l'organisation des élections d’un pays, les NTIC confèrent plus de transparence et de crédibilité au processus. Au Burundi, l’équipe technique du Projet d’appui au cycle électoral 2015 (PACE 2015) travaille de concert avec la Comission électorale nationale indépendante (CENI) sur le traitement des données àpartir de l’utilisation des NTIC. En cas d’audit, par exemple, toutes les étapes qui ont abouti à la production du fichier électoral peuvent être expliquées et détaillées.

« Dans les pays occidentaux, le fichier électoral est extrait directement des données actualisées de l’état civil. C'est une activité ordinaire des services de l'administration du territoire qui, à cet égard, permet de faire l’économie de l’étape de la constitution du fichier électoral, comme nous le vivons en Afrique avant le démarrage de chaque processus électoral, via le recensement ou la révision du fichier électoral confié aux Organes de gestion des élections (OGE). Souvent, celles-ci n’ont d'ailleurs pas en leur sein l’expertise technique avérée pour concevoir et produire un fichier électoral.
Malheureusement, dans la majorité des pays d’Afrique subsaharienne, en général, et au Burundi en particulier, la réflexion et la mise en œuvre d’un état civil moderne et performant n'ont pas encore d’abouti à une opérationnalisation concrète. Pourtant, l'élaboration d’un fichier électoral pour la préparation des scrutins électoraux revêt un coût élevé ce qui tend souvent à cristalliser les passions.

Le Burundi, comparativement à d’autres États africains, présente pourtant deux avantages qui devraient permettre l’établissement rapide de ce fichier population. Premièrement, c’est un petit pays, et le système d'adressage des quartiers pour localiser les populations s'y met actuellement en place. Ensuite, l’administration est organisée de telle sorte que sur chaque « colline » un chef, appelé « Nyumbakumi », est responsable de dix familles. Ces personnes détiennent des informations utiles à la mise à jour du fichier d'état civil, telles que les naissances, les mariages et les décès, voire les mouvements des populations. La mise en place d’un fichier d’état civil informatisé est un chantier important qui pourrait être rendu possible dans un avenir proche. Ces opérations nécessitent en effet de moderniser tous les centres d'état civil du pays avec l'introduction des NTIC dans toutes les communes. L’apprentissage sur le terrain doit s’opérer de façon progressive, avec pédagogie, et grâce à un accompagnement de qualité pour la mise en œuvre et l’exploitation efficiente des données ».

Le traitement des données électorales 2015 : quelles améliorations techniques ?

« Dans le processus électoral de 2015, notre principale préoccupation est le respect du calendrier électoral. Une attention particulière a été apportée à l'identification, l'installation et la mise en œuvre des activités du Centre de traitement des données électorales (CTD). celui-ci a entièrement été équipé avec 400 ordinateurs et de puissants serveurs, ce qui a rendu possible, dans un court délai, le travail de 1300 personnes qui se sont relayées jour et nuit.

« Cette année, si l'on compare avec le déroulement des élections en 2010, les équipes du PACE 2015 et de la CENI ont conjointement conçu et mis en œuvre un nouveau logiciel modulaire (administration, enregistrement et exploitation des données) pour la gestion des listes électorales. Cet outil permet  de détecter des doublons dits « parfaits et probables » des personnes qui se font inscrire plusieurs fois avec la même pièce d’identité, ou qui modifient certaines variables de leur identité. Lors du traitement des résultats de la première génération du recensement électoral, le logiciel a détecté 5262 personnes qui se sont fait inscrire entre 2 à 8 fois. Ces cas se sont répétés au moment de la réouverture de l’enrôlement partiel. In fine, pour les doubles « parfaits » nous avons retenu un seul enregistrement dans le fichier électoral. Quant aux doubles « probables », ils ont été soumis à l'épreuve de l'affichage dans les centres sur le terrain.

« Même si les NTIC sont devenues un allié incontournable pour la conduite d’un processus électoral démocratique, elles ne sont toutefois pas suffisantes. Toute élection politique, ravive les débats et des tensions peuvent naître entre les parties prenantes, notamment au moment de l’établissement des listes électorales. Au lendemain du cycle électoral de 2015, pour rétablir et ramener la confiance, nous recommandons qu’une analyse soit menée par les pouvoirs publics avec l’assistance, si nécessaire, des Partenaires techniques et financiers (PTF) pour mettre en œuvre un programme de mise à niveau et de modernisation de l’état civil au Burundi ».

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