« Burundi : Passer à la vitesse supérieure pour répondre aux besoins de la situation et tout faire pour éviter une crise plus aiguë »

17 déc. 2015

« Burundi : il faut passer à la vitesse supérieure pour répondre aux besoins humanitaires » © PNUD Burundi / Aude Rossignol / 2015 - « La situation au Burundi est très préoccupante. Sur des problèmes de développement structurels vient se greffer une crise politique qui a des conséquences humanitaires, et sur la cohésion sociale et les droits de l’homme, alors que la situation est déjà critique en termes de pauvreté, de santé, de nutrition et de sécurité alimentaire. Les indicateurs de ces secteurs sont alarmants et ressemblent à ceux que l’on retrouverait dans une crise humanitaire ouverte ».

« La situation au Burundi est très préoccupante.  Sur des problèmes de développement structurels vient se greffer une crise politique qui a des conséquences humanitaires, et sur la cohésion sociale et les droits de l’homme, avec en fond un contexte historique connu. Ce qui est le plus visible du point de vue humanitaire pour le moment, ce sont les déplacés qui ont quitté le pays. Les déplacés internes sont beaucoup moins apparents car ils s’installent dans des communautés où ils se sentent en sécurité. La crise actuelle se greffe sur une situation déjà critique en termes de pauvreté, de santé, de nutrition et de sécurité alimentaire par exemple. Certains indicateurs de développement dans ces secteurs sont dégradés et ressemblent à ceux que l’on retrouverait dans une crise humanitaire ouverte.

« Une  mission des directeurs d’urgence a été effectuée au Burundi début décembre. Elle visait à effectuer une évaluationde la situation, notamment par rapport à son impact humanitaire, à mettre l’accent sur le besoin immédiat de se préparer aux différents scénarios d’évolution de la crise actuelle, à définir les besoins d’appui et à d’assurer un plaidoyer par rapport à la situation au Burundi. Notre délégation a rencontré des représentants du gouvernement, des organisations de la société civile et des partenaires au développement. Nous avons effectué une visite de terrain dans le Sud du pays où nous avons vu un site de déplacés, une clinique et un site de distribution de nourriture. La mission des directeurs d’urgence aura pour résultat immédiat l’augmentation du niveau de mobilisation et la classification du Burundi sur la liste des priorités en termes d’assistance humanitaire pour être prêt si la situation venait à se détériorer plus encore. Par ailleurs, un plaidoyer sera réalisé auprès des bailleurs pour le financement des interventions. Les programmes qui touchent les populations doivent absolument continuer.

« La deuxième partie de ma mission consistait à évaluer la situation avec le bureau du PNUD pour étudier le besoin de réorienter certaines activités et programmes et de renforcer l’équipe sur place avec des capacités supplémentaires. Un plan d’appui à court et moyen terme va être mis en œuvre pour renforcer les capacités du PNUD au Burundi. Nous allons utiliser une méthodologie basée sur la perspective des conflits pour revoir tout le programme. Une équipe de 6 à 8 personnes viendra renforcer le PNUD dans les semaines à venir pour une période de plusieurs mois.

« Nous devons passer à la vitesse supérieure pour être prêts à répondre aux besoins les plus immédiats, dans le cas du passage à un scénario plus négatif. En fonction de l’évolution de la crise et des scénarios possibles, le PNUD devra très vite adapter son programme avec une négociation avec les bailleurs pour réallouer des financements existants ou mobiliser des ressources additionnelles. Notre organisation pourra certainement accompagner le pays dans les domaines de la cohésion sociale, du renforcement des institutions et des capacités au niveau local pour permettre la résolution des conflits, du relèvement, et de la réintégration. Le PNUD Burundi a en effet une énorme expérience en termes de réintégration d’ex-combattants, de déplacés internes, de rapatriés des conflits précédents. Cet acquis du passé aidera dans la préparation des retours des populations. Des emplois rapides devront être créés de concert avec les autorités locales. S’assurer que la fourniture des services sociaux de base aux populations puisse se poursuivre malgré les contraintes liées à la situation actuelle est également une priorité. Dans les domaines de l’état de droit et de la justice, il sera nécessaire d'ajuster les interventions au contexte actuel. Le travail du PNUD en matière d’aide légale au niveau local doit absolument être renforcé, car il touche directement les populations. Un travail avec la société civile, les médias, et dans le domaine de la liberté d’expression pourrait être envisagé également.

« Des synergies entre le PNUD et d’autres acteurs humanitaires vont être mises en œuvre. La plus immédiate est la coordination avec le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) dans le cadre des solutions durables. Autour de cette collaboration PNUD-HCR pourront venir se greffer les interventions de nombreuses agences. C’est un travail collectif. En termes de dialogue et cohésion sociale le Système des Nations Unies au Burundi sera amené à travailler étroitement avec le Fonds de consolidation de la paix ainsi qu’avec l'Envoyés spécial des Nations Unies. Une complémentarité doit avoir lieu entre le travail politique et les efforts de médiation et de la société civile. Ce sont des passerelles indispensables à bâtir.

« Pour sortir durablement de la crise, une énorme emphase doit être faite sur la jeunesse et l’emploi des jeunes. Parfois seules des solutions à court terme pour faire baisser les tensions sont proposées. Le Burundi est un pays très jeune et les possibilités d’emploi et de formations sont assez limitées. Créer des emplois durables à long terme doit être une des priorités absolues dans ce pays, et une responsabilité collective. Les crises se nourrissent du désœuvrement ».

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