Soutenir la résilience des communautés et s’assurer du relèvement précoce dans l’action humanitaire au Burundi

16 févr. 2016

Soutenir la résilience des communautés et s’assurer du  relèvement précoce dans l’action humanitaire  au Burundi © PNUD Burundi / Aude Rossignol / 2016 - À Rutana, le PNUD soutient une coopérative de transformation du manioc. Cette activité permet à ses membres d’améliorer leurs sources de revenus et par conséquent le niveau de vie de leurs familles.

« Le Burundi est affecté depuis plusieurs mois par différentes épreuves. Le pays traverse une crise socio-politique mais a été également touché par plusieurs catastrophes naturelles. Des inondations et des glissements de terrain ont affecté la population.

Actuellement les plus grands défis sont la protection en termes de droits de l’homme et l’accès aux moyens de subsistance. Avec la violence présente dans les quartiers de Bujumbura, beaucoup de jeunes ont perdu leur travail, des familles ont été séparées, les hommes étant partis à l’étranger pour trouver des revenus. Cet exode aggrave la situation humanitaire et économique. Par ailleurs, le Système de coordination des agences des Nations Unies et la Plateforme nationale de gestion des risques et des catastrophes ont identifié d’autres problèmes humanitaires tels que l’insécurité alimentaire et l’accès difficile aux services sociaux de base.

« Le PNUD et ses partenaires préparent un plan d’action sur les solutions durables pour l’accueil des réfugiés qui reviendront au Burundi. En effet la situation est fragile, plus de 260 000 burundais se sont exilés dans les pays voisins, 27 000 nouveaux déplacés internessup>[1] sont venus s’ajouter aux 118 000 personnes déjà présentes dans les anciens villages ruraux intégrés (VRI)  dans les provinces du Sud et 50 000 réfugiés congolais sont encore logés dans des camps soutenus par l’UNHCR.

La crise amène aussi le PNUD à mettre en place des programmes de création d’emplois rapides pour que la jeunesse et la population aient accès à un revenu et aux services sociaux de base. L’approche multisectorielle du relèvement précoce et de résilience peut renforcer la cohésion sociale qui existait auparavant et qui a été fragilisée par le manque de sécurité. Le dialogue avec les communautés permet en effet de comprendre quelles sont les actions à mettre en place pour faire face aux crises. Les populations sont devenues très résilientes suite aux évènements vécus ces dernières décennies. Plusieurs acteurs de terrain comme la Croix-Rouge nationale mettent l’accent sur cette résilience communautaire. Sur base d’une dynamique participative tout le monde peut participer à la création de programmes en se parlant et en apprenant du passé.

« En termes de préparation aux catastrophes naturelles, le PNUD et les autres agences du Système des Nations Unies (SNU) étudient comment appuyer les communautés pour qu’elles soient préparées au pire. Nous travaillons à renforcer le système d’alerte précoce et les techniques agricoles au niveau collinaire pour éviter, lors des fortes pluies, que les familles perdent leurs récoltes.

« Le HCR et le PNUD sont leaders dans le SNU pour les questions de relèvement précoce et la recherche de solutions durables. Un plan de réponse à la crise est en cours d’élaboration avec d’autres acteurs de développement et le ministère de la Personne humaine, des Affaires sociales et du Genre. La stratégie nationale de réintégration 2010/2014 a été évaluée, des recommandations ont été formulées. Le plan de solutions durables devra d’abord les prendre en compte et développer des actions concrètes. Dans cette perspective quatre éléments sont incontournables : l ‘accès aux services sociaux de base, aux moyens de subsistance, le renforcement de la cohésion sociale et la gestion des terres.

Un travail politique doit être mené en parallèle. Nous devons nous assurer que des politiques nationales permettent la mise en œuvre de ces programmes à la base.

« Nous sommes confrontés à plusieurs challenges dans la mise en œuvre des programmes de réponse à la crise. Tout d’abord la recherche de financements ; plusieurs bailleurs ont repositionné leurs appuis au Burundi, suite à la situation qui prévaut dans le pays.  

Deuxièmement, il n’y a pas assez de partenaires humanitaires dans le domaine du relèvement précoce. Quelques ONG sont présentes mais elles ne travaillent pas dans tout le pays et les organisations nationales présentes risquent d’être surchargées.

Enfin, troisièmement, l’accès aux zones de crise. En décembre les violences se sont intensifiées à Bujumbura et certaines zones de la ville ont été inaccessibles pendant un certain temps. Si d’autres drames de ce genre se passent à nouveau, les secours pourront-ils accéder aux victimes ?

« Le travail de réponse à la crise du PNUD doit se faire conjointement avec les acteurs nationaux du Burundi, avec la jeunesse, les différentes structures d’aide, tout en gardant une neutralité. Notre institution joue un rôle de leader dans cette coordination en tant qu’organisation mondiale ayant une importante expérience dans la gestion des crises. Sa force est d’être multisectorielle, de travailler avec des projets à la base mais aussi bien dans le cadre d’un programme de gouvernance, des droits de l’homme ou  de gestion des terres ».

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[1] Source UNHCR

 

 

 

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