Appui du PNUD au Burundi : résultats clés 2015 et perspectives 2016

24 mars 2016

© PNUD Burundi / Aude Rossignol / 2015 - La Directrice pays, Natalie Boucly, visite le Centre jeunes © PNUD Burundi / Aude Rossignol / 2015 - La Directrice pays, Natalie Boucly, visite le Centre jeunes de Musenyi, un des lieux pilotes du projet Bibliothèque sans frontières (BSF) et Play International pour promouvoir la construction de la paix et la réintégration sociale.

Malgré les moments difficiles traversés par le Burundi en 2015 avec la crise socio-politique dans laquelle le pays est encore plongé, le PNUD est resté actif et présent dans le pays. L’institution a poursuivi son travail conformément à son mandat afin de  maintenir les appuis pour le développement du pays, en faveur de la population.

Bien que certaines activités aient été limitées, nos équipes ont pu fournir une aide conséquente. Celle-ci a été rendue possible grâce à nos partenaires techniques et financiers et en coordination avec les autorités nationales. Nos principaux résultats atteints en 2015 et repris dans le « Burundi Digest » récapitulatif de 2015 (Voir ci-contre pour le télécharger au format PDF).

Le Projet d’appui au cycle électoral 2015 (PACE 2015) a renforcé, en collaboration avec la CENI, les capacités des acteurs nationaux. Le PNUD, par l’intermédiaire d’un Basket Fund, a fourni une assistance technique et financière substantielle jusqu’à la suspension du projet, le 26 juin 2015. Cet appui a permis l’acquisition du matériel, des équipements et fournitures pour le recensement des électeurs et l’appui à certains scrutins à travers la création du Centre de traitement des données (CTD). Je saisis cette occasion pour remercier ici au nom du PNUD les bailleurs qui ont participé à ce Basket Fund, à savoir l’Union européenne, la Belgique, les Pays-Bas, la Suisse, la France et la Norvège.

Dans le domaine de l’administration publique, notre institution a relevé un défi avec l’engagement et la forte collaboration du ministère de tutelle pour la création de cinq Guichets uniques provinciaux (GUP). Nous avons pu dépasser les freins liés aux procédures et lancer la mise en place de ces structures pilotes qui vont permettre aux citoyens d’obtenir des documents administratifs importants (permis de conduire, extrait de casier judiciaire...) directement dans leur province sans qu’ils n’aient à se déplacer vers la capitale.

En termes de réintégration et de développement local, l’année 2015 a été placée sous le signe de l’innovation. Le PNUD a collaboré avec les organisations Bibliothèques sans frontières (BSF) et Play International pour développer la culture, l’éducation et le sport comme facteurs encourageant la cohésion sociale et le bien-être des communautés. Environ 30 000 rapatriés et communautés locales cohabitent pacifiquement dans les provinces de Makamba et Rumonge, notamment grâce à l’apport de services socio-culturels et sportifs rendus accessibles aux populations.

En ce qui concerne l’État de droit, je tiens à souligner ici l’impact très positif d’une expérience d’aide légale menée avec des organisations de la société civile et le ministère de la Justice. Au total, 629 personnes, dont 363 femmes, ont bénéficié gratuitement de l’appui conseil et orientations de professionnels du droit et de bénévoles présents dans des cliniques juridiques mises en place dans les provinces de Ngozi, Kayanza, Kirundo et Muyinga.

Le PNUD est leader dans le secteur du relèvement précoce et de la création d’emplois rapides. Dans cette perspective, nous placerons en 2016 la priorité sur l’élaboration de projets et la mobilisation  de ressources  pour la mise en œuvre d’activités de création d’emploi et de cohésion sociale en mettant l’accent sur les jeunes, y compris à travers les projets financés par le biais du Fonds de consolidation de la paix (PBF).

Conscient des enjeux actuels du Burundi et des changements en cours, en ce début d’année 2016, le PNUD travaille à l’adaptation de ses projets et programmes. Il s’agit  notamment des activités de gouvernance, y compris le dialogue national et le relèvement précoce, pour répondre au mieux aux défis liés à la crise et aux besoins essentiels des Burundais. La configuration des Nations Unies au Burundi est en effet en train de changer : le bureau de M. Benomar, Conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies sur la prévention des conflits, renforce sa présence et OCHA a récemment ouvert un bureau à Bujumbura qui va se développer davantage pour répondre aux défis humanitaires. Le PNUD sera engagé dans une collaboration active avec ces deux structures et est d’ores et déjà prêt à les soutenir dans leurs missions.

Environnement, écotourisme et transformation de l’économie

Le PNUD s’engage aussi dans la conservation de l’environnement au niveau local. Concrètement, le Fonds pour l’environnement mondial/Programme des micro-subventions (FEM/PMS) est un mécanisme de financement mis en œuvre par le PNUD. En 2015, le FEM/PMS a financé quatre projets en rapport avec la conservation des sols dans les provinces de Gitega, Ngozi et Kirundo. Les bénéficiaires de ces projets sont 171 hommes et 328 femmes adultes ainsi que 207 jeunes. Pour ces quatre projets, 110 km de fossés antiérosifs ont été aménagés et tous les bénéficiaires ont été formés aux techniques de lutte contre l’érosion des sols. Le FEM/PMS a aussi initié la rédaction du document de la stratégie nationale pour le FEM/PMS 6 (2015-2018) et sur lequel repose sa mise en œuvre. En 2015, le PMF a également mobilisé un co-financement de 1 million de dollars US pour les projets de sa 6e phase (2015-2018). En 2016, le FEM/PMS mettra un accent particulier sur le genre et les jeunes, et il développera un partenariat avec d’autres acteurs intervenants dans le domaine de la conservation de l’environnement.

En 2015, le PNUD a contribué à jeter les bases de l’écotourisme au Burundi en produisant des guides touristiques, en élaborant des plans de gestion et en réhabilitant 105 km de pistes et sentiers dans les parcs de la Ruvubu et de la Kibira. En outre, le reboisement de 118 hectares autour du parc de la Ruvubu et le traçage de 37 km de piste autour de la Ruvubu ont permis de matérialiser et de sécuriser les limites de ces deux parcs, diminuant ainsi le grignotage de leur espace par les communautés riveraines. Dix comités locaux de gestion participative des aires protégées sont devenus opérationnels ; ce qui a débouché sur la reconversion de 175 braconniers. L’appui du PNUD au petit élevage et à l’apiculture a contribué à améliorer le niveau de vie de 760 ménages riverains, y compris les braconniers reconvertis. La combinaison de ces actions renforce la protection de la biodiversité des aires protégées. Ce projet concerne les provinces de Kayanza, Cibitoke, Muramvya et Bubanza pour le parc de la Kibira et celles de Karuzi, Muyinga, Cankuzo et Ruyigi pour le parc de la Ruvubu.   

Enfin, le PNUD intervient également sur le deuxième axe du Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté, deuxième génération (CSLP II) qui porte sur la transformation structurelle de l’économie burundaise dans l’optique de la création d’emplois décents pour les jeunes et autres  personnes vulnérables. C’est dans ce cadre qu’à la demande du Gouvernement, le PNUD a appuyé en 2015 l’élaboration de la Politique nationale d’industrialisation. Cette politique s’inscrit dans l’optique de l’agenda 2030 des Nations Unies et de l’agenda 2063 de l’Union africaine qui visent principalement la diversification de l’économie dans la perspective d’une croissance durable et de l’émergence des pays en développement.

Depuis janvier 2016, nous sommes engagés à réorganiser nos structures et programmes pour prendre en compte les exigences de la situation actuelle et le repositionnement des bailleurs afin d’adapter nos interventions. Le PNUD fête cette année ses 50 ans d’existence. Nous sommes présents au Burundi sans interruption depuis 1975 et nous poursuivrons sans relâche nos efforts pour aider les Burundais et les Burundaises sur le long terme à améliorer leurs conditions de vie.

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