Égalité de genre et autonomisation des femmes

11 janv. 2017

Égalité de genre et autonomisation des femmes © PNUD Burundi / Patrice Brizard / 2017 - Ces dernières années, on constate une certaine reconnaissance de la centralité de l’égalité de genre et de l’autonomisation des femmes dans le développement durable.

« Dans beaucoup de pays sous-développés à travers le monde, et notamment au Burundi, les femmes et les filles souffrent encore de beaucoup de discriminations économiques sociales et politiques. On estime qu’elles effectuent 66 % du travail mondial, produisent 50 % de la nourriture mais ne perçoivent que 10 % des revenus et 1 % des titres de propriété[1]. Les femmes passent 30 à 35 heures de travail par semaine aux soins non rémunérés. Les femmes sont également plus exposées à la pauvreté et représentent 70% des pauvres dans le monde[2]. Même lorsqu’elles travaillent, elles restent le plus souvent cantonées aux emplois du secteur informel qui ne leur donnent pas accès à la sécurité sociale, aux congés payés, à l’assurance maladie, à la garde des enfants et à des emplois décents[3].

« Ces dernières années, on constate une certaine évolution de l’engagement des praticiens et acteurs du développement en faveur du genre[4]. On note aussi une certaine reconnaissance de la centralité de l’égalité de genre et de l’autonomisation des femmes dans le développement durable. Cependant, l’application effective de l’intégration du genre dans les programmes de développement reste une réalité en devenir, tant le concept touche, d’abord, et avant tout, aux coutumes, à la socialisation, et même au psychisme des individus.

« En effet, chaque culture inculque à l’individu dès son plus jeune âgé  son rôle et sa place dans la société. Les modèles de société patrilinéaires apprennent souvent au garçon à être fort, à dominer, ou même parfois à faire la guerre, et à la fille à être douce et docile. La division sexuelle du travail assignant à l’homme et à la femme des rôles différents, le processus de socialisation enseigne au garçon qu’il aura un jour la charge du travail productif et à la fille la charge du travail reproducteur. Ainsi, au fil des générations, les modèles de gestion patrilinéaires se reproduisent naturellement en même temps que  les inégalités entre les sexes.

« C’est pourquoi, au-delà de son importance spécifique, « parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles » est un Objectif de développement durable (ODD) capital pour la réalisation de l’ensemble de l’agenda 2030, car les questions de genre touchent à tous les secteurs (éducation, santé, agriculture, énergie, sécurité, etc.). À ce propos, l’intégration du genre dans les programmes de développement, qui est la méthodologie par excellence proposée et adoptée depuis la plateforme d’action de Beijing en 1995 pour atteindre l’égalité des sexes et autonomiser les femmes, trouve encore tout son sens. On peut noter parmi ses principes directeurs : l'engagement clair et continu de tous les acteurs à tous les niveaux, l’allocation de ressources suffisantes, le suivi régulier et la pérennisation des progrès accomplis.

« Pour sa part, le PNUD place l’égalité de genre au cœur de son mandat de construction d’un monde inclusif, durable et résilient et l’intègre parfaitement dans son approche de développement. En effet, lutter contre les inégalités de genre est d’abord et avant tout une question de justice sociale, mais aussi une question d’efficience et de soutenabilité des programmes. Comme le dit l’Administratrice générale du PNUD, Mme Helen Clark, « L'égalité entre hommes et femmes va de pair avec la question des droits de l’homme et fait progresser le développement. Si les femmes les et les filles ne parviennent pas à réaliser pleinement leurs droits dans une sphère de vie, alors le développement humain ne sera pas atteint [5] ».

__________________________

[1] UNICEF (2007), « Rapport sur La Situation des enfants dans le monde » pages 38-42.

[2] [3] Obj. Cité

[4] UNWomen, (2014 ),“Gender mainstreaming in Development Programming” Issues Brief pages 1.

[5] Helen Clark, UNDP Gender Equality Strategy(GES) page 1

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