Le PNUD et le ministère du Développement communal soutiennent les coopératives d’épargne et de crédit pour sortir les plus démunis de la pauvreté

26 juin 2017

Le PNUD et le ministère du Développement communal soutiennent les coopératives d’épargne et de crédit  pour sortir les plus démunis de la pauvreté © PNUD Burundi / Patrice Brizard / 2017 - William Kezimana aide à sensibiliser les candidats intéressés à recourir au microcrédit pour se sortir de la pauvreté.

« À Rumonge, avec la Coopératives d’épargne et de crédit (COOPEC), nous aidons des initiatives locales de développement à voir le jour en octroyant des microcrédits à des personnes désireuses de créer leur propre activité génératrice de revenus. Ces microcrédits s’adressent en priorité aux plus démunis identifiés comme « pauvres économiquement actifs ».  

« Dans le cadre d’une entente entre le PNUD et le ministère du Développement communal (MDC), le Fonds de microcrédit rural (FMCR) du Ministère reçoit un financement du Programme d’appui à la mise en convergence territoriale et l’engagement (PACTE) du PNUD et collabore avec la FENACOBU (Fédération nationale des COOPEC) qui s’est vue confiée l’exécution et le suivi de l’activité de microcrédit, en raison de son implantation délocalisée, via les COOPEC, dans toutes les communes du pays.

« La collaboration entre le FMCR et la FENACOBU a fait l’objet d’un contrat entre les deux parties. La FENACOBU prend en charge le personnel, et encadre les groupes en leur octroyant des formations pré et post-crédit. Pour sa part le FMCR effectue des descentes régulières auprès des groupes pour voir si le produit fonctionne bien. À la conclusion du crédit, le FMCR, la FENACOBU, la COOPEC et les groupes se partagent le montant des intérêts générés selon les pourcentages suivants : COOPEC 2 %, FMRC 3%, Groupes 2 % et FENACOBU 2 %.

« Je suis moi-même agent de crédit à la FINACOBU et je travaille en étroite collaboration avec mes collègues de la COOPEC de Rumonge à sensibiliser les candidats à l’intérêt du microcrédit pour les sortir de la pauvreté. Nous encourageons les bénéficiaires à constituer de petits groupes solidaires de 5 à 10 personnes, en les invitant à se cautionner mutuellement. Chaque candidat retenu reçoit 50 000 FBU (30 dollars) qu’il doit rembourser en 5 mois, soit 10 900 FBU/mois. Cela représente au bout des cinq mois 54 500 FBU, soit le capital plus 9 % d’intérêt mensuel.

« Nous identifions les bénéficiaires à l’issue d’un parcours participatif. Nous commençons par des actions de sensibilisation à destination du grand public. Tout le monde est invité, et c’est seulement après ces rencontres communautaires, que nous fixons un rendez-vous avec les personnes intéressées. On procède ensuite à la deuxième étape appelée « sensibilisation des intéressés », une séance au cours de laquelle nous leur enseignons comment former les groupes de solidarité. La méthodologie veut qu’une fois le groupe constitué, ses membres acceptent de se cautionner mutuellement. Puis, nous les préparons à entreprendre des activités génératrices de revenus pouvant leur permettre de rembourser le crédit. Ils s’engagent souvent dans les activités diversifiées de petit commerce : charbon, noix de coco, noix de palme, huile de palme, fruits, légumes, tomates, beignets, arachides, etc.

« Au début, nous avions des problèmes pour rassembler les gens, car ils avaient peur de prendre un crédit de crainte de s’endetter et d’être emprisonnés en cas de non-paiement du crédit. Nous avons fait de notre mieux pour les convaincre, avec l’aide du FMCR, afin de faire disparaitre cette peur de leur esprit. Petit à petit les gens ont compris le bien-fondé de prendre ce microcrédit et aujourd’hui les demandes dépassent notre capacité financière. Cela nous laisse le choix de ne travailler qu’avec les plus motivés ou présentant les meilleures garanties. Par exemple nous éliminons ceux qui n’ont pas de domicile fixe, ainsi que ceux qui proposent de vendre des bouteilles de bières, pour recentrer notre cadre de travail de manière précise. Nous pensons avoir opéré les bons choix et à de rares exceptions près la presque totalité des 808 bénéficiaires du crédit remboursent le crédit normalement. Mais nous sommes confiants les retardataires nous ont assurés d’eux-mêmes qu’ils s’acquitteraient des montants encore dus très prochainement. La réussite de ce premier crédit est pour nous le signe que ces gens vont sortir bientôt de la pauvreté. Ils le disent eux-mêmes : « nous voyons un changement depuis que le crédit a été remis dans nos mains ».

Dans 3 mois la première tranche du crédit touchera à sa fin et l’argent remboursé sera reversé dans le circuit du crédit. Selon la méthodologie suivie dans l’attribution du crédit, les bénéficiaires qui se seront bien comportés seront reconduits. Ceux qui seront partis seront remplacés par de nouveaux candidats pour compléter à nouveau les groupes. En cas de nécessité, deux groupes pourront même être fusionnés après accord avec les bénéficiaires, de même personne ne pourra intégrer un groupe sans l’accord des autres membres du groupe. Pour autant, La FENACOBU s’interdit d’interférer dans l’organisation des groupes qui prennent leurs décisions en parfaite autonomie ».

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