Mireille a 25 ans et vit avec le VIH : « Grâce à Michel, et au PNVJ, j’ai retrouvé la volonté de vivre »

Mireille, qui vit avec le VIH depuis 5 ans, embrasse ses bienfaiteurs, Michel et Sylivana, qui la soutiennent pour l’aider à continuer à vivre et aller de l’avant malgré sa séropositivité.
© PNUD Burundi / Aaron Nsavyimana / 2016 – Mireille, qui vit avec le VIH depuis 5 ans, embrasse ses bienfaiteurs, Michel et Sylivana, qui la soutiennent pour l’aider à continuer à vivre et aller de l’avant malgré sa séropositivité.

Mireille a 25 ans et vit avec le VIH depuis 5 ans maintenant. Au début, elle a eu beaucoup de mal à accepter sa séropositivité découverte en 2011 lors d’un dépistage à l’Association burundaise pour la prise en charge des malades vulnérables (ABCMAV). L’association encadre les personnes vivant avec le VIH sur le plan sanitaire et psycho-social.

« Le jour où j’ai appris ma maladie, j’ai cru que c’était la fin du monde », raconte Mireille. À l’époque, elle a même décidé d’abandonner l’école. « Je ne voyais pas de raison de continuer à étudier. Je pensais que ma vie était finie, qu’il n’y avait plus de perspective d’avenir devant moi. En plus,  ma famille me rejetait. J’étais une enfant maudite ». Après quelques jours de prise d’antirétroviraux à l’ABCMAV, Mireille ne voyant pas d’amélioration de son état décide d’abandonner son traitement. Sylivana Inamahoro, la coordinatrice du centre, se met alors en quête de la trouver pour la convaincre de continuer à prendre ses médicaments, mais sans succès. « Mireille était totalement découragée. Poursuivre la prise de médicaments était pour elle synonyme de perte de temps », nous dit Sylivana. « Elle s’est mise à me fuir et j’ai fini par désarmer, car l’association manque de personnel et ne peut assurer le suivi psychosocial des personnes affectées par le VIH, surtout si, comme Mireille, elles refusent de faire face à la maladie ».

Ce qu'il faut retenir

  • PNVJ : En 2014, le Burundi a officiellement lancé son nouveau Programme national de volontariat des jeunes (PNVJ), en partenariat avec les Volontaires des Nations Unies et le PNUD. Il est logé au sein du ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture. Aujourd’hui le PNVJ compte 254 jeunes volontaires, dont 40 % de jeunes filles. Ces jeunes volontaires sont engagés pour un an dans 184 structures d’accueil et de service social.
  • Au Burundi, 77 000 personnes vivent avec le VIH. Le nombre de décès dus au SIDA est de 3000 par an. 50 % des séropositifs ont moins de 25 ans, selon l’association burundaise Réseau National des Jeunes vivant avec le VIH (RNJ+)
  • Le taux de séroprévalence est de 1,2% au niveau burundais.

En 2015, arrive le Programme national de volontariat des jeunes (PNVJ). Il est initié par le ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture et soutenu financièrement et techniquement par le PNUD et le programme des Volontaires des Nations Unies (VNU). Michel Ngenzebuhoro fait partie des premiers jeunes volontaires à s’engager dans l’aventure du volontariat avec le PNVJ. Il est affecté en 2015 comme psychologue à l’ABCMAV. Pendant un an il va appuyer le service d’assistance sociale de l’association. C’est lui qui ouvrira de nouveaux horizons à Mireille.

« Dès son arrivée, Michel m’a encadrée », explique Mireille. «  Il m’a convaincue de ne pas céder devant la maladie. Et, au vu de ses efforts pour m’amener chez le médecin, pour rendre visite à mes parents à la maison, pour leur expliquer le bien fondé de m’accompagner au lieu de me rejeter, j’ai fini par m’ouvrir à lui ». Michel a guidé Mireille qui a fini par l’écouter. « Ses conseils m’ont aidée à dépasser les obstacles qui m’empêchaient de croire en une possible vie future. J’ai alors repris mon traitement et je peux dire que c’est grâce au programme de volontariat et à Michel si je suis en vie aujourd’hui ».

Ses parents, qui dans un premier temps avaient délaissé Mireille, ont fini par se laisser convaincre par les arguments de Michel. Ils accordent à nouveau toute l’attention dont leur fille a besoin. « Je suis sortie de l’enfer », dit-elle. « Pour preuve, j’ai repris du poids. Je suis passée de 35 kg à 42 kg. D’ailleurs, pour ne pas rater ma vie, je compte reprendre le chemin de l’école en septembre prochain ». Mireille conseille aux jeunes de surpasser la peur du dépistage, d’accepter leur état sérologique et surtout de vivre la maladie comme un challenge. « Évitez d’avoir peur, refusez la honte », leur dit-elle.

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