Therence, magistrat au service du Centre Humura

© PNUD Burundi/Aude Rossignol/2012
© PNUD Burundi/Aude Rossignol/2012 - Therence Nahabakomeye, magistrat, est détaché au service du Centre Humura, une structure d'accueil pour victimes deViolences à base de genre (VBG). Il se charge des infractions à conduire en procédure civile ou pénale.


Au sein du ministère de la Justice, des structures qui traitent des Violences basées sur le genre (VBG) ont été créées. 85 magistrats ont été nommés point focaux VBG et protection des mineurs dans les tribunaux de grande instance et les parquets. Le PNUD soutient ces structures à travers la conception d’un manuel de formation intitulé « Guide du magistrat pour le traitement des cas de violences basées sur le genre ». Les 85 magistrats ont été formés à l’utilisation de ce guide.

Therence Nahabakomeye est l’un de ces magistrats. Il est détaché au service du Centre Humura, une structure d'accueil pour victimes de Violences à base de genre (VBG) qui a été créée avec le concours du PNUD. Il se charge des infractions à conduire en procédure civile ou pénale. Après cinq mois de fonctionnement du centre, il a déjà suivi les dossiers de 50 femmes et enfants victimes de violences. il témoigne des enjeux liés à l'accueil et à la prise en charge des femmes ayant subi des abus. 

« Quand les victimes de VBG s’adressent à nous, si leur plainte ressort du domaine du pénal, l’enquête commence à la police judiciaire qui me transmet ensuite le dossier pour que je procède à l’instruction. Lorsque cette étape est terminée, je rédige un PV qui est envoyé au tribunal compétent en fonction de la gravité des faits. Si la victime est appelée au tribunal, je l’accompagne et j’assure sa défense ». Malheureusement, la plupart des plaintes sont traitées au Tribunal de Grande instance car bien souvent les victimes ont subi des violences très graves.

Violences à base de genre (VBG)
Ce qu'il faut retenir

  • 85 magistrats ont été nommés point focaux VBG et protection des mineurs dans les tribunaux de grande instance et les parquets.
  • Les femmes victimes de VBG partent désavantagées pour obtenir justice au Burundi.
  • Plusieurs auteurs de faits de violences sont des mineurs de moins de 15 ans.
  • Un nombre élevé de victimes de violences sont encore des enfants qui souvent n’ont ni les ressources ni la force de dénoncer leur agresseur.

Les femmes victimes de VBG partent désavantagées pour obtenir justice au Burundi. Le problème réside dans le fait que les preuves et les témoins sont difficiles à trouver, car les violences se passent dans la clandestinité. De plus, les tests ADN n’existent pas au Burundi, ce qui rend plus difficile encore l’établissement de pièces au dossier.

Plusieurs auteurs de faits de violences sont des mineurs de moins de 15 ans. Mais la législation burundaise ne prévoit aucune mesure pour les sanctionner, ni pour les éduquer. Il n’est jamais aisé de connaître l’âge exact des gens. Pour vérifier la date de naissance d’auteurs présumés de crime, Therence Nahabakomey doit bien souvent visiter plusieurs administrations communales, parfois même les paroisses pour retrouver une trace de leur naissance.

Un nombre élevé de victimes de violences sont encore des enfants qui souvent n’ont ni les ressources ni la force de dénoncer leur agresseur. Faute de preuve les magistrats sont obligés de fermer le dossier. Des situations difficiles à vivre au quotidien pour Therence Nahabakomey.

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