Gabriel : protéger la biodiversité de la Ruvubu et développer les revenus de sa communauté

Gabriel Ndaruzaniye est agriculteur à Mageni en commune Muyinga. Il est âgé de 60 ans, marié et père de 7 enfants.
© PNUD Burundi / Aaron Nsavyimana / 2015 - Gabriel aide à sensibiliser 300 familles de sa circonscription pour qu’elles adhèrent au projet de conservation et de protection de la biodiversité de la rivière Ruvubu. Pour augmenter la production agricole de ces familles et lutter contre le braconnage, chaque famille a reçu une chèvre. Cinq boucs de race améliorée ont été donnés à la communauté pour la reproduction.

Gabriel Ndaruzaniye est agriculteur à Mageni en commune Muyinga. Il est âgé de 60 ans, marié et père de 7 enfants. Jusqu’ici il cultivait sa parcelle principalement pour satisfaire la consommation familiale.  Mais au fil des ans,  les perturbations climatiques et l’érosion des sols ne lui ont plus permis de produire suffisamment pour nourrir sa famille.

En 2010, il est élu membre du conseil collinaire de sa localité. C’est à ce moment qu’il entre en contact avec   l’association  de sauvegarde environnementale  « Dukingire ibidukikije »  appuyée par le PNUD et le FEM.

Gabriel a vite été identifié pour aider à sensibiliser 300 familles de sa circonscription pour qu’elles adhèrent au  projet de conservation et de protection de la biodiversité de la rivière Ruvubu. Le projet prévoit de délimiter une ceinture verte de 10 km le long des berges et des marécages bordant la rivière, et d’initier des activités génératrices de revenus pour les familles adhérentes au projet. L’objectif est de préserver le parc national de la Ruvubu qui est menacé par les riverains à la recherche de nouvelles terres fertiles pour satisfaire leurs besoins alimentaires et par le braconnage.

 « Malgré quelques cas de réticences la grande majorité de la population a facilement accepté et salué ce projet de protection environnementale », raconte Gabriel. « Le projet a débuté par plusieurs séances de sensibilisation à la protection environnementale. Nous avons ensuite établi le principe de base d’instaurer une ceinture verte pour la protection des alentours et des marécages de la rivière Ruvubu ; de tracer des courbes de niveau dans les champs des membres de l’association et d’adopter l’usage des foyers améliorés dans les ménages. En tant que chef, je participais activement aux travaux pour servir de modèle et ensuite demander à la population de faire de même.  Nous avons pu alors créer une pépinière de 400 000 plants forestiers,  de   laquelle nous avons prélevé  80 000 arbustes. Nous les avons distribués aux privés et nous avons reboisé  160 hectares de terrains communaux. Un salaire a également été versé aux membres de l’association, notamment lors de la préparation des pépinières, afin d’injecter des revenus dans les communautés pour les aider dans leur développement », souligne Gabriel.

Afin d’augmenter la production agricole et lutter contre le braconnage, 300 chèvres ont été données, à raison  d’une chèvre par ménage membre du projet,  ainsi que cinq boucs de race améliorée pour la reproduction du cheptel de la communauté. Le supplément de revenu généré par l’amélioration des rendements agricoles doit permettre à ces familles d’améliorer leurs conditions de vie, y compris après la fin du projet, afin qu’elles poursuivent cette initiative de protection du parc. « De la reproduction des deux chèvres reçues au début du projet, j’ai obtenu 9 nouvelles chèvres. J’en ai vendu 3 pour couvrir les besoins familiaux, notamment j’ai pu scolariser tous mes enfants. Je ne peux exprimer ma gratitude à l’association ”DUKINGIRE IBIDUKIKIJE » et au PNUD qui la soutient, car ils m’ont permis d’avoir un meilleur rendement agricole grâce à la fumure organique, et d’avoir des revenus pour subvenir aux besoins essentiels de ma famille ».

600 foyers améliorés ont également été distribués aux familles pour limiter leur usage excessif du bois qui est l’une des causes principales de la destruction de la flore du parc. Déjà, la zone tampon des marécages et des berges de la Ruvubu, naguère fortement abîmées par le déboisement et les activités agricoles,  sont en bonne voie de restauration. « Les animaux comme les hippopotames qui avaient fui la région commencent à revenir, car ils trouvent à nouveau un espace pour brouter, c’est un encouragement pour nous à continuer dans cette voie » affirme Gabriel.

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