En Kibira, reboiser contribue au développement durable

En Kibira, reboiser contribue au développement durable
© PNUD Burundi / Aude rossignol / 2012 - Les femmes de l'association Dukingirikibira (‘protégeons notre forêt’) confectionnent des cadres pour les 200 ruches qu'elles ont installées, et la première récolte de miel est attendue avec impatience par ces femmes.

La forêt de Kibira, située à proximité de Bujumbura, la capitale du Burundi, a longtemps servi de refuge aux familles fuyant les violences de la guerre civile. Les réfugiés et les populations environnantes ont causé d’énormes dégâts à l’écosystème en coupant illégalement le bois et en défrichant de larges parcelles pour l’agriculture.

Pour réparer le tort causé à cette réserve naturelle, l’Association de femmes Dukingirikibira ("protégeons notre forêt"), composée de 350 membres, multiplie les projets de reforestation, de reproduction en pépinière d’essences autochtones et de maraîchage, avec le soutien de diverses organisations dont le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le programme de micro subventions du Fonds pour l’environnement mondial (FEM).

Marie Nduwimana, présidente de l’association, raconte : « Aujourd’hui, chaque femme reconnaît l’utilité de l’arbre. Avant, on croyait qu’il était destiné seulement à la cuisson. Maintenant, chacune d’entre nous constate qu’il nous permet de gagner de l’argent pour subvenir à nos besoins de base, acheter le matériel scolaire de nos enfants ou encore du sel, sans devoir demander la charité ».

À retenir

  • 1300 femmes et une centaine d’hommes, tous vulnérables, participent aux activités de reboisement de l’association.
  • Environ 300.000 plants d’essences autochtones ont permis de reboiser 116 hectares de forêt sur 2 ans.
  • Le reboisement permet de limiter l’érosion des sols dans un où 90 pour cent de la population vit en milieu rural, et dépend entièrement de l’agriculture.
  • Les activités environnementales permettent également de lutter contre la pauvreté en générant des revenus pour la population locale.

Depuis la mise en place du projet en 2010, plus de 300 000 plants d’espèces forestières autochtones ont été plantés sur 116 hectares par l’association, ce qui a permis de contribuer à la réhabilitation du Parc National de la Kibira mais également de créer des revenus.

Sur une année, la vente des plants agroforestiers (avocatiers, pruniers de japon, maracuja, etc.) et les revenus d’activités annexes comme la vannerie et la culture de champignons génère un montant de 2,5 millions de francs burundais (environ 1500 dollars US), dont 70 pour cent sont versés à l’association, et 30 pour cent partagés entre la commune et le département des forêts.

L’épargne constituée par l’association est consacrée à la création d’activités génératrice de revenus, comme la vannerie et la culture de champignons, mais alimente aussi un fonds de solidarité pour les membres.

L’un des intérêts majeurs du projet pour les femmes de l’association est l’apprentissage de nouvelles techniques agricoles et maraîchères. Sur le terrain de l’association, elles peuvent bénéficier régulièrement du soutien d’experts agronomes qui les aident à améliorer le rendement de leurs plantations, mais également à diversifier leurs activités..

Elles se sont ainsi lancées dans l’apiculture : 200 ruches ont été installées et la première récolte de miel est attendue avec impatience par les femmes de Dukingirikibira, qui évoquent déjà les bénéfices en terme de biodiversité mais aussi de revenus que leur apportera ce produit naturel.

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