Nos fruits, c’est notre espoir et notre avenir !

Cassilde, ancienne rapatriée de Tanzanie, participe au projet P3FRUITS, dans le cadre de sa coopérative de producteurs d’agrumes
© PNUD Burundi / Aude Rossignol / 2014 – Cassilde, ancienne rapatriée de Tanzanie, participe au projet P3FRUITS, dans le cadre de sa coopérative de producteurs d’agrumes, principalement des mandarines. La coopérative, par l’intermédiaire de Mandarena, l’usine de transformation des fruits en jus soutenue par le PNUD, peut ainsi mieux écouler sa production et améliorer sensiblement la satisfaction des besoins essentiels de ses membres.

Minago, Rumonge, Bururi - Cassilde, 54 ans, mariée et mère de huit enfants, était autrefois réfugiée en Tanzanie. Elle est depuis rentrée au Burundi, à Minago en province de Bururi où elle habite. Elle fait partie de l’association « P3FRUITS »,  une des coopératives de producteurs de fruits actionnaire dans  l’usine de fabrication de jus de fruits « Mandarena ». Cette entreprise, créée avec notamment le soutien du PNUD et de l’ONG Conseil pour l’éducation et le développement (COPED), garantit un travail à 3600 bénéficiaires directs, dont  50% sont des femmes. Parmi celles-ci, certaines travaillent à l’usine tandis que d’autres sont membres de coopératives de producteurs. Grâce à l’exemple de P3FRUITS, d’autres agriculteurs ont à leur tour créé leurs propres associations de producteurs.

« Quand je suis revenue au pays, j’ai eu la chance de récupérer mes terres et lorsque j’ai appris que P3FRUITS recherchait des producteurs possédant des arbres fruitiers, je suis devenue membre de l’association », explique Cassilde.

« Grâce à P3FRUITS, j’avais enfin trouvé un moyen d’écouler ma production. Plus besoin, comme avant, de courir ici et là pour vendre mes fruits et, quand ce n’est pas la saison des mandarines, je peux amener d’autres fruits pour la transformation en jus », explique Cassilde. Mais elle met également l’accent sur les autres avantages de s’associer en coopératives de producteurs. « Mon intégration dans l’association pour faire groupe avec les autres  membres n’a pas été difficile, car après des années vécues dans un camp de réfugiés, nous avions pris l’habitude  de nous regrouper. Notre entourage a remarqué qu’ensemble, nous avons appris à mieux nous connaître, à mieux nous comprendre mutuellement. Entre membres de l’association, nous avons désormais plus de respect les uns envers les autres ».

À retenir

  • L’entreprise Mandarena a permis la création de 40 emplois directs.
  • Mandarena permet également le travail de 3600 bénéficiaires directs et de 28 800 bénéficiaires indirects, dont 50% de femmes.
  • Les contributions des partenaires au projet (PNUD, COPED, communauté et producteurs) ont permis de constituer un Fonds pour le lancement de Mandarena d’un peu plus de 300 000 US$.

 « Regroupés en association, nous avons également pu suivre des formations dispensées par le COPED. Nous avons ainsi appris à  mieux gérer nos plantations, comme la nécessité d’épargner  pour acheter des insecticides et protéger nos arbres ». Sur ce modèle, chaque coopérative de producteurs a pu ainsi mettre de l’argent de côté pour acheter  différents produits destinés à l’entretien des plantations. « À partir de là, notre association a connu une croissance remarquable et nous avons commencé à vivre de nos fruits », affirme Cassilde.

« Le projet Mandarena constitue un marché que nous cherchons désormais à élargir, afin de mieux écouler nos agrumes. P3FRUITS projette donc d’acheter des terrains pour pouvoir diversifier les productions fruitières et légumières, et ainsi élargir l’offre sur le marché ». Les membres de Mandarena et P3FRUITS envisagent aussi d’aller vendre leurs produits dans d’autres régions du Burundi, afin de créer plus de revenus pour leurs familles  et leur  association. Mais actuellement, le manque d’outils reste  un frein au développement de la production. « Nous n’avons qu’un seul pulvérisateur pour quarante cultivateurs », souligne Cassilde.

« Avant, les fruits étaient peu consommés et considérés comme un simple plaisir, un agrément familial. Ils sont depuis devenus source d’espoirCe sont nos fruits qui nous font vivre, qui nous aident à subvenir à nos besoins, à envoyer nos enfants à l’école », conclue Cassilde.

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