Transformer la corne de vache pour de nouveaux débouchés

© PNUD Burundi/Aude Rossignol/2014 - Alexis Nsavyimana est assistant depuis 25 ans à l’abattoir de Mabanda. Marié et père de cinq enfants.
© PNUD Burundi / Aude Rossignol / 2014 - Alexis Nsavyimana est assistant depuis 25 ans à l’abattoir de Mabanda. Marié et père de cinq enfants. « Aujourd’hui, les responsables du projet d’artisanat sont venus visiter l’abattoir. Ils nous ont appris comment traiter les cornes une fois les bovins abattus pour garantir leur conservation. Ils ont acheté à un bon prix les cornes de vaches que nous avions jetées ».

Vingt cinq bénéficiaires de la province de Makamba ont pris part à une formation de 30 jours sur la transformation de la corne de vache en bijoux et ustensiles ménagers. A côté de ces futurs artisans, une dizaine de travailleurs des abattoirs de la région bénéficieront des retombées économiques de ce projet. L’organisation d’appui, OAA, soutenue par le PNUD, a déjà trouvé un marché aux États-Unis pour la vente des produits en corne.

« J’abats les vaches, je les découpe et prépare la viande pour la vente. C’est un travail que je réalise deux ou trois fois par semaine, en fonction de la demande. À part cela pour faire  vivre ma famille, je cultive la terre sur une parcelle qui m’appartient. Dans le cadre de mon travail à l’abattoir, je suis payé en nature, par kilo de viande. Si j’abats deux vaches, je reçois 4 kilos de viande, que je revends en grande partie à 4000 fbu le kilo.

Ce qu'il faut retenir

  • Aujourd'hui : Alexis reçoit 4 kios de viande pour deux vaches abattues, cela représente 4000 fbu (2,5 dollars E.-U.)
  • Demain : la vente à un bon prix des cornes de vaches qui auparavant étaient jetées peut rapporter jusqu'à 50 dollars E.-U. à chacun des travailleurs de l'abattoir (une dizaine).

« Jusqu’à présent, je jetais les cornes de vaches dans une fosse, car nous ne les utilisions pas. Avec le projet d’artisanat, ce produit que nous considérions comme un déchet va nous rapporter quelque chose ! Aujourd’hui, les responsables du projet d’artisanat sont venus visiter l’abattoir. Ils nous ont appris comment traiter les cornes une fois les bovins abattus pour garantir leur conservation. Ils ont acheté à un bon prix les cornes de vaches que nous avions jetées. J’ai pu recevoir 50 USD. J’ai hâte de voir les objets et bijoux qui seront réalisés avec ces cornes de vaches, et si cela me plaît, j’achèterai peut-être une de ces productions pour ma femme ! »

© PNUD Burundi/Aude Rossignol/2014 - Corneille Namakurira , 67 ans, est cultivateur et revendeur de vaches pour l’abattage à Gitaba, Mabanda au sud du Burundi.
© PNUD Burundi / Aude Rossignol / 2014 - Corneille Namakurira , 67 ans, est cultivateur et revendeur de vaches pour l’abattage à Gitaba, Mabanda au sud du Burundi.

« Je travaille depuis le début de ma carrière en étroite collaboration avec l’abattoir de Gitaba. Mon travail consiste à acheter les vaches auprès des éleveurs, à les amener à l’abattoir pour les abattre et vendre la viande.

Ce qu'il faut retenir

  • Une vache s’achète en moyenne 400 dollars É.-U. Le kilo de viande se vend environ 3 dollars É.-U.
  • Corneille abat 2 ou 3 vaches par semaine, selon la demande. Cette activité lui rapporte entre 2,5 et 5 dollars É.-U. par jour. Le fait d'écouler les cornes régulièrement aux artisans,va lui permettre d'augmenter ses revenus.

« Cette activité me rapporte entre 2,5 et 5 dollars É.-U. par jour. J’abats 2 ou 3 vaches par semaine, cela dépend de la demande. Si les stocks de poissons sont importants dans la région, les gens achètent moins de viande. Si le poisson est rare et cher, nous abattons plus de vaches pour la consommation humaine. 

« Une vache s’achète en moyenne 400 dollars É.-U. Le kilo de viande se vend environ 3 dollars É.-U. le kilo. En ce qui concerne les cornes de vache, jusqu’à présent je n’en faisais rien car elles sont considérées comme un déchet ici ! 

« Le projet d’artisanat va donc m’apporter un plus : si je peux écouler les cornes régulièrement aux artisans, je vais augmenter mes revenus.

« Ici dans la région, nous n’utilisons pas la corne. Auparavant, un vieux monsieur de mon village sculptait la corne de vache et réalisait des sculptures en forme d’oiseau. Mais depuis sa mort, l’activité s’est éteinte ».

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