Combattre la pauvreté est l’affaire de tous

 Régine Barakamfitiye, jeune femme de 38 ans mère de deux enfants, est une ex-combattante qui vit sur la commune d’Isare, dans la province Bujumbura rural
© PNUD Burundi / Aaron Nsavyimana / 2014 - « Nous avons commencé par acheter quelques fruits, afin de les revendre ce qui nous a permis de faire quelques bénéfices. Dès que nous avons eu suffisamment d’argent, nous avons pu acheter une parcelle de terrain pour y mettre notre propre vache, comme nous le souhaitions », témoigne Régine.


Régine Barakamfitiye, jeune femme de 38 ans mère de deux enfants, est une ex-combattante qui vit sur la commune d’Isare, dans la province Bujumbura rural.  Elle est membre de l’association «Dusubize hamwe twibagire ivyabaye», soutenue par le PNUD dans le cadre du projet de lutte contre la pauvreté. « Avant, je menais une vie très difficile avec mes deux enfants et sans mari. Je ne parvenais pas à gagner de quoi acheter à manger, vêtir mes enfants et les envoyer à l’école. Les gens m’évitaient et me considéraient comme une mendiante », explique Régine. Aujourd’hui, les choses ont changé. La jeune maman se déclare satisfaite des changements survenus dans sa vie depuis qu’elle fait partie de l’association. « Aujourd’hui, mes voisins me respectent quand ils voient ce que j’ai accompli avec l’association, mes enfants mangent sainement, vont à l’école comme les autres et je me suis fait construire une maison digne ».

L’association, qui vient en aide aux plus démunis, compte aujourd’hui 17 membres, tous bénéficiaires du projet. « Lors du démarrage du projet, j’ai dû verser une contribution de 70 000 FBU au capital de l’association. Le PNUD a multiplié par trois le montant de ma participation et de celle des autre membres ». Les bénéficiaires du projet doivent aussi apprendre à travailler ensemble et à épargner 1000 FBU sur le revenu de chaque jour. « Cette épargne nous a permis de nous sentir en sécurité en cas de coup dur, même si au début tout cela nous faisait un peu peur », explique Régine.

« Nous avons commencé par acheter quelques fruits, afin de les revendre ce qui nous a permis de faire quelques bénéfices. Dès que nous avons eu suffisamment d’argent, nous avons pu acheter une parcelle de terrain pour y mettre notre propre vache, comme nous le souhaitions ». Cela ne s’est pas arrêté là ! Des experts du Conseil pour le développement intégré (CONSEDI) sont venus pour dispenser conseils et formations, afin d’aider les membres de l’association à développer leur commerce. «  Ils nous ont aidés à aller de l’avant et aussi à gérer nos différents au sein de l’association, sans recourir à la force », raconte Régine.

À retenir

  • L’association, qui vient en aide aux plus démunis, compte aujourd’hui 17 membres, tous bénéficiaires du projet.
  • Chaque participant à l'association a versé 70 000 fbu pour le capital de démarrage.
  • Le PNUD a multiplié par trois le montant des participations au capital initial.
  • Chaque jour, les bénéficiaires du projet doivent épargner 1000 fbu sur leur revenu.

Actuellement l’association est active dans l’achat de récoltes fruitières et de leur revente. Chaque époque de l’année amène une production différente à commercialiser.

Le jour où le CONSEDI et le PNUD cesseront de soutenir le projet de l’association, les bénéficiaires confient qu’ils ne seront pas effrayés, grâce à l’expérience acquise, la solidarité entre les membres et l’avancement du projet. « Un bel avenir nous est garanti, nous pourrons continuer à prendre en main notre destin, aider nos familles et notre communauté. Si l’on considère le chemin parcouru, continuer sans le CONSEDI et le PNUD ne va pas nous poser de problèmes ».

La réussite de tels projets montre que pour sortir de la pauvreté au Burundi, les plus démunis ont tout intérêt à se rassembler, à mettre en commun leurs forces. Créer des associations qui leur permettront de s’ouvrir aux autres et au monde est une façon de favoriser l’entraide entre personnes et entre communautés.

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