Gaston : « apprendre à construire et rebâtir ma vie ! »

© PNUD Burundi/Aude Rossignol/2013 - Gaston, ex-combattant, a rejoint le programme de création d'emploi du PNUD. Il espère développer sa propre entreprise.
© PNUD Burundi/Aude Rossignol/2013 - Gaston, ex-combattant, a rejoint le programme de création d'emploi du PNUD. Intéressé par le domaine de la construction, il espère développer sa propre entreprise dans ce domaine.


Je m'appelle Gaston Simbona, natif de Mutimbuzi, dans la zone de Bujumbura Rural j’ai 37 ans. Marié, je suis père de deux enfants de cinq et deux ans. Pendant la guerre, j’ai quitté l’université où j'étudiais le droit en 2005 pour rejoindre les groupes rebelles armés. Je suis revenu dans ma famille en 2009.

De retour au village, l’accueil de ma communauté a été froid. Toute la population s’est liguée contre moi. Les villageois pensaient que j’étais revenu pour leur faire du mal et créer des violences. J’avais peur également, car tout le monde me fuyait.

Avoir fait partie un jour d’un groupe rebelle m'a aussi barré le chemin vers l’emploi. Les gens savent qui vous êtes et ne vous font pas de cadeau si vous n’avez pas la bonne étiquette ! J’ai travaillé comme enseignant vacataire dans des écoles privées où j’enseignais le français et la géographie. Mais je n’ai jamais pu avoir d’emploi stable.

C’est mon histoire personnelle qui m’a amené ici dans un programme de réinsertion sociale à effectuer des travaux manuels malgré mon diplôme universitaire. C’est une des conséquences de l’histoire socio politique du pays. Mais au bout du compte je suis content de participer à ces travaux de construction.

À retenir

  • Un ensemble de programmes et projets facilitent la réintégration socio-économique durable des communautés fragilisées. Les interventions comportent entre autres l’accès à un logement décent, l’accès aux services sociaux de base ainsi qu’aux moyens et ressources de création d’emplois.
  • La création d’emplois rapides et temporaires apporte aux bénéficiaires un salaire journalier de 3000 FBu (2 dollars US). Un tiers est dévolu à l’épargne afin de permettre la création d’Associations génératrices de revenus (AGR)

J’ai eu la chance d’être sélectionné pour participer à ce programme de création d’emploi du PNUD. C’est une opportunité unique pour moi, car après les trois mois de travaux de construction, nous allons nous regrouper et former des associations professionnelles. L’accompagnement du PNUD nous permettra de créer des structures sérieuses.

Nous avons déjà eu quelques séances de sensibilisation sur la création d’entreprises. La petite somme que nous sommes en train d’économiser pour le lancement de nos associations génératrices de revenus va être multipliée par trois par le PNUD, car nous sommes tellement pauvres que nous sommes incapables de créer une entreprise par manque de capital.

Au-delà du capital, nous aurons réellement besoin d’accompagnateurs professionnels pour suivre ces associations et les aider à tirer le meilleur des opportunités locales. Les bénéficiaires attendent donc avec impatience les formations. À Mutimbuzi, c’est la première fois que nous avons une telle opportunité de trouver du travail. Notre souci est de continuer dans la durée, dans la même dynamique et d'améliorer nos compétences.

Je ne suis pas encore certain du type de projet que j’ai envie de mettre sur pied. J’ai à la fois envie de me lancer dans le domaine de l’agriculture et de l’élevage. Mais j’aimerai aussi apprendre un métier comme la maçonnerie et manipuler les machines utilisées dans le domaine de la construction. Pour le moment sur le chantier j’aide à faire les mélanges pour les briques, cela m’intéresse, j’apprends beaucoup.

Nous travaillons avec des personnes d’origines diverses, on parvient à se parler, à dialoguer, on oublie le passé. Avec les rapatriés du camp de Mtabila, tout se passe bien, ce sont des travailleurs sérieux, nous apprenons à nous connaître.

Avec le temps, les choses finissent par s’apaiser. Et maintenant que j'ai suivi ces programmes de réinsertion sociale, je suis devenu un père comme les autres qui vaque paisiblement à ses activités. Ma femme est agricultrice. Elle a étudié la couture mais nous n’avons pas assez d’argent pour le moment pour acheter une machine à coudre. Cela fera partie de nos projets de famille lorsque le PNUD nous aura permis de créer notre entreprise.

PNUD Dans le monde

Vous êtes à PNUD Burundi 
Aller à PNUD Global

A

Afghanistan Afrique du sud Albanie Algérie Angola Arabie saoudite Argentine Arménie Azerbaïdjan

B

Bahreïn Bangladesh Barbade Bélarus Bélize Bénin Bhoutan Bolivie Bosnie-Herzégovine Botswana Brésil Bureau du Pacifique Burkina Faso Burundi

C

Cambodge Cameroun Cap-Vert Centrafrique (République centrafricaine) Chili Chine Chypre Colombie Comores Congo (République démocratique du) Congo (République du) Corée (République populaire démocratique de) Costa Rica Côte d'Ivoire Croatie Cuba

D

Djibouti

E

Egypte El Salvador Emirats arabes unis Equateur Erythrée Ethiopie

G

Gabon Gambie Géorgie Ghana Guatemala Guinée Guinée-Bissau Guinée équatoriale Guyane

H

Haïti Honduras

I

Ile Maurice et Seychelles Inde Indonésie Irak (République d') Iran

J

Jamaïque Jordanie

K

Kazakhstan Kenya Kirghizistan Kosovo (selon RCSNU 1244) Koweït

L

Laos Lesotho Liban Libéria Libye L’Ex-République yougoslave de Macédoine

M

Madagascar Malaisie Malawi Maldives Mali Maroc Mauritanie Mexique Moldova Mongolie Monténégro Mozambique Myanmar

N

Namibie Népal Nicaragua Niger Nigéria

O

Ouganda

P

Pakistan Panama Papouasie-Nouvelle-Guinée Paraguay Pérou Philippines Programme palestinien

R

République dominicaine Russie (Fédération de) Rwanda

S

Samoa São Tomé-et-Principe Sénégal Serbie Sierra Leone Somalie Soudan Soudan du Sud Sri Lanka Suriname Swaziland Syrie

T

Tadjikistan Tanzanie Tchad Thaïlande Timor-Leste Togo Trinité et Tobago Tunisie Turkménistan Turquie

U

Ukraine Uruguay Uzbekistan

V

Venezuela Viet Nam

Y

Yémen

Z

Zambie Zimbabwe