La création de micro-entreprises, un levier pour l'autonomisation
des femmes

 Mainess Nintunze, 41 ans,  veuve et mère de 5 enfants, est une ancienne rapatriée de Tanzanie.
© PNUD Burundi/Aude Rossignol/2013 - Mainess Nintunze, 41 ans, veuve et mère de 5 enfants, est une ancienne rapatriée de Tanzanie. Elle est la Vice présidente de l'Association génératrice de revenus (AGR) TUGIRE ISHAKA MU BIKORWA (Ayons le courage de travailler). Les membres de l'association ont créé leur propre restaurant.

Mutambara, province de Rumonge - Un petit local se dresse au milieu des vendeuses de fruits et d’huile de palme au bord de la route principale qui relie Bujumbura à la frontière tanzanienne. Il est treize heures, une dizaine de personnes s’affairent aux fourneaux et au service des clients. De jolies nappes fleuries se détachent avec élégance des murs fraîchement crépis de blanc. Un jeune client est en train d’écraser un quartier d’avocat sur son assiette de haricots et de riz. Tout semble frais et délicieux, malgré la simplicité du repas. Ici on mange le midi  pour 700 fbu, soit 0,4 USD… Les thés et cafés du matin coûtent 200 fbu soit 0,15 USD. Les clients sont principalement des habitants du quartier ou des voyageurs de passage qui reprennent des forces avant de continuer la route vers la Tanzanie.

Ce qu'il faut retenir

  • Dans le restaurant de l'association de Mainess, on mange le midi pour 700 fbu, soit 0,4 USD. Par mois, l'association peut rassembler un bénéfice net de 100 000 fbu. (65 USD)
  • Le projet de restaurant compte 3 femmes et 7 hommes.
  • Chacun des membres de l'association a épargné 70 000 fbu (45 USD). Le PNUD a triplé la somme de chaque épargnant.
  • Au final, avec un capital de départ de 8 400 000 fbu (4800 USD), l'association a pu ouvrir le restaurant

Mainess Nintunze, a 41 ans. Elle est veuve et mère de 5 enfants. Sa famille s’est réfugiée en Tanzanie en 1972 mais elle a décidé de rentrer avec ses enfants au Burundi en 2005 pour retrouver sa terre natale. Elle a été élue Vice Présidente de l’association TUGIRE ISHAKA MU BIKORWA (Ayons le courage de travailler), dont l’activité phare est la restauration. Cette initiative est soutenue par le PNUD dans le cadre des projets de réintégration et de développement local.

« Nous avons d’abord travaillé dans les services de travaux communautaires, en réhabilitant une piste rurale de 6 km. Sur le salaire perçu pour ces travaux, nous avons chacun pu épargner 70 000 fbu (45 USD) ; une somme triplée par le PNUD.  Nous nous sommes regroupé à 30 et nous avons décidé d’ouvrir notre propre restaurant. Nous avons choisit cette activité car beaucoup de personnes passent à Mutambara, et la restauration est une des activités les plus rentables.

© PNUD Burundi/Aude Rossignol/2013© PNUD Burundi/Aude Rossignol/2013 - Un jeune client est en train d’écraser un quartier d’avocat sur son assiette de haricots et de riz. Tout semble frais et délicieux, malgré la simplicité du repas. Ici on mange le midi pour 700 fbu, soit 0,4 USD

« Notre capital de départ était de 8 400 000 fbu (4800 USD). Cette somme nous a permis d’acheter un petit terrain, d’y construire notre restaurant et de l’équiper de matériel et de meubles. Dans notre projet, il y a 23 femmes et 7 hommes. Nous avons ouvert notre restaurant il y a 6 mois. Nous travaillons par groupe de cinq pendant trois jours successif. Et puis un autre groupe reprend la relève. Une personne va puiser l’eau, une autre nettoie les lieux, d’autres s’occupent de la cuisine, prennent les commandes et servent les clients…

« Aujourd’hui, nous faisons des bénéfices. Le nombre d’assiettes vendues dépend d’un jour à l’autre. Nous pouvons servir jusqu’à 60 couverts, et en un mois nous pouvons rassembler un bénéfice net de 100 000 fbu (65 USD). Les défis auxquels nous faisons face sont le manque de bois de chauffage pour cuire les aliments, le manque de matériel. Nous avions acheté un groupe électrogène mais il est tombé en panne. Nous souffrons d’une pénurie en lait : il n’y a pas assez de vaches dans la région… Mais les alternatives commencent à se mettre en place : Au fur et à mesure que nos bénéfices s’accumulent, nous pensons nous approvisionner en bois et en lait dans d’autres régions.

Le projet change peu à peu la vie de ma famille : Je parviens à payer les frais scolaires de mes enfants, à prendre du thé ici et à bien manger. Mais cette activité ne suffit pas à remplir tous les besoins, alors comme les autres membres je continue à travailler ailleurs. Je cultive la terre des voisins pour récolter de quoi nourrir les enfants. Je rêve de diversifier les activités de notre association, vendre des fruits et légumes pour que nos voisins viennent se fournir chez nous. Ces  projets verrons le jour dans un avenir proche : nous économisons jusqu’à ce qu’il y ait assez de fonds pour développer ces projets futurs.

Notre association nous apporte plus qu’un revenu complémentaire : un réseau de solidarité a aussi vu le jour. Quand un membre de l’association a des problèmes, les autres le soutiennent. Des voleurs sont venus chez moi et ont emportés tous mes biens. Les membres de l’association m’ont aidé et ont acheté des pagnes et le minimum de base pour que je puisse continuer à vivre ».

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