Secteur minier : le Chili, une inspiration pour le Burundi ?

17 juin 2013

© PNUD Burundi/Aude Rossignol/2013 - Le secteur minier est actuellement peu exploité au Burundi et ne représente que 1% du PIB. Les données géologiques disponibles sont faibles et le pays manque d’une politique minière pointue qui stimule le développement et attire les investisseurs.

Par Aude Rossignol

Burundi, Bujumbura - Quels sont les points communs entre le Chili et le Burundi ? Deux petits pays isolés, difficiles d’accès et surtout… riches en minerais et autres ressources naturelles extractives. La différence ? Le Chili a pris une sérieuse longueur d’avance en développant son secteur minier, devenu en quelques décennies le moteur de développement de la nation. Les bénéfices de la mine concourent à 15,2 pour cent du PIB, estimé dans sa totalité à 249 millions de dollars en 2011. Ce pays d’Amérique latine a construit un cadre et un environnement adéquat pour que les activités extractives deviennent des actions de développement durables pour le pays.

Dans un esprit de coopération Sud-Sud, le PNUD a facilité une mission au Burundi de M. Rodrigo Urquiza, chargé d’affaires internationales à la Commission chilienne des mines. Les objectifs ? D’une part, partager avec le gouvernement, le parlement, la société civile et le secteur privé du Burundi l’expérience positive de son pays dans le domaine de l’exploitation minière. D’autre part, apporter un éclairage dans la révision du code minier burundais.

Le secteur minier est actuellement peu exploité au Burundi et ne représente que 1 pour cent du PIB. Les données géologiques disponibles sont faibles et le pays manque d’une politique minière pointue qui stimule le développement et attire les investisseurs. Pourtant, le Burundi dispose d’un potentiel minier intéressant qui est principalement constitué de minéralisations de nickel, de vanadium, de phosphates, de tourbe, de calcaire, etc. Actuellement, les activités sont limitées à des exploitations artisanales opérant dans le secteur informel.

Plusieurs sociétés étrangères se montrent intéressées par la recherche et la mise en valeur des ressources minérales. Mais des obstacles retardent l’exploitation industrielle : la nécessité de développer les infrastructures (transport et énergie) et la création de régimes contractuels et fiscaux compétitifs pour attirer les investissements. Afin de soutenir la volonté du gouvernement du Burundi de se doter d’un cadre optimal pour le développement du secteur minier, M. Urquiza a rencontré et conseillé des représentants de l’Assemblée nationale, du Sénat, du ministère de l’Énergie et des Mines, des universités, de la société civile et des médias. L’objet de ses réunions était de partager l’expérience du Chili, en exposant le parcours réussi de cette nation qui dans un passé proche, faisait encore face à d’énormes défis dans la lutte contre la pauvreté.

Intégrer et protéger l'extraction artisanale

Conférence-débat avec les universitaires, la presse et la société civile autour de la question des mines Le Chili exploite ses ressources minières depuis très longtemps, bien avant l’arrivée des conquistadors. Après une période de crise dans les années 70 qui avait conduit au retrait des investisseurs étrangers, le pays a fait le pari dans les années 80 de devenir une nation ou l’exploitation minière deviendrait le moteur du développement. M. Urquiza s’est entretenu longuement et avec passion sur les mécanismes mis en place pour attirer les investisseurs et les compétences utiles pour valoriser, entre autres minerais, la réserve de cuivre la plus importante au monde.

Selon lui, les clés de la réussite ont été la stabilité politique, sociale et légale du pays, la construction d’infrastructures de qualité, la formation professionnelle de pointe du personnel et l’anticipation permanente des challenges. Un pays qui se projette dans l’avenir nécessite un code minier qui donne toutes les garanties aux investisseurs et assure leur contribution au développement du pays. Il a insisté sur la mise en place d’une législation avantageuse et sécurisante qui redonne confiance aux investisseurs tant nationaux qu’internationaux.

Le pari réussi du Chili l’a conduit aujourd’hui à une situation économique et sociale enviable : un faible taux de chômage faible d'à peine 6 pour cent, 40 pour  des investissements dans le secteur minier effectués par les chiliens eux-mêmes, 43eme place au classement Doing Business… Malgré l’importante présence de l’industrie minière de grande échelle, le pays n’a pas laissé de côté les exploitants artisanaux : le gouvernement a créé une structure légale, l’ENAMI, chargée de l’encadrement des artisans dans la sécurisation, la professionnalisation de leur travail et l’accès au marché.

Les interventions de M. Urquiza ont soulevé un grand intérêt auprès de toutes les audiences rencontrées au Burundi.

Dans les mois à venir, le PNUD va s’engager davantage dans le soutien au développement du secteur minier au Burundi : un projet d’assistance technique préparatoire pour le renforcement du cadre légal, réglementaire et institutionnel des secteurs de l’énergie et des mines vient d’être signé entre le ministère de l’Énergie et des Mines et le PNUD.

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