Mines : un atout pour le développement du Burundi

26 juin 2013

© PNUD Burundi/Aude Rossignol/2013 - M. Rodrigo Urquiza, expert chilien, vient de séjourner au Burundi pour partager son expérience avec les différents protagonistes burundais intéressés par la question minière. Son séjour au Burundi a été facilité par le PNUD dans le cadre de la coopération sud-sud.

Par Aaron Nsavyimana

Burundi, Bujumbura - Le Burundi est un petit pays pauvre, à cheval entre l’Afrique centrale et l’Afrique de l’est, qui pourtant regorge de gisements de minerais (nickel, de vanadium, de phosphates, de tourbe, de calcaire, or, etc.) actuellement non encore explorées.

Alors qu’elles représentent un atout majeur pour son développement, les rares exploitations tentées jusqu’ici ont été faites de manière artisanale et à ciel ouvert, conditions qui mettent en danger la vie des mineurs. Cette exploitation non contrôlée hypothèque en outre l’avenir de l’environnement et la sécurité des personnes et animaux souvent victimes des exploitations qu’ils abandonnent à ciel ouvert. Aujourd’hui, le pays est déterminé à tirer profit de son sous sol. Une loi régissant les mines est sur la table du parlement. En même temps, le gouvernement manifeste la volonté de s’inspirer de l’expérience d’autres pays qui ont fait du secteur minier le tremplin du développement.

C’est dans cette perspective que M. Rodrigo Urquiza, expert chilien, vient de séjourner au Burundi pour partager son expérience avec les différents protagonistes burundais intéressés par la question minière. Il s’agit des techniciens du gouvernement, le parlement, la société civile, les médias, les universitaires et le secteur privé. Son séjour au Burundi a été facilité par le PNUD dans le cadre de la coopération sud-sud.

Quelles sont les similitudes entre les deux pays ?

Le Burundi est un pays post-conflit, pauvre qui fait face aux problèmes économiques. Dans les années 70, le Chili était un pays pauvre à l’instar du Burundi. La crise frappe, la récession bat son plein, les partenaires étrangers plient bagages. Le réveil ? Les années 80 ont été marquées par une prise de conscience. Le gouvernement prend le secteur des mines comme fer de lance du développement. Sur place, le gouvernement et les investisseurs nationaux manquent de moyens pour l’exploration et l’exploitation des mines. Face à ce problème il faut opérer un bon choix. La solution à portée de mains est l’ouverture du marché aux investisseurs étrangers qui ont suffisamment de capitaux.

Tout commence par la construction d’un climat de confiance. L’investissement dans les mines coûte cher et personne ne peut risquer ses fonds sans assurance de sécurité pour ses investissements. Décidé de faire du Chili un pays minier (il repose sur la plus grande réserve mondiale du cuivre), le gouvernement entreprend alors le nettoyage de la loi. Les entreprises qui se lancent dans la prospection et l’exploration bénéficient de licences d’exploitation exclusive de 15 à 20 ans et ont le droit vendre leurs brevets. De quoi stimuler les grandes multinationales.

Parallèlement, le pays entreprend la formation de ses cadres, les envoie en formation dans les pays à forte tradition d’exploitation minière et ouvre des sections dans trois universités dans le domaine. En même temps, pour ne pas créer de frustrations auprès de miniers traditionnels, il encadre leurs activités en assurant particulièrement le marché.

Aujourd’hui, les chiliens sont devenus de grands experts dans le domaine des mines. La preuve ! 40 pour cent des mines opérationnelles sont de droit chilien. Le résultat actuel est que les minerais par leurs contributions de 15 pour cent au PIB ont fait sortir le pays de la pauvreté et l’ont hissé au rang de pays émergeant. En effet, les entreprises minières installées au Chili ont apporté technologie, infrastructures de transport, écoles et santé, eau et les normes internationales qui ont permis au pays de se métamorphoser. Ce changement est le fruit de la stabilité politique, sociale et juridique qui a conduit à la signature de 60 contrats d’exploitation minière. Le Burundi marque un pas

Selon M. Urquiza, le Burundi, vient de marquer un pas en rédigeant un projet de loi régissant les mines. Néanmoins, il est trop tôt de dire que ce projet va directement attirer les investisseurs. Le pays doit décider s’il veut être un pays minier ou agricole. Assurer un environnement légal alléchant et toutes les autres conditions nécessaires pour la sécurisation des investissements.

Le Chili a par exemple assuré la levée de main mise du gouvernement sur le produit des mines en confiant l’octroi de permis à la cour des comptes et la redistribution des recettes minières par le sénat dans les différents segments de la vie du pays. Il est néanmoins évident que si le Burundi mise beaucoup sur les mines pour développer de son économie, il est loin du bout du compte. La stabilité politique et sociale, les infrastructures adéquates et une législation incitant les investisseurs sont des facteurs incontournables pour récolter les dividendes de sons sous-sol. Également, faut-il compter un temps réel entre la prospection, l’exploration et l’exploitation pour bénéficier de l’argent des mines.

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