Quand la démographie menace la sécurité alimentaire et le développement

3 juil. 2013

@ PNUD Burundi - L’urgence est d’abord de ramener le taux de croissance démographique de 2,4 à 2 pour cent. Pour y parvenir, Il s’agit notamment d’ici 2015 d’augmenter l’âge moyen de la mère à la naissance du premier enfant de 23,5 à 25 ans et de ramener le taux de prévalence de la contraception de 19 à 28 pour cent.

Par Aaron Nsavyimana

BUJUMBURA -
À moins de 1000 jours de 2015, date de réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), le  Burundi fait le bilan. Il évalue son parcours et prépare délicatement un nouveau départ. Pour les spécialistes du développement, le prochain parcours sera ardu. Surtout qu’il est appelé à maitriser sa démographie devenue un véritable sujet de préoccupation au Burundi. Son impact sur la vie socio-économique empêche le pays d’avancer vers le progrès.  En effet l’agriculture, principale activité économique, est menacée par la croissance démographique galopante. Telle une trainée de poudre, cette situation amplifie les problèmes de sécurité alimentaire et de pauvreté à travers tout le pays.   Maîtriser la démographie est une priorité pour le pays. Le défi est si épineux que dans l'étude «nbsp;Vision Burundi 2025 » il est  clairement indiqué que : « Maîtriser la croissance démographique et assurer la sécurité alimentaire constituent un pilier essentiel car, avant de s’occuper de tout autre service à offrir à la population, il faut la nourrir ».

 En fait, la réalité du Burundi ne donne guère de signaux encourageants. Le pays offre peu d’opportunités d’emplois pour désengorger le monde rural et libérer les terres déjà exigües et surexploitées (0,5 ha en moyenne par famille). Le fort taux  de fécondité de 6 enfants par femme et la jeunesse de sa population (la moitié de la population est âgée de moins de 17 ans) viennent s’ajoutent aux ingrédients de cette problématique. L’agriculture pratiquée de manière traditionnelle sur des terres limitées n’offre pas la possibilité aux paysans d’améliorer leur niveau de vie.

Cette pression démographique exerce en outre une destruction irréparable sur l’environnement, occasionnant des changements climatiques, source de la désorganisation des saisons agricoles et de la réduction des rendements.

Maîtriser le taux de natalité : la priorité
L’urgence est d’abord de ramener le taux de croissance démographique de 2,4 à 2 pour cent.  Pour y parvenir, des mesures d’accompagnement sont indispensables. Il s’agit, notamment d’ici 2015, d’augmenter l’âge moyen de la mère à la naissance du premier enfant de 23,5  à 25 ans et  de ramener le taux de prévalence de la contraception de 19 à 28 pour cent.

De plus, le pays a autant besoin d’un engagement de ses gouvernants que de ses partenaires. À cet effet, les décideurs sont invités à dépasser le stade des déclarations d’intention et à enclencher de vigoureuses actions visant à faire passer la fécondité de 6 à 3 enfants par femme d'ici à 2025.

Une agriculture respectueuse de l’environnement doit s’imposer au Burundi pour atteindre la souveraineté alimentaire. Dans ce sens, une production vivrière compatible avec la gestion durable des ressources naturelles et des écosystèmes devient incontournable. Il est aussi indispensable de consacrer une attention tout à fait particulière à la limitation du gaspillage alimentaire lors de la récolte, de la conservation, de la transformation et de la commercialisation.

Aujourd’hui, l’analyse des discours politiques montre que la volonté de relever les défis de la démographie et de la sécurité alimentaire est une évidence au Burundi. Au-delà des déclarations, des actions de sensibilisation et de grande envergure doivent être mises en œuvre afin de briser les pratiques socio-culturelles qui constituent le principal nœud du problème. On note ici la mentalité pro-nataliste des burundais, une certaine conception de la propriété qui conduit au morcellement infini des terres, la destruction des réserves naturelles ainsi que les pratiques culturales et d’élevage traditionnelles. La dispersion de l’habitat, l’allocation de budgets insuffisants au secteur de l’agriculture viennent allonger cette liste, ce qui ne favorise ni la recherche ni l’encadrement du producteur. Telles sont les zones d’ombre qu’il faudra éclairer pour développer un programme post-2015 porteur d’espoir pour les burundais.

Le pays peut toutefois compter sur ses partenaires au développement, dont le PNUD qui l’appuie dans la définition de sa politique post-2015. Pour pallier le déficit de la production agricole dû au manque de terre, le PNUD aide aussi le pays à développer avec les communautés des emplois non agricoles (métiers, artisanat, petites unités de transformation agricoles et non agricoles) qui participent aussi à la valorisation des terres. Il s’agit dans ce cas de projets qui protègent l’environnement, contribuent à la sauvegarde de la biodiversité et à la lutte contre les changements climatiques.

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