Le déficit en énergie électrique du Burundi va continuer d’augmenter d’ici 2017

16 déc. 2013

© PNUD Burundi/Aude Rossignol/2013 - Résorber la faiblesse de la production d’électricité devrait permettre, à terme, de mettre fin au manque de fiabilité quant à sa disponibilité, mettant fin aux délestages et variations de tension qui constituent au final les obstacles majeurs au développement de l’industrie, de l’artisanat et des services.

Par Aaron Nsavyimana

Burundi, Bujumbura - Le Burundi enregistrera un déficit énergétique estimé à 20 MGW durant la période 2014-2015, un déficit qui devrait se creuser davantage d’ici 2017. En effet, les études récentes de planification menées par le ministère en chargé de l’énergie montrent que cette rareté continuera d’augmenter, dans la mesure où les investissements préconisés ne pourront établir l’équilibre énergétique qu’à l’horizon 2017/2018.

Se basant sur ces études, la Secrétaire permanente au ministère de l’Énergie et des Mines, Mme Justine Nisubire, soutient cette thèse en affirmant que les problèmes de disponibilité en énergie électrique pourraient perdurer, particulièrement durant la saison sèche qui enregistre régulièrement une baisse des capacités hydrauliques pouvant atteindre 50 pour cent.

Pour remédier à cette situation, le gouvernement burundais a initié, avec l’appui du PNUD, l’élaboration d’une stratégie nationale de développement des énergies nouvelles et renouvelables (solaire, éolien, biogaz, géothermique et tourbe), afin qu’il y ait des actions concrètes, en vue de répondre aux besoins en énergie, tout en préservant l’environnement. L’enjeu majeur est qu’à l’horizon 2030, le Burundi puisse réussir à établir un équilibre entre l’offre et la demande en matière énergétique.

Les énergies nouvelles et renouvelables permettront de préserver la ressource bois dont la disruption progressive précarise fortement la vie des populations burundaises. Le dernier rapport national sur les OMD, édition 2012, tire la sonnette d’alarme. « Elle met en exergue la forte dégradation des ressources forestières et des écosystèmes qui est due à la forte densité démographique et la pression qu’elle exerce sur la terre et les ressources environnementales, et estime que si rien n’est fait pour inverser la tendance actuelle, le Burundi n’aura plus de forêt dans 29 ans ». Le déclin du couvert forestier a déjà causé de grands dommages environnementaux comme l’érosion, les glissements de terrain et la baisse de la fertilité des sols. Il va davantage peser sur l’avenir du pays si des mesures adéquates ne sont pas prises à temps pour freiner le dérèglement provoqué sur l’écosystème.

« Ce constat, très inquiétant, nous interpelle tous et appelle à l’action sans perdre de temps. L’adoption d’une stratégie sur les énergies nouvelles et renouvelables vient donc à point nommé et nous sommes heureux de constater que dans le projet qui va être présenté, des solutions adaptées au contexte burundais existent et sont à la portée du pays notamment dans le sous-secteur si sensible du bois », note le directeur pays du PNUD, M. Xavier Michon.

A noter que le bois occupe 100 pour cent dans la couverture de l’énergie domestique, 95 pour cent dans la balance énergétique nationale, les produits pétroliers et la tourbe pouvant se substituer au bois n’occupent respectivement que 2,5 et 0,05 pour cent.

Alors que l’accès à l’énergie est considéré comme un élément moteur du développement socio-économique, le Burundi vient s’ajouter au groupe des pays les plus en retard dans le monde en matière d’accès à l’énergie, dans la mesure où le taux d’accès à l’électricité de sa population est inférieur à 5 pour cent contre une moyenne de 16 pour cent en Afrique subsaharienne.

Les conséquences directes de cette insuffisance en énergie sont : la couverture incomplète des besoins en rapport avec la mécanisation et la conservation des produits agricoles, le développement et la diversification des activités économiques, l’extraction et la transformation de minerais, un meilleur climat des affaires propice aux investissements du secteur privé et l’amélioration de systèmes de santé et d’éducation.

Résorber la faiblesse de la production d’électricité devrait permettre, à terme, de mettre fin au manque de fiabilité quant à sa disponibilité, mettant fin aux délestages et variations de tension qui constituent au final les obstacles majeurs au développement de l’industrie, de l’artisanat et des services.

Le faible taux de pénétration en milieu rural a lui pour effets néfastes : de limiter l'accès aux services sociaux de base, comme les centres de santé, et de diminuer le temps disponible pour les activités génératrices de revenus.

Pour le Burundi, le chemin à parcourir pour parvenir au même niveau que la plupart des pays africains, est encore long. En effet, force est de constater qu’en dépit du faible niveau de consommation, les capacités nationales de production d’énergie électrique sont inférieures aux besoins alors que le nombre d’abonnés lui s’accroit.

PNUD Dans le monde

Vous êtes à PNUD Burundi 
Aller à PNUD Global

A

Afghanistan Afrique du sud Albanie Algérie Angola Arabie saoudite Argentine Arménie Azerbaïdjan

B

Bahreïn Bangladesh Barbade Bélarus Bélize Bénin Bhoutan Bolivie Bosnie-Herzégovine Botswana Brésil Bureau du Pacifique Burkina Faso Burundi

C

Cambodge Cameroun Cap-Vert Centrafrique (République centrafricaine) Chili Chine Chypre Colombie Comores Congo (République démocratique du) Congo (République du) Corée (République populaire démocratique de) Costa Rica Côte d'Ivoire Croatie Cuba

D

Djibouti

E

Egypte El Salvador Emirats arabes unis Equateur Erythrée Ethiopie

G

Gabon Gambie Géorgie Ghana Guatemala Guinée Guinée-Bissau Guinée équatoriale Guyane

H

Haïti Honduras

I

Ile Maurice et Seychelles Inde Indonésie Irak (République d') Iran

J

Jamaïque Jordanie

K

Kazakhstan Kenya Kirghizistan Kosovo (selon RCSNU 1244) Koweït

L

Laos Lesotho Liban Libéria Libye L’Ex-République yougoslave de Macédoine

M

Madagascar Malaisie Malawi Maldives Mali Maroc Mauritanie Mexique Moldova Mongolie Monténégro Mozambique Myanmar

N

Namibie Népal Nicaragua Niger Nigéria

O

Ouganda

P

Pakistan Panama Papouasie-Nouvelle-Guinée Paraguay Pérou Philippines Programme palestinien

R

République dominicaine Russie (Fédération de) Rwanda

S

Samoa São Tomé-et-Principe Sénégal Serbie Sierra Leone Somalie Soudan Soudan du Sud Sri Lanka Suriname Swaziland Syrie

T

Tadjikistan Tanzanie Tchad Thaïlande Timor-Leste Togo Trinité et Tobago Tunisie Turkménistan Turquie

U

Ukraine Uruguay Uzbekistan

V

Venezuela Viet Nam

Y

Yémen

Z

Zambie Zimbabwe