Processus de transition post BNUB : un dialogue nécessaire

26 mars 2014

© PNUD Burundi/Aude Rossignol/2014 - M. Parfait Onanga-Anyanga Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies au Burundi et Mme Rosine Sori Coulibaly, Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies et Coordonnateur résident des Nations Unies au Burundi au cours de leur intervention à la presse à propos du processus de transition du BNUB et de l’engagement des Nations Unies au Burundi.


Par Aude Rossignol

Ce mercredi 26 mars, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies (SRSG), M. Parfait Onanga Anyanga, et la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies au Burundi, Mme Rosine Sori-Coulibaly, ont rencontré la presse pour aborder le processus de transition du BNUB et de l’engagement des Nations Unies au Burundi.

En effet, le  13 février dernier, le Conseil de sécurité des Nations Unies a rendu publique la Résolution 2137 (2014) qui « prie le Secrétaire général de préparer la transition du BNUB et le transfert des responsabilités appropriées à l’équipe de pays des Nations Unies d’ici au 31 décembre  2014 ».

Cette décision a d’abord soulevé des inquiétudes dans l’opinion publique burundaise et les médias, préoccupés par le climat de tension qui s’installe au Burundi dans la perspective des élections 2015. Dans l’objectif de clarifier la situation et pour réitérer l’engagement des Nations Unies au Burundi, les plus hauts représentants du BNUB et du Système des Nations Unies ont organisé ce café de presse pour échanger avec les journalistes.

M. Onanga-Anyanga dans son introduction a rappelé que le retrait du BNUB s’inscrit dans le processus normal d’évolution  des missions de consolidation de la paix des Nations Unies présentes dans les pays post-conflits, où elles sont appelées à évoluer vers l’Équipe pays.

Le processus est déjà en marche : des consultations avec les autorités burundaises compétentes ont abouti à la tenue, le 18 mars dernier, de la première réunion du Groupe de direction de la Transition. Cette entité, qui se réunira chaque mois, a été établie à la demande du Conseil de sécurité pour orienter et superviser le processus de transition et accompagner l’exécution du mandat du BNUB jusqu'à la fin de cette année.

Le transfert de responsabilités du BNUB aux agences, fonds et programmes des Nations Unies, par ailleurs très impliqués dans le processus de transition, atteste que les Nations Unies resteront au Burundi au-delà de 2014. Les institutions onusiennes vont continuer à appuyer les efforts nationaux vers la consolidation de la bonne gouvernance, le renforcement de l’indépendance de la justice, le développement économique et l’appui aux citoyens les plus vulnérables.

Construire une démocratie conviviale

Les questions formulées par la presse et qui ont suivi les discours d’ouverture ont laissé transparaître la préoccupation des journalistes quant aux tensions politiques et sociales en cours au Burundi.

M. Onanga-Anyanga a rappelé dans les échanges que « l’expérience démocratique n’est jamais une expérience aisée et qu’elle se déploie avec des soubresauts. Il faut demeurer en la matière absolument orienté vers l’objectif final qui est de voir installé dans ce pays une démocratie conviviale (… ) nous ne sommes qu’à un an des prochaines élections qui suscitent déjà tant de polémiques. Il faut très vite faire baisser la tension et recentrer le dialogue sur ce qui est fondamental pour le pays (…) J’ai eu l’occasion de visiter votre pays et d’aller dans pas mal de régions. J’ai été fasciné par la maturité politique des gens ordinaires. À travers nos échanges j’ai pu apprécier sincèrement la qualité de leurs aspirations nobles. Vous êtres dans un pays qui vit une expérience politique assez unique.  Le génie de la démocratie est sorti de la bouteille au Burundi et il sera extrêmement difficile de l’y remettre ! C’est un privilège que vous avez, même si l’expérience n’est pas toujours facile »…

Sur la question des droits de l’homme, il a précisé que « Le départ du BNUB ne marquera pas la fin de la capacité des Nations Unies à accompagner le Burundi dans la promotion des droits de l’homme. Le Bureau des Nations Unies comprend en son sein un bureau du Haut Commissariat pour les Droits de l’Homme qui a un accord séparé avec le Burundi depuis plusieurs années. Cette entité demeurera donc dans le pays pour accompagner ce domaine précis ».

Madame Rosine Sori-Coulibaly s’est exprimée sur les liens qui unissent la paix et de développement, réitérant l’engagement des Nations Unies à travailler conjointement sur ces deux axes. « Lorsqu’un pays produit une richesse mais qu’elle n’est pas équitablement répartie, cela peut exacerber les problèmes. Le développement est un processus de long terme. Il est difficile d’infléchir sur la situation du jour au lendemain mais c’est à travers de bonnes politiques et de bons programmes et un bon mécanisme de bonne gouvernance que l’on peut arriver à changer la situation tout en renforçant les capacités institutionnelles et humaines. C’est pour cela que les Nations Unies travaillent beaucoup dans le renforcement des capacités à travers la formation et aussi à travers l’adoption des normes, règlements et textes qui sont des références internationales pour permettre à un pays d’avancer ».

Au cours des prochains mois, le système des Nations Unies au Burundi continuera à plaider la cause du Burundi auprès de la communauté internationale notamment pour le financement de l’UNDAF 2012-2016. Il  est déjà parvenu à mobiliser la moitié des 616 millions de dollars nécessaires à l’exécution de ce plan cadre.

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