À Gihanga, projection d’un film résumant les acquis du Fonds de consolidation de la paix

7 avr. 2014

© PNUD Burundi/Aaron Nsavyimana/2014 - Au centre jeunes de Gihanga, financé par le PNUD, ils étaient nombreux à être venus assister à la projection du film « Au-delà des différences » qui montre comment les communautés reprennent une vie sociétale apaisée grâce aux acquis du programme de consolidation de la paix.


Par Aaron Nsavyimana

La deuxième phase du programme du Fonds de consolidation de la paix (PBF II) vient de s’achever au Burundi. Au cours de cette période de deux ans, les agences du système des Nations Unies (BIT, FAO, FNUAP, ONUFEMMES, PNUD, et UNHCR), chacune dans leur spécialité, et en complémentarité, ont apporté un appui à la réintégration socio-économique des personnes affectées par les conflits au Burundi, en particulier des rapatriés, démobilisés, déplacés et vulnérables des communautés des populations d’accueil.

Le travail des six agences a été documenté à travers un film actuellement en cours de projection auprès des bénéficiaires. L’entourage est aussi invité à participer. Le coup d’envoi a été donné ce mercredi 2 avril 2014 à Gihanga, à une vingtaine de kilomètre de la capitale Bujumbura. En ce lieu, le PNUD a financé un centre jeunes qui sert d’espace d’épanouissement social, culturel, moral et intellectuel pour la jeunesse. Équipé notamment en informatique, il permet aux jeunes d’être reliés au reste du monde. En filigrane de toutes les activités ont lieu des séances de sensibilisation à la cohésion sociale à destination de ces jeunes qui viennent d’horizons divers.

Le film, Intitulé « Au-delà des différences », est à la fois informatif et éducatif. Il montre particulièrement comment les communautés reprennent une vie sociétale apaisée, à travers la gestion des conflits fonciers, la réhabilitation des infrastructures, la construction de maisons pour déplacés et rapatriés, l’agriculture et l’élevage, l’entreprenariat à travers les activités génératrices de revenus comme l’apprentissage d’un métier, la transformation des produits agricoles et de la pêche.

« Au final, je ne peux pas cacher mon émotion après avoir vu ce film », déclare Nicodème Mwambutsa, 80 ans, qui par curiosité a atterri dans la salle de projection, à la suite du mouvement de jeunes qui s’y engouffrait joyeusement. « Ce qui me touche le plus et qui me redonne de l’espoir, c’est de voir combien cette projection était attendue par un grand nombre de ces jeunes. Ce sont eux l’avenir du Burundi. S’ils sont libérés des cordes dont nous nous sommes entourés en détruisant le pays, alors nous pouvons espérer mettre fin définitivement au conflit  et  vivre dans un Burundi dépourvu de pleurs, et où il fait bon vivre ».

@ PNUD Burundi/Aaron Nsavyimana/2014 -  « Au final, je ne peux pas cacher mon émotion après avoir vu ce film », déclare Nicodème Mwambutsa, 80 ans@ PNUD Burundi/Aaron Nsavyimana/2014 - « Au final, je ne peux pas cacher mon émotion après avoir vu ce film », déclare Nicodème Mwambutsa, 80 ans, qui par curiosité a atterri dans la salle de projection. « Ce qui me touche le plus et qui me redonne de l’espoir, c’est de voir combien cette projection était attendue par un grand nombre de ces jeunes. Ce sont eux l’avenir du Burundi ».

Je vais de plus en plus fréquenter le centre

Nicodème qui, avec ses cinq vaches et son élevage de 500 poules, menait une vie tranquille dans son village, a été victime de la crise de 1993 où il a tout perdu. Après une longue traversée du désert, Nicodème reprend sa vie en main en se lançant notamment dans l’élevage du bétail. Il reconnait qu’avec les efforts conjugués des burundais et de la communauté internationale de grands changements s’observent en matière de consolidation de la paix.

« Ensemble, avec les déplacés, les rapatriés, les démobilisés, nous la communauté d’accueil nous créons aujourd’hui une harmonie, alors qu’hier nous avions peur des démobilisés que nous croyions possédés par le diable et que nous taxions de criminels, à tord. Aujourd’hui, ils sont membres actifs de notre communauté et parfois ils jouent au chef dans les programmes de développement. Nous remarquons aussi que les enfants qui fréquentent le centre adoptent des comportements positifs. Ils ne divaguent pas, ne participent pas aux forfaits commis de temps à autre sous l’emprise de la drogue, de la bière et du désœuvrement. C’est pourquoi je vais de plus en plus m’impliquer dans le centre pour contribuer au développement du pays, à travers sa jeunesse. Dans mes messages, alors que nous autres adultes nous avons enseigné les divisions, je vais plutôt leur transmettre des idéaux de paix et de développement. En effet, celui qui sabote le développement du pays, inculque à la jeunesse des idéaux de division », conclut Nicodème.

Le centre fait aussi grandir moralement les enfants. Il les aide à mieux vivre leur situation dans leur différence. C’est le cas de Romeo Ndayizeye, membre du groupe culturel de danse traditionnelle au centre jeunes Gihanga. À 17 ans, il n’a aucune gêne à fréquenter la 6ème année primaire. « C’est le parcours de l’histoire, je suis né en exil au Congo. Les conditions d’extrême pauvreté dans lesquelles vivaient mes parents ont été l’obstacle principal pour me faire inscrire à l’école. Aujourd’hui, comme la paix s’installe, mes parents ont commencé à s’extraire de la pauvreté. Nous sommes sans terre, mais avec un peu d’organisation, et grâce à l’argent que mes parents tirent de leur travail en tant qu’ouvriers agricole, notre famille a pu ouvrir un petit commerce de farine qui nous permet de vivre tant bien que mal. D’ailleurs, je suis très fier d’être capable de tenir le commerce et d’assurer la vente en l’absence de mes parents, et cela grâce aux bons enseignements du centre. En effet, au centre on nous apprend à être des hommes qui promeuvent les grandes valeurs sociales de respect et de de travail, et d’avoir une vision de notre avenir », dit Romeo.

Avant qu’il n’apprenne l’existence du centre au cours d’un weekend d’octobre 2012 à Gihanga, Romeo faisait partie d’un groupe de jeunes en rupture avec la société. « Avant, je développais une jalousie vis-à-vis de mes voisins qui avaient de quoi vivre décemment et je marchais sur les traces de mes amis gagnés par la délinquance. Aujourd’hui, j’ai rompu avec ce groupe et je vis mieux avec mes parents qui me battaient souvent à cause de mon mauvais comportement. Au lieu d’aller puiser l’eau par exemple, je me contentais d’aller jouer avec mes copains, ce qui fâchait mon père. J’ai même amélioré mon score en classe. Je suis parmi les cinq premiers alors qu’avant, je n’avais jamais occupé la 12ème place », souligne Romeo.

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