Vers une nouvelle dynamique du Fonds de consolidation de la paix

7 avr. 2014

© PNUD Burundi/Aude rossignol/2014 - Lors d'une mission dans la région de Cibitoke le premier avril dernier, la Coordinatrice résidente du Système des Nations Unies au Burundi, Mme Rosine Sori-Coulibali, a pu, entre autres rencontres, s’entretenir avec un groupe de bénéficiaires du PNUD. La visite de terrain et les rencontres avec les bénéficiaires ont permis également de planifier des actions complémentaires pour accroître l’impact des projets.

 

Par Aude Rossignol

Le Fonds pour la consolidation de la paix de l’ONU (PBF ou Peace Building Fund) a été créé en 2005 pour impulser des activités urgentes de consolidation de la paix dans les pays post-conflit.

Depuis 2007, le PBF intervient au Burundi pour appuyer, à travers une action intégrée des agences des Nations Unies, les efforts du gouvernement et de la société civile dans la consolidation de la paix. Ce fonds est d’abord intervenu au Burundi entre 2007 et 2009 en finançant à hauteur de 35 millions de dollars E.U. 18 projets concernant la paix et la gouvernance, la réforme du secteur de la sécurité, la justice, les droits de l’homme, la question foncière et le relèvement communautaire.

En 2011, pour faire face à aux défis de cohésion sociale, le PBF a développé un processus participatif associant notamment le Gouvernement, le Système des Nations Unies, la société civile et d’autres partenaires au développement. Cette deuxième phase du programme, qui vient de se clôturer en ce début d’année 2014, a reçu un financement de 10nbsp;millions de dollars américains en appui à la Stratégie nationale de réintégration.

Une mission emmenée par la Coordinatrice résidente du Système des Nations Unies au Burundi, Mme Rosine Sori-Coulibaly, a eu lieu dans la région de Cibitoke le premier avril dernier. Cette activité organisée avec la participation des agences impliquées dans le PBF 2 et des autorités locales avait pour objectif de constater les avancées réalisées par le programme. La visite de terrain et les rencontres avec les bénéficiaires ont permis également de planifier des actions complémentaires pour accroître l’impact des projets.

La délégation a pu premièrement découvrir le centre jeunes et un site de maisons pour personnes vulnérables construits avec l’appui du PNUD. ONUFEMMES a ensuite emmené la délégation à la rencontre d’une association de femmes à l’origine d’une savonnerie et d’une unité de production de farine. Ce projet, représentatif de nombreuses autres activités similaires, permet de renforcer le rôle des femmes dans la consolidation de la paix à travers leur habilitation socio-économique. À quelques kilomètres de là, un projet de pisciculture et de maraîchage de la FAO a permis à plusieurs associations de producteurs de diversifier leurs activités pour augmenter leurs revenus et améliorer la qualité de l’alimentation de leurs familles.

La mission s’est clôturée par la visite du centre de transit de Cishemere géré par le HCR et la Croix-Rouge, et où sont pris en charge, chaque semaine, des citoyens de la République démocratique du Congo ayant fui les violences du Nord Kivu.

 

 © PNUD Burundi/Aude rossignol/2014 - Au Burundi où plus de 58 pour cent des enfants souffrent de malnutrition, un groupe de bénéficiaires du PNUD a mis sur pied l’association TURUMWE qui produit du Sorgho© PNUD Burundi/Aude rossignol/2014 - Au Burundi où plus de 58 pour cent des enfants souffrent de malnutrition, un groupe de bénéficiaires du PNUD a mis sur pied l’association TURUMWE qui produit du Sorgho. Cette céréale résistante présente l’avantage d’être récoltée deux fois par an et d’offrir une alternative nutritive à l’assiette alimentaire burundaise.

Travailler ensemble au rapprochement communautaire

Mme Rosine Sori-Coulibaly a pu, entre autres rencontres, s’entretenir avec un groupe de bénéficiaires du PNUD ayant mis sur pied l’association TURUMWE qui produit le Sorgho. Dans un pays où plus de 58 pour cent des enfants souffrent de malnutrition, cette céréale résistante présente l’avantage d’être récoltée deux fois par an et d’offrir une alternative nutritive à l’assiette alimentaire burundaise. « Nous cultivons le sorgho, une variété de céréales qui se consomme comme le riz », témoigne Pamphile, le président de cette structure, à propos des apports du projet. « À partir de cette denrée, nos familles peuvent produire de la bouillie et une boisson nutritive pour les enfants ».

L’association CEDAC les a aidés à s’associer et à démarrer l’activité. « Nous nous sommes mis ensemble pour effectuer pendant trois mois les travaux de curage des caniveaux d’irrigation payés par le PNUD », poursuit Pamphile. « L’épargne générée par ces travaux nous a permis de lancer notre activité agricole. Nous avons déjà produit 2426 kg de sorgho sur les 2,5 hectares de terre que nous louons. Notre association est formée de 21 membres parmi lesquels des rapatriés, des déplacés et des membres de la communauté d’accueil.

« Nous avons choisi de cultiver le sorgho car il améliore l'alimentation de nos familles et nous apporte des revenus à travers la vente d’une partie de la production à une brasserie locale avec qui nous avons un contrat. La demande est très importante, nous écoulons les stocks rapidement !

Le projet a aussi beaucoup aidé au rapprochement communautaire du village. Il a permis aux villageois de travailler ensemble et de comprendre qu’ils avaient tout intérêt à s’associer pour faire avancer leur communauté ! « Avant, nous avions peur des anciens-combattants, car notre province a été très touchée par la guerre civile. Aujourd’hui, nous parlons de l’avenir et de la manière de faire prospérer notre association pour oublier le passé ».

D’ici quelques mois, l’association souhaite transformer le sorgho en farine pour vendre un produit fini et augmenter les revenus de ses membres et le niveau de vie de leurs familles. « Nous projetons aussi de cultiver le soja pour diversifier les activités », ajoute Pamphile.

Dès le mois de juin, les activités du PBF vont prendre une nouvelle tournure en démarrant une troisième phase (PBF 3) qui mettra l’accent sur la bonne gouvernance et le soutien à la jeunesse.

Pour en savoir plus 

Programme de consolidation de la paix des Nations Unies : http://www.unpbf.org/

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