Journées portes ouvertes du ministère des Relations extérieures et de la Coopération internationale : le secteur privé à l’honneur

11 avr. 2014

© PNUD Burundi/Aaron Nsavyimana/2014 - Du 8 au 11 avril 2014, les Journées portes ouverts du le ministère des Relations extérieures et de la Coopération internationale, organisées avec l’appui des partenaires, dont le PNUD, étaient placées sous le thème « Coopération et développement du secteur privé »

Par Aaron Nsavyimana

Du 8 au 11 avril 2014, le ministère des Relations extérieures et de la Coopération internationale a initié, pour la deuxième année consécutive, ses Journées portes ouvertes (JPO) sous le thème « Coopération et développement du secteur privé ».

En ciblant cette thématique, le Gouvernement du Burundi veut encourager l’investissement privé pour lutter contre la pauvreté, créer des richesses et des emplois. En effet, selon, le Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté de deuxième génération (CSLP II) 2014 -2016, le pays enregistre de faibles investissements du secteur privé alors que c’est surtout sur ce dernier que reposent les espoirs de croissance accélérée de l’économie burundaise.

Les différents partenaires gouvernementaux, de la coopération et du secteur privé ont eu à échanger sur la diplomatie économique, commerciale et des affaires, la coopération bilatérale et multilatérale ainsi que sur l’intégration régionale et la promotion du secteur privé. Les opérateurs chefs de file du secteur, les partenaires en charge de l’amélioration du climat des affaires, les coopérations qui œuvrent pour le retour à la paix, la bonne gouvernance, la justice et la réduction de la pauvreté sont unanimes pour dire que le pays a fait des efforts pour faciliter la venue des investisseurs, comme le montrent les derniers rapports de Doing Business. Cependant, même si les investissements privés nationaux et directs étrangers sont en hausse, ils restent modestes. Le secteur est notamment confronté aux problèmes du taux d’investissement élevé et au manque d’infrastructures, notamment dans les domaines de l’énergie et des routes. Le secteur privé a réclamé une meilleure organisation du secteur, moteur du développement du pays, et qu’en parallèle on s’attaque au chômage des jeunes.

Intervenant pour le système des Nations Unies, le directeur pays du PNUD, M. Xavier Michon, a indiqué que la croissance économique est l’élément essentiel pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et que le secteur privé en est l’épine dorsale. Il a appelé à la conjugaison des efforts pour surmonter ce défi. « Le développement est une équation complexe, avec la somme des expertises des agences des Nations Unies et des partenaires du Burundi on peut apporter une réponse au développement », a affirmé Xavier Michon.

Le Gouvernement et les Nations Unies scellent un nouvel accord pendant les JPO

Dans la matinée du 10 avril 2014, le Ministre des Relations extérieures et de la Coopération internationale, M. Laurent Kavakure, et Mme Rosine Sori Coulibaly, Coordonnatrice résidente du système des Nations Unies au Burundi, ont lancé la 3ème phase du Plan de consolidation de la paix.

« Ce n’est pas un hasard si le lancement du Plan prioritaire de consolidation de la paix trouve sa place dans les activités actuelles dédiées à la « Coopération et au développement du secteur privé ». La première raison est que c’est le ministère des Relations extérieures et de la Coopération internationale qui coordonnera la mise en œuvre du plan, qui s’étendra de 2014 à 2016. La seconde raison est qu’il existe un lien évident entre la consolidation de la paix et le développement du secteur privé. La paix étant la condition sine qua non pour attirer les investisseurs privés », a précisé Rosine Sori Coulibaly.

Au Burundi, depuis 2007, le partenariat entre le Gouvernement du Burundi et la Commission de consolidation de la paix a permis de mobiliser 35 millions de dollars É.-U., destinés à financer la mise en œuvre du premier Plan prioritaire de consolidation de la paix. Celui-ci a mis en place 18 projets dans quatre domaines prioritaires identifiés, à savoir :

  1. Paix et gouvernance ;
  2. Réforme du secteur de la sécurité ;
  3. Justice et droits de l'Homme ; ainsi que
  4. La question foncière et le Relèvement communautaire. Une enveloppe supplémentaire de 5 millions de dollars a contribué aux efforts de dialogue et de démobilisation du Front national de libération (FNL), ainsi que la participation des femmes aux dernières élections.

En 2011, le Fonds a alloué un montant complémentaire de 9,2 millions de dollars É.-U. pour la mise en œuvre du programme « Consolidation de la paix à travers la réinsertion socio-économique durable en faveur des personnes affectées par le conflit ». Le programme s’est centré sur les provinces de Bubanza, Bujumbura rural et Cibitoke, en appui à la mise en œuvre de la Stratégie nationale de réintégration élaborée dans le cadre de la première phase d'intervention du Fonds de consolidation de la paix au Burundi.

Parmi les grandes réalisations des deux premières phases, outre la professionnalisation des corps de défense et de sécurité à travers diverses formations et la réhabilitation de 14 casernes militaires, la construction de 17 tribunaux de résidence, la mise en place de la Commission nationale indépendante des droits de l’Homme et le dialogue sur la justice de transition, de gros efforts ont été consentis pour la réintégration des personnes affectées par les conflits (rapatriés, déplacés, démobilisés et vulnérables de la communauté d’accueil).

Ainsi, l’accès aux services sociaux de base a été amélioré et plus de 41 000 emplois temporaires ont été créés dont près de 18 000 pour les femmes, permettant aux groupes cibles de participer à la reconstruction communautaire. Plus de 41 507 ménages ont accès à l’eau potable, 1125 ménages ont accès à un habitat décent, 500 hectares du marais rizicole de Nyamabere ont été réhabilités au profit de plus de 2000 familles. Environ 1850 bénéficiaires, dont 995 femmes, ont été formés à l'entrepreuneriat local.

L’appui apporté à la Commission nationale terres et autres biens (CNTB) a permis d’enregistrer 7269 cas de conflits fonciers et d’en résoudre 3515, dont 2012 à l’amiable, 830 sur décision et 673 autres ont été orientés vers les tribunaux.

« La troisième phase du Programme de consolidation de la paix 2014 -2016, qui est le prolongement des deux autres programmes précédemment évoqués et dont nous lançons les activités, intervient pour trouver les réponses aux questions résiduelles issues des deux phases précédentes. Cependant, le terme « résiduel » doit être pris avec circonspection car, les défis à relever dans le cadre de cette 3ème phase sont tout aussi importants que les autres projets réalisés au cours des phases précédentes », a indiqué le ministre Kavakure.

M. Kavakure a recommandé à tous les acteurs impliqués de déployer des efforts considérables pour atteindre les objectifs et les résultats recherchés par le présent programme qui poursuit la cohésion sociale et le dialogue national, la participation des jeunes à la vie politique et sociale et les initiatives de réconciliation, l’exercice démocratique des droits humains et la résolution pacifique des conflits fonciers.

« Afin de créer des conditions qui présagent un avenir meilleur pour les jeunes, afin de créer de l'espoir, nous devons consolider nos efforts pour assurer un appui plus dynamique pour les jeunes », a martelé Mme Rosine Sori Coulibaly dans un plaidoyer vigoureux en faveur de la jeunesse. « C'est dans leurs mains que l'avenir de ce pays se trouve, ils méritent une attention particulière pour qu’une paix durable soit atteinte. Ils ont besoin de se sentir motivés et encouragés afin de contribuer à un avenir dynamique, pacifique et productif pour ce pays. Pour ce faire, ils devraient avoir accès à plus d’opportunités économiques, à l’information et à la formation ».

Ces Journées organisées avec l’appui des partenaires, dont le PNUD, ont été officiellement ouvertes par le premier-Vice-président de la République, M. Prosper Bazombanza. Il a invité les acteurs privés à prendre connaissance et à mettre à profit toute initiative visant l’amélioration du climat des affaires afin qu’elles les aident dans leur développement.

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