Mobiliser et sensibiliser les médias autour de la Journée internationale de la biodiversité

24 mai 2014

© PNUD Burundi / Patrice Brizard / 2014 - La problématique de la conservation de la biodiversité et des aires protégées au Burundi pour l’intérêt des générations actuelles et futures est l’un des grands défis du pays qui, de longue date, se préoccupe de la conservation de la nature et des écosystèmes, en établissant au fil des décennies des réserves forestières, des aires protégées et des parc nationaux.


Par Patrice Brizard

Bujumbura, Burundi - Chaque année, le 22 mai, le monde célèbre la « Journée internationale de la biodiversité », en vue d'encourager la compréhension des enjeux liés à la biodiversité et d'accroître la sensibilisation sur ce sujet. Cette année, le thème retenu par les Nations Unies est la « Biodiversité insulaire » qui est exposée à des risques croissants et s’appauvrit à une vitesse sans précédent, selon le cri d’alarme lancé dans son message par le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon.

Le Burundi a pour sa part choisi le thème national suivant « La biodiversité et ses services pour un développement durable » et pour célébrer l’événement, le ministère de l’Eau, de l’Environnement de l’Aménagement et de l’Urbanisme, qui a en charge la biodiversité et les aires protégées, organisait du  17 au 22 mai une semaine de célébration de la « Journée internationale de la biodiversité » avec le soutien et l’engagement du PNUD et du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) en matière de conservation des aires protégées et de la biodiversité au Burundi.

Tout au long de cette semaine des spots publicitaires de sensibilisation sur la protection et l’importance de la biodiversité ont été diffusés sur les différentes stations de radios nationales. Deux émissions radio ont également été programmées sur les problématiques de la conservation de la biodiversité et de la conservation des aires protégées. Mais le point fort des célébrations de cette semaine, était la tenue par L’Institut national pour l’environnement et la conservation de la nature (INECN), d’un atelier de formation et de sensibilisation des journalistes sur l’importance socio-économique et écologique des aires protégées et de la biodiversité, et sur leur rôle dans la protection de la biodiversité. Cette activité était soutenue par le projet biodiversité du PNUD.

© PNUD Burundi/Patrice Brizard/2014 – Ouverture au Centre d’information des Nations Unies (CINU) des travaux de l’atelier de formation et de sensibilisation des journalistes sur l’importance socio-économique et écologique des aires protégées et de la biodiversité, et sur leur rôle dans la protection de la biodiversité, en présence de M. Jean Claude Nduwayo, Ministre de l’Eau, de l’Environnement de l’Aménagement et de l’Urbanisme.© PNUD Burundi / Patrice Brizard / 2014 – Ouverture au Centre d’information des Nations Unies (CINU) des travaux de l’atelier de formation et de sensibilisation des journalistes sur l’importance socio-économique et écologique des aires protégées et de la biodiversité, et sur leur rôle dans la protection de la biodiversité, en présence de M. Jean Claude Nduwayo, Ministre de l’Eau, de l’Environnement de l’Aménagement et de l’Urbanisme.

L'atelier de formation et de sensibilisation des journalistes


Dans son discours d’ouverture des travaux de l’atelier, le ministre de l’Eau, de l’Environnement de l’Aménagement et de l’Urbanisme (MEEATU), Jean Claude Nduwayo, a rappelé que son ministère « a voulu déclencher le renforcement des capacités et la sensibilisation des hommes et femmes des médias sur l’importance des aires protégées et leur biodiversité, afin qu’ils s’impliquent davantage à leur préservation », d’où la tenue de cet atelier. Mais Jean-Claude Nduwayo, a également souligné que la célébration de cette Journée internationale est « une occasion privilégiée pour informer et sensibiliser le grand public sur l’importance de la conservation de la biodiversité dans le monde et notre responsabilité collective et individuelle. C’est aussi l’occasion de  s’interroger sur les enjeux liés à la protection de la diversité biologique et de la préservation des espèces, ainsi que d’apporter des réponses à ces questions ». Dans cette tâche, il a réaffirmé l’importance du rôle des médias « sans lesquels il serait très difficile de toucher toutes les couches de la population burundaise … Pour ce faire, ils doivent cependant connaître et comprendre les enjeux de la conservation (de la biodiversité) et acquérir des informations et compétences suffisantes pour sensibiliser le public ».

Cet atelier a été l’occasion d’un état des lieux de la diffusion d’émissions et d’articles dans les médias burundais et ayant pour sujet la biodiversité et les aires protégées. Force a été de constater d’une manière générale la non priorisation des questions environnementales par les journalistes et les responsables des médias. Parmi les contraintes identifiées par les journalistes, citons notamment : l’absence d’un cadre permanent de concertation et de collaboration pour les journalistes sur les thèmes de la biodiversité ; le manque de sensibilisation des responsables des médias qui n’attachent que peu d’importance à ces mêmes thèmes ; mais aussi le manque de volonté politique, de moyens financiers dédiés aux problématiques environnementales.

À l’issue de cet atelier les journalistes on fait quelques recommandations comme : la mise à disposition de moyens financiers ; la mise en place d’un  cadre permanent de concertation et de collaboration pour les journalistes ; la formation des journalistes pour renforcer leurs capacités en matière d’environnement ; la sensibilisation des hautes autorités sur les questions environnementales, mais aussi amener les responsables des médias à attacher une grande importance à la biodiversité et aux aires protégées.  Le lendemain, une visite guidée du parc national de Rusizi, à l’intention des journalistes, était organisée en présence du Directeur général de L’INECN, Mohamed Feruzi.

Les manifestations autour de cette semaine se sont terminées par la célébration proprement dite de la Journée internationale de la biodiversité, le 22 mai dans le Parc national de la Ruvubu.

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