Mettre fin à l'exploitation illégale des ressources du parc de la Ruvubu

30 mai 2014

© PNUD Burundi / Patrice Brizard / 2014 - Avec la mise en oeuvre d'un programmes de micro-projets au bénéfice des populations avoisinant le parc de la Ruvubu, et soutenus par le PNUD et le Fonds pour l'environnement mondial (FEM), l'association APRN/BEPB a permis de faire reculer sensiblement l'exploitation illégale des ressources du parc.


Par Erika Lynca Mugisha
*

Dans les zones qui avoisinent le parc de la Ruvubu, dans la province de Karuzi, le phénomène de l'érosion est particulièrement visible et menace directement la sécurité alimentaire des populations.

Lorsqu'il arrive sur la commune de Mutumba, le visiteur est frappé à la vue des sols érodés et non fertiles de la commune. Il se pose alors la question: comment la population, à plus de 90 pour cent agricole, arrive-t-elle à subvenir à ses besoins alimentaires ?

C'est la mission que se donne l'Association de protection des ressources naturellles pour le bien être de la population au burundi (APRN/BEPB), qui agit de concert avec les populations rurales environnantes du parc pour la préservation des sols et des arbres, et l'amélioration durables de leurs ressources naturelles. L'association est soutenue par le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) qui finance la mise en oeuvre de ses micro-projets sur la colline Rabiro, comme l’organisation de formations pratiques des communautés de la colline aux méthodes de fabrication et d’usage des foyers améliorés ou aux techniques de production et de plantation  des plants pour le reboisement ; la formation  à l'apiculture (construction et équipement de  trois ruchers de 30 ruches  chacun) ; La mise en place de courbes de niveau en milieu agricole riverain du parc de la Ruvubu et la plantation des herbes fixatrices du sol sur les courbes de niveau ; l’élevage de 170 chèvres par les ménages, etc.

Alexis Nikiza, biologiste à l'APRN/BEPB, qui travaille avec les agriculteurs de Mutumba pour protéger le parc et augmenter la fertilité des terres agricoles, explique :  « le phénomène d'appauvrissement des terres agricoles a incité les habitants de la commune de Matumba à exploiter illégalement de petites portions de terrains du parc de la Ruvubu dans lequel il est strictement interdit de pénétrer. L'exploitation à des fins agricoles peut également contribuer à la disparition des espèces de la flore et de la faune ».

Des patrouilles pour sécuriser le parc

Félicien Manirambona, agent de l'Institut national pour l'environnement et la conservation de la nature (INECN), détaché au parc de la Ruvubu, ajoute que le parc regorge de toutes sortes de plantes rares, dont certaines ont des vertus médicinale, ainsi que que de nombreuses espèces d'arbres protégés.

L'INECN, l'administration locale et les populations riveraines accompagnées par l'APRN ont pris l'initiative de sécuriser le parc en organisant un groupe de citoyens qui patrouillent à tour de rôle pour veiller à ce qu'aucune infraction ne soit commise dans le parc.

Grâce à cette prise de conscience des populations habitant autour du parc de la Ruvubu pour préserver cette richesse nationale pour les générations futures, Félicien Manirambona affirme constater une nette amélioration. Par exemple, il souligne les bénéfices engendrés par l'aménagement des terres agricoles autour du parc avec des méthodes anti-érosives comme la mise place de courbes de niveau.

Cette nouvelle politique conduit la population à se prendre en charge et à utiliser d'autres ressources pour subvenir à leurs besoins autres que celles du parc, comme les cultures de montagne (riz) et l'élevage. En règle générale, la population semble donc contente des changements opérés, car elle s'est rendue compte qu'elle y gagnait, et plus qu'elle ne l'espérait.

* Cet article a été écrit par des étudiants en communication de l'Université Lumière dans le cadre d'une initiative PNUD, avec le soutien du FEM, de l'APRN, d'IWACU et de Radio Bonesha.

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