La transformation des fruits en jus à Minago sert la réintégration des groupes vulnérables

3 sept. 2014

© PNUD Burundi / Aaron Nsavyimana / 2014 – La création de l’usine de transformation en jus de la mandarine, du maracuja et de l’ananas a permis de créer 40 emplois directs. Mais cela bénéficie également aux producteurs de fruits de la région qui trouvent un nouveau débouché à leurs fruits et de meilleurs revenus.

 

Par Aaron Nsavyimana

Minago, Rumonge, province de Bururi – Mandarena (Mandarine en Kirundi) est une unité de transformation du jus à partir de la mandarine, du maracuja et de l’ananas. La Mandarena concourt petit à petit à la réintégration économique et sociale des groupes communautaires vulnérables : rapatriés, déplacés, ex-combattants  ainsi que des plus pauvres issus de la communauté d’accueil.

Tout a commencé par une initiative du Conseil pour l’éducation et le développement (COPED), qui a organisé la mise en coopérative de 14 associations de producteurs d’agrumes de Rumonge, la COPARU. La Coopérative fédère 260 producteurs d’agrumes et ananas dans une région qui possède la plus forte production de mandarines et d’oranges du pays. Il s’agit principalement d’agriculteurs aux moyens modestes, parmi lesquels on compte 100 femmes, et qui ont été victimes ou acteurs d’un conflit dont le pays se relève petit à petit.

Le PNUD, s’est joint à cette initiative et son apport a consisté essentiellement à soutenir la mise en place d’une équipe d’encadrement et de gestion, et à financer une partie de l’équipement de l’usine. Le COPED, quant à lui, a fourni le capital pour l’achat de la majeure partie des machines de l’usine. Le diocèse de Bururi, dont dépend le COPED, a pour sa part cédé un terrain pour l’implantation de l’usine. Les producteurs, organisés et structurés en coopérative, fournissent les matières premières. Au final, ce partenariat tripartite COPED – COPARU – PNUD a permis de mobiliser les fonds nécessaires (environ 300 000 US$) au lancement de cette initiative.

Garantir le revenu des producteurs

L’intention du COPED en créant la COPARU, au-delà  de la valorisation des agrumes et de la création d’emplois, était de garantir le marché, notamment en préservant les producteurs des prédateurs qui achètent leurs fruits à vil prix, dès la floraison.  Le but ultime du COPED était surtout d’opérer un transfert de techniques fiables pour la transformation et la conservation des fruits, afin que les producteurs en tirent le meilleur bénéfice.  « Avant l’implantation de l’usine, nous avions de sérieux problèmes d’écoulement de notre production », témoigne une productrice, Marie Manirambona. « Nous étions obligés de vendre nos fruits à bas prix parce qu’ils pourrissaient dans les champs. Même ceux d’entre nous qui s’aventuraient jusqu’à Bujumbura étaient obligés de les vendre à des prix dérisoires. Aujourd’hui, la chance nous a vraiment souri. À nous de saisir l’occasion et d’étendre nos champs fruitiers ».

Impliquer davantage les producteurs en développant l’actionnariat

Leur regroupement en coopérative a vite dynamisé les producteurs qui se sont alliés au département de microfinance de la COPED, Ishaka pour l’obtention d’un crédit (environ 9000 US) et abondé par le PNUD à hauteur de 12 000 US$. « Les fonds du PNUD, ont été le complément indispensable au prêt contracté auprès d’Ishaka et la garantie pour la COPARU de franchir la barre exigée pour bénéficier de l’actionnariat dans Mandarena », souligne M. Léonard Sirabahenda, un ancien combattant de 37 ans reconverti en agent de développement.

Le directeur a.i. du PNUD, M. Joseph Pihi, savoure les jus de fruits produits par Mandarena, en compagnie des représentants de la société, du COPED et de la COPARU, lors d’une visite du projet. © PNUD Burundi / Aaron Nsavyimana / 2014 – le directeur a.i. du PNUD, M. Joseph Pihi, savoure les jus de fruits produits par Mandarena, en compagnie des représentants de la société, du COPED et de la COPARU, lors d’une visite du projet.

Cette approche inclusive, qui prône un actionnariat impliquant tout les partenaires, y compris les bénéficiaires du projet, cherche à faire de la société Mandarena un pôle de développement et un grand centre de croissance des affaires, allant de la création d’emplois à la génération de richesses. Mandarena a permis la création de 40 emplois directs, ainsi qu’elle garantit le travail de 3600 bénéficiaires directs et de 28 800 bénéficiaires indirects, dont 50% sont des femmes. Par ailleurs, les producteurs sont motivés par un marché sûr et de proximité, et disposent de la latitude de négociation des prix avec l’unité de transformation. Ils sont en outre stimulés pour  étendre leurs vergers.

La visite de cette usine de transformation du jus par le directeur a.i du PNUD, M. Joseph Pihi, a permis d’apprendre les avantages réels que tirent les producteurs de Mandarena. Ce fut aussi l’occasion pour le directeur de constater la plus-value que les financements du PNUD ont apporté aux producteurs de Minago. « Un projet vient d’une vision et  d’une assurance qu’on peut faire quelque chose de durable. Le PNUD, après la crise, a compris que la meilleure façon d’assurer le développement est que celui-ci soit le fruit des bénéficiaires eux-mêmes », a souligné Joseph Pihi s’adressant aux représentants des producteurs. « La mise en œuvre de ce principe favorise chez vous le dialogue et le travail en commun pour commencer à produire ensemble. Je suis très fier de voir ce projet réussir ».

PNUD Dans le monde

Vous êtes à PNUD Burundi 
Aller à PNUD Global

A

Afghanistan Afrique du sud Albanie Algérie Angola Arabie saoudite Argentine Arménie Azerbaïdjan

B

Bahreïn Bangladesh Barbade Bélarus Bélize Bénin Bhoutan Bolivie Bosnie-Herzégovine Botswana Brésil Bureau du Pacifique Burkina Faso Burundi

C

Cambodge Cameroun Cap-Vert Centrafrique (République centrafricaine) Chili Chine Chypre Colombie Comores Congo (République démocratique du) Congo (République du) Corée (République populaire démocratique de) Costa Rica Côte d'Ivoire Croatie Cuba

D

Djibouti

E

Egypte El Salvador Emirats arabes unis Equateur Erythrée Ethiopie

G

Gabon Gambie Géorgie Ghana Guatemala Guinée Guinée-Bissau Guinée équatoriale Guyane

H

Haïti Honduras

I

Ile Maurice et Seychelles Inde Indonésie Irak (République d') Iran

J

Jamaïque Jordanie

K

Kazakhstan Kenya Kirghizistan Kosovo (selon RCSNU 1244) Koweït

L

Laos Lesotho Liban Libéria Libye L’Ex-République yougoslave de Macédoine

M

Madagascar Malaisie Malawi Maldives Mali Maroc Mauritanie Mexique Moldova Mongolie Monténégro Mozambique Myanmar

N

Namibie Népal Nicaragua Niger Nigéria

O

Ouganda

P

Pakistan Panama Papouasie-Nouvelle-Guinée Paraguay Pérou Philippines Programme palestinien

R

République dominicaine Russie (Fédération de) Rwanda

S

Samoa São Tomé-et-Principe Sénégal Serbie Sierra Leone Somalie Soudan Soudan du Sud Sri Lanka Suriname Swaziland Syrie

T

Tadjikistan Tanzanie Tchad Thaïlande Timor-Leste Togo Trinité et Tobago Tunisie Turkménistan Turquie

U

Ukraine Uruguay Uzbekistan

V

Venezuela Viet Nam

Y

Yémen

Z

Zambie Zimbabwe