Pour un travail à haute intensité de main d’œuvre, décent et durable

10 nov. 2014

© PNUD Burundi / Aude Rossignol / 2013 - Le travail HIMO est une méthode utilisée avec succès dans les programmes de plusieurs organisations de développement. Cependant, il reste encore des défis à relever, comme la durabilité de l’approche et un cadre de travail décent. Des employés utilisent un pressoir pour produire de l'huile de palme.


Par Erica Lynca Mugisha et Luc-Noël Ingabire

Bujumbura a abrité, du 06 au 08 novembre, un séminaire régional sur l’échange des pratiques à propos du travail  à Haute intensité de main d’œuvre (HIMO) et du travail décent. Ce symposium était organisé conjointement  par  l’Agence belge du développement (CTB), le Bureau international du travail (BIT) et le PNUD, en collaboration avec le gouvernement burundais. À moyen terme, le but ultime de ces assises auxquelles participaient le Burundi (pays hôte), le Bénin, le Niger, la RDC et le Rwanda, est de faire du travail HIMO un outil généralisable à tous les projets d’infrastructure au Burundi, et de mettre en place des standards minimums pour inscrire cette méthode dans les normes du travail décent.

Le travail HIMO et l’approche 3x6 du PNUD, ont permis la réintégration socio-économique de 23 000 personnes depuis 2010. Grâce à son projet de pavage des rues dans les communes urbaines de Cibitoke, Kinama et Kamenge, la CTB prévoit d’employer 4500 apprenants pour une durée des travaux de neuf mois.

« Le Burundi est un pays en situation post-conflit et la pratique HIMO y apparait comme une solution à court terme », indique le Directeur pays adjoint du PNUD, Joseph Pihi. « Actuellement, il est question de l’aspect « durabilité » du travail HIMO pour que celui-ci profite aux bénéficiaires au-delà d’une intervention urgente », poursuit M. Pihi. Il ajoute « nous voulons appuyer la construction d’un cadre normatif de nos interventions promouvant le travail HIMO, afin qu’elles ne se limitent pas à la simple création d’emplois à grande échelle, mais qu’elles contribuent aussi à créer un travail décent pour tous les bénéficiaires ».

Développer les champs d’action du travail HIMO

La ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale, Annonciate Sendazirasa a demandé aux Partenaires techniques et financiers (PTF) du Burundi d’inclure le volet « environnement » parmi les champs d’application du travail HIMO. De plus, la ministre rapporte que le gouvernement burundais souhaite une extension de la méthode à toutes les régions du pays. Ainsi, le travail HIMO devrait davantage contribuer à résoudre le chômage qui est une source de pauvreté.  La ministre suggère également de mettre en œuvre un système d’épargne des apprenants qui couvrirait leur sécurité sociale, et de respecter les normes du travail décent.

Consciente des enjeux de développement liés à l’emploi des jeunes, Madame Sendazirasa a appelé les jeunes burundais à ne pas dénigrer les travaux de ce type. « Le développement d’un pays résulte de la somme des effort de tout un chacun », leur a déclaré la ministre.

À l’issue de ce colloque, les participants ont émis plusieurs recommandations. Les plus importantes sont entre autres : la décentralisation du travail HIMO pour que celui-ci puisse avoir un impact important sur le développement local ;  la mise sur pied d’une normalisation du travail HIMO et l’amélioration des conditions de travail de la main d’œuvre, en vue d’en faire un outil du travail décent ; enfin sur la durabilité de la méthode HIMO.

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