Le Rapport sur le développement humain au Burundi suggère de repenser le modèle de croissance économique du pays

23 févr. 2015

© PNUD Burundi / Orlando Niyomwungere / 2015 - Évelyne Kanyamuneza, jeune étudiante à la faculté des Sciences économiques et de Gestion s'adresse aux interlocuteurs de la table ronde organisée lors la présentation du Rapport sur le développement humain 2013 au Burundi.


Par Sandrine SANGWE

Bujumbura – Ce vendredi 20 février le ministère des Finances et de la Planification du développement économique, en collaboration avec le PNUD, a lancé le Rapport sur le développement humain 2013 au Burundi. L’événement, qui s’est tenu dans l’enceinte de l’Université du Burundi, a réuni près de 350 invités dont une majorité d’étudiants.

M. Agostinho Zacarias, Représentant résident du PNUD au Burundi, a souligné l’importance d’un tel document : « Les rapports nationaux jouent un rôle catalyseur dans la recherche des réponses concrètes aux grandes questions nationales, relatives à la politique de développement ». Il a conclu son propos en promettant que « le PNUD va continuer à apporter un soutien sans faille à la mise en œuvre des programmes prioritaires du gouvernement et la promotion du développement humain durable ».

Une croissance économique volatile et exclusive

Le rapport, qui a pour thème « Croissance économique, promotion des innovations et emploi des jeunes », donne un aperçu des grands défis du développement économique et social au Burundi, notamment sur les évolutions récentes de la croissance économique et de ses impacts sur l’innovation et l’emploi au Burundi. Les analyses montrent que la croissance économique du Burundi ne se traduit pas par une création d’emplois décents. Au contraire, le chômage est endémique chez les jeunes ; environ 60 % de la jeunesse burundaise qui constitue la proportion la plus importante de la population. Les statistiques montrent effectivement que sur cinq chômeurs au Burundi, trois sont des jeunes. Il en résulte que cette croissance économique devient exclusive non seulement dans sa production mais aussi dans sa répartition.

Agostinho Zacarias, Représentant Résident du PNUD prononce son discours pour le lancement du Rapport sur le développement humain 2013 au Burundi dans l’enceinte de l’Université du Burundi.© PNUD Burundi / Orlando Niyomwungere / 2015 – M. © PNUD Burundi / Orlando Niyomwungere / 2015 – M. Agostinho Zacarias, Représentant Résident du PNUD prononce son discours pour le lancement du Rapport sur le développement humain 2013 au Burundi dans l’enceinte de l’Université du Burundi.

« La jeunesse constitue la tranche majoritaire de la population burundaise. Elle est une force pour le pays » déclare Évelyne Kanyamuneza, jeune étudiante à la faculté des Sciences économiques et de Gestion, venue assister au lancement du rapport. « Les jeunes ont un potentiel qui peut mener le Burundi vers le développement durable ; vers une  croissance économique positive. Mais, cela dépend également de la volonté du gouvernement qui doit mettre en place, une politique en faveur de la création de l’emploi pour les jeunes diplômés », ajoute-t-elle. « Certains jeunes se révèlent particulièrement innovants et tirent avantage de leur formation académique. Malheureusement, ils n’arrivent pas à trouver des créneaux porteurs pour entreprendre et démarrer une affaire génératrice de revenus », continue Evelyne. « Le gouvernement devrait donc prendre en compte toutes ces caractéristiques afin de réfléchir à la manière dont le Burundi pourrait soutenir les jeunes et pleinement profiter de son potentiel en ressources humaines ».

Mme Marie-Jeanine Hashazinka, Directrice générale de la planification au ministère des Finances et de la Planification du développement économique, qui présentait le rapport, a insisté sur les obstacles à la création de l’emploi au Burundi, tels que la faiblesse de l’activité économique, l’absence d’innovation, une demande d’emploi abondante mais insuffisamment qualifiée, etc.

L’amélioration du climat des affaires, un préalable pour encourager les investissements étrangers

Parmi les nombreuses pistes pouvant remédier à cette faiblesse de l’économie burundaise, le développement du secteur privé a été privilégié. Le rapport interpelle le gouvernement burundais dans ce sens pour qu’il accorde une importance particulière au secteur privé et place la promotion de l’innovation au centre des politiques et stratégies de développement. « Le secteur privé est le moteur de la croissance et de la création d’emplois  durables et décents », comme l’a énoncé M. Zacarias Agostinho, dans son discours.

« Le gouvernement burundais a déjà établi un cadre légal propice au climat des affaires au Burundi » a déclaré Marie-Jeanine Hashazinka. Cependant, le rapport révèle que « le déficit chronique de l’énergie et la faible contribution du secteur privé sont dus à un environnement des affaires peu favorable ». Ils sont parmi les principales explications des faibles performances de l’économie burundaise.

Il convient donc, selon le rapport, de continuer à améliorer les aspects relatifs au climat des affaires. Celui-ci se révèle être indispensable pour enregistrer des changements significatifs en termes de création d’emplois décents au Burundi.

Le rapport suggère comme principales recommandations de repenser le modèle de croissance économique, de réformer le fonctionnement du marché de l’emploi et de promouvoir le développement des innovations.

Les questions et échanges nombreux qui ont fusé à la clôture de la séance ont montré à quel point cette analyse scientifique a aiguisé l’intérêt des participants qui auraient voulu voir les débats se prolonger bien au delà des délais impartis.

PNUD Dans le monde

Vous êtes à PNUD Burundi 
Aller à PNUD Global

A

Afghanistan Afrique du sud Albanie Algérie Angola Arabie saoudite Argentine Arménie Azerbaïdjan

B

Bahreïn Bangladesh Barbade Bélarus Bélize Bénin Bhoutan Bolivie Bosnie-Herzégovine Botswana Brésil Bureau du Pacifique Burkina Faso Burundi

C

Cambodge Cameroun Cap-Vert Centrafrique (République centrafricaine) Chili Chine Chypre Colombie Comores Congo (République démocratique du) Congo (République du) Corée (République populaire démocratique de) Costa Rica Côte d'Ivoire Croatie Cuba

D

Djibouti

E

Egypte El Salvador Emirats arabes unis Equateur Erythrée Ethiopie

G

Gabon Gambie Géorgie Ghana Guatemala Guinée Guinée-Bissau Guinée équatoriale Guyane

H

Haïti Honduras

I

Ile Maurice et Seychelles Inde Indonésie Irak (République d') Iran

J

Jamaïque Jordanie

K

Kazakhstan Kenya Kirghizistan Kosovo (selon RCSNU 1244) Koweït

L

Laos Lesotho Liban Libéria Libye L’Ex-République yougoslave de Macédoine

M

Madagascar Malaisie Malawi Maldives Mali Maroc Mauritanie Mexique Moldova Mongolie Monténégro Mozambique Myanmar

N

Namibie Népal Nicaragua Niger Nigéria

O

Ouganda

P

Pakistan Panama Papouasie-Nouvelle-Guinée Paraguay Pérou Philippines Programme palestinien

R

République dominicaine Russie (Fédération de) Rwanda

S

Samoa São Tomé-et-Principe Sénégal Serbie Sierra Leone Somalie Soudan Soudan du Sud Sri Lanka Suriname Swaziland Syrie

T

Tadjikistan Tanzanie Tchad Thaïlande Timor-Leste Togo Trinité et Tobago Tunisie Turkménistan Turquie

U

Ukraine Uruguay Uzbekistan

V

Venezuela Viet Nam

Y

Yémen

Z

Zambie Zimbabwe