Les énergies renouvelables, solution incontournable au problème énergétique du Burundi

16 mars 2015

© PNUD Burundi / Aude Rossignol / 2012 - plus de 90 % la population burundaise utilise le charbon de bois pour subvenir aux besoins de cuisson alimentaire, entraînant une forte déforestation. Cette pratique s’explique entre autres par la pauvreté de la population. À l’avenir, il faut proposer à la population burundaise un accès à l’énergie via des alternatives innovantes pour substituer ou réduire l’utilisation du charbon de bois.


Par Sandrine SANGWE

Bujumbura - Avec une population de près de 9 millions d’habitants, le Burundi est confronté à d’énormes défis énergétiques ; seuls 10 % de sa population a accès à l’électricité.  L’économie du pays, affectée par cette carence énergétique, s’en trouve affaiblie et peu diversifiée. Les différents secteurs économiques affectés sont, notamment, l’industrie, le commerce, le tourisme, l’agriculture, la pêche, et l’urbanisme.

La demande en électricité des citoyens ne cesse également d’augmenter du fait de la croissance démographique galopante du pays. Le Burundi est ainsi le deuxième pays le plus densément peuplé d’Afrique et, sur la base de ce taux de croissance élevé, les prévisions montrent que la demande en électricité, 70 000 abonnés en 2011, va plus que doubler d’ici 2020 (150 000 abonnés).  Mais dans un contexte où la production nationale est inférieure à la consommation, une conséquence du sous-investissement dans le secteur de l’énergie depuis près 20 ans,  le Burundi se retrouve dans l’obligation d’importer de plus en plus d’énergie,

Une meilleure exploitation des énergies renouvelables, comme solution alternative

Les énergies renouvelables, judicieusement exploitées, peuvent être la réponse au problème de carence énergétique au Burundi. Dans ce domaine, le Rapport de 2012 sur les opportunités dans le secteur des énergies renouvelables au Burundi révèle que  le Burundi est doté de nombreux atouts : potentiel hydroélectrique important, ensoleillement abondant, ressource géothermique à valoriser, ressource en tourbe très importante ainsi que d’autres possibilités de ressources en biomasse (déchets et bagasse).

Le Burundi, également bordé d’un des plus grand lacs du monde, dispose d’un potentiel hydroélectrique important évalué à 1700 MW et dont seuls 32 MW sont exploités, comme le mentionne le Rapport de 2012.

À l’échelle mondiale, les Nations Unies ont lancé en 2012 l’Initiative énergie durable pour tous (SE4ALL). Un de ses objectifs est laccès universel à des services énergétiques modernes ; et plus particulièrement, à l’électricité. Le Burundi a rejoint cette initiative, comme la majeure partie des pays africains.

Dans cette perspective, un concours, financé tri latéralement par le PNUD, le gouvernement du Burundi et le gouvernement de la République populaire de Chine, va bientôt être lancé dans le cadre de la recherche de solutions aux problèmes énergétique du Burundi. Son objectif sera de proposer à la population burundaise un accès à l’énergie via des alternatives innovantes pour substituer ou réduire l’utilisation du charbon de bois. En effet, plus de 90 % la population burundaise utilise cette ressource pour subvenir aux besoins de cuisson alimentaire, entraînant une forte déforestation. Cette pratique s’explique entre autres par la pauvreté de la population.

« Les seules actions parcellaires comme le reboisement ne vont pas régler ce problème de déforestation. Il faut plutôt que le Burundi combine les questions énergétiques et les questions environnementales, de façon à obtenir une politique socio-économique intégrée contre la pauvreté » déclare Mahaman Laouan Gaya, expert international en énergie du PNUD, conseiller au ministère de l’Énergie et des Mines du Burundi.

Suite à une volonté politique pour le développement du secteur de l’énergie et des industries extractives d’une manière générale, « le PNUD va appuyer le ministère de l’Énergie et des Mines du Burundi pour mettre en place un cadre légal, réglementaire et institutionnel du secteur de l’énergie », confie M. Laouan Gaya. Ces textes réglementaires sont d’une grande importance pour que le pays ait non seulement une vision de la gestion de l’énergie à court et à moyen terme, mais également pour attirer les investisseurs étrangers.

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