Pour mieux répondre à la crise qui frappe le Burundi, le PNUD réoriente son aide à la population

1 juil. 2015

© PNUD Burundi / Aude Rossignol / 2015 - Prendre en compte la crise actuelle dans le pays afin de réorienter les activités du PNUD et confirmer la poursuite de celles jugées essentielles pour le bien-être de la population burundaise.

Par Aude Rossignol

« L’appel au dialogue et à la sagesse lancé par la Communauté des États d’Afrique de l’Est (CAE) est très important. Il est alarmant de voir le Burundi, où régnait ces dernières années une fragile stabilité, où les gens avaient commencé à reconstruire leur avenir et leurs communautés, plonger dans une situation où les gens redeviennent des réfugiés, où il y a des morts dans les rues », a déclaré Helen Clark, administrateur du PNUD, le 2 juin, au lendemain du sommet spécial sur le Burundi de la CAE.  Prenant en compte la crise actuelle dans le pays, le faible niveau de sécurité qui en découle et la disponibilité des  ressources humaines, Le PNUD et les autres institutions des Nations Unies réorientent leurs activités pour assurer l’efficacité des programmes en cours, en se concentrant sur ce qui est possible.

Sous le leadership du PNUD et du FNUAP, les agences et fonds des Nations Unies ont mené un exercice commun visant à identifier, pour les six mois à venir, le niveau de criticité des projets. Cette évaluation a été menée de manière conjointe avec l’implication de chaque institution afin de garantir la neutralité des cotations.  La méthodologie de travail spécifique utilisée pour cette évaluation a été développée en 8 étapes : établir la portée géographique et du calendrier ;  lister les résultats stratégiques ; désigner les activités des Nations Unies et les résultats attendus ; faire examiner par les pairs les contributions de l’activité aux résultats stratégiques ; évaluer les probabilités de mise en œuvre de ces activités ;  évaluer la criticité ; établir un consensus sur les résultats de l’évaluation et l’approuver ; s’accorder sur un processus pour suivre et gérer les résultats de la criticité des programmes.

 

Cette méthodologie prend en compte à la fois la pertinence des projets face aux résultats stratégiques définis avec le pays par les Nations Unies, les bénéfices des projets pour les populations et les conditions d’exécution de ces projets suivant les contraintes de terrain liées à la crise. Le niveau de criticité des programmes est évalué de 1 à 4, le chiffre 1 correspondant aux projets extrêmement critiques pour la population. Ces considérations donnent lieu à un score qui devra être mis en perspective avec les conditions de sécurité de la zone géographique où les activités devront être menées.

 Une trentaine d’employés et de cadres du Système des Nations Unies au Burundi, avec l’appui de deux experts mandatés par le PNUD et le FNUAP, ont travaillé pendant deux jours sur cet exercice, dont les résultats, soumis à l’approbation du Coordinateur résident, seront validés en dernière instance par le siège de l’ONU à New York. L’exercice mènera à la réorganisation des activités afin d’apporter une réponse plus adaptée à la crise que traverse le pays, plus efficace et davantage centrée sur les résultats.

Mme Natalie Boucly, Directrice Pays, se réjouit de la tenue de cet exercice. « Certaines activités retenues par le PNUD, et dont la mise en œuvre est en cours, ont été reconnues  comme critiques par les autres agences. Parmi celles-ci, je peux citer le Programme national de réforme de l’administration (PNRA) dont les Guichets uniques provinciaux (GUP) sont en cours d’aménagement dans les provinces pilotes. Cette activité va rendre possible la délivrance locale de documents clés  pour les citoyens, tels que les permis de conduire ou les passeports.

Dans le domaine de la réintégration, les activités d’appui aux coopératives d’artisans menées avec l’ONG Opportunities Accross Africa (OAA) font également partie des projets retenus comme critiques, car elles permettent d’assurer la sécurité de l’emploi à des centaines de familles précarisées.

Ces premiers résultats sont encourageants pour notre bureau et nous attendons la validation finale du siège du PNUD à New York pour confirmer la poursuite de ces activités jugées essentielles ».

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