Cinq coopératives de Nyanza-Lac continuent de garantir des revenus à leurs artisans

3 juil. 2015

© PNUD / Aude Rossignol / 2015 - L’initiative de OAA d’appui à la réintégration socio-économique des rapatriés en commune Nyanza-Lac, et financée par le PNUD, a changé la vie de nombreuses familles vulnérables en les réunissant dans des coopératives artisanales et en créant de l’emploi.

Article actualisé le 15 juillet 2015

Par Patrice Brizard

La crise qui secoue actuellement le Burundi a poussé plus de 165 484[1] burundais à quitter le pays,. Le centre de formation à l’artisanat créé dans la commune par l’ONG Opportunities Across Africa (OAA) a été peu affecté par ce mouvement d'exil, 81 associés continuent de travailler quotidiennement sur un total de 96 membres. Ceux-ci fabriquent d'artisanat en corne et en sisal.

OAA a créé en 2014 cinq coopératives d’artisanat avec l’appui financier du PNUD. Le projet a pour objectif de soutenir les artisans burundais et leurs familles en créant des emplois et en générant des revenus. L’ONG avait ciblé son intervention sur la région de Nyanza-Lac en raison de la fragilité de cette commune due au nombre élevé de rapatriés, rentrés récemment de Tanzanie après de longues années d’exil. Les cinq coopératives, qui ont pour objectif de renforcer les capacités des personnes les plus vulnérables dans des domaines comme le travail de la corne et de la vannerie, ont reçu un subside du PNUD à hauteur de 150 000 USD.

Malgré l’instabilité politico-sécuritaire actuelle et le mouvement des réfugiés vers la Tanzanie, les coopératives d’artisans n’ont pas cessé de fonctionner et les leaders de ces structures souhaitent que les activités reprennent de l’ampleur et que les commandes retrouvent un rythme normal. Pour eux, les projets initiés par OAA et le PNUD contribuaient au maintien de la paix et de la sécurité financière de leurs foyers. Après quelques semaines difficiles, OAA a repris la coordination sur le terrain avec la mise en œuvre d’actions de renforcement des coopératives. L’objectif est de maintenir des emplois pour assurer la stabilité des membres toujours présents au Burundi, et afin de préparer le retour de 15 artisans qui ont quitté le pays.

Au delà de la production d’articles en sisal et en corne, les associés se sont organisés pour épargner et démarrer de petits projets connexes pour générer davantage de revenus. Dans les coopératives de travail du sisal, les femmes ont investi dans la commercialisation et la transformation d’huile de palme.  Philippine, présidente de la coopérative «  Aguruka ! » (Debout !), est veuve et a deux enfants. Quand son mari est mort, il lui était très difficile de survivre et de nourrir ses enfants, elle gagnait moins de 1500 bif par jour. Le projet de coopérative a amené un grand changement dans sa vie. Avec la vente de bracelets en sisal et son petit commerce d’huile de palme, elle gagne en moyenne 80 000 BIF par mois. Avec l’argent gagné les premiers mois du projet, elle a pu financer les démarches pour obtenir le titre de propriété de la parcelle que son mari lui a laissé.

Cristino Pedraza Lopez, Coordinateur technique du projet pour le PNUD, explique que selon son expérience, « il n’est pas inhabituel de voir qu’en période de crise le taux de chômage augmente de manière exponentielle, jusqu’à tripler le nombre de sans emplois par rapport à une situation normale. Le PNUD et ses partenaires cherchent donc  à assurer des revenus aux familles et à garantir la sécurité alimentaire des femmes et des enfants ».

Le PNUD reste présent aux côtés des artisans et de leurs familles pour soutenir leur initiative en faveur de la réintégration socio-économique des rapatriés en commune Nyanza-Lac.

 

 

 

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[1] Chiffres du Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies  au 13 juillet 2015

 

 

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