La transformation des denrées alimentaires accélère l’émancipation économique des coopératives

18 juil. 2015

© PNUD Burundi / Aude Rossignol / 2015 - Plusieurs dizaines de femmes, membres de la coopérative Tubeho Neza vaquent avec ardeur à l’entretien de plants de manioc ; elles sarclent, désherbent et nettoient la parcelle qui fait partie des 15 hectares où la coopérative cultive le manioc.


Par Aude Rossignol

Nyanza-Lac - Au bord du lac Tanganyika, à quelques kilomètres de la frontière avec la Tanzanie, plusieurs dizaines de femmes vaquent avec ardeur à l’entretien de plants de manioc. Dans la bonne humeur, elles sarclent, désherbent et nettoient la parcelle qui fait partie des 15 hectares où la coopérative Tubeho Neza cultive le manioc.

La coopérative est composée de 85 femmes et 75 hommes. Elle produit chaque année 30 tonnes de tubercules de manioc. Elle est soutenue techniquement par La Confédération des associations des producteurs agricoles pour le développement (CAPAD) et son projet s’inscrit parfaitement dans la stratégie du PNUD en matière de réintégration socio-économique des personnes affectées par le conflit, à travers le projet PACSNAR. C’est dans ce cadre que Tubeho Neza vient de recevoir un soutien du PNUD pour l’achat de machine de transformation alimentaire des tubercules en farine.

En transformant eux-mêmes leur récolte,  les membres de la coopérative vont significativement augmenter leurs bénéfices « Jusqu’à présent nous vendions les racines crues ou transformées de façon artisanale mais cela ne nous permettait pas de générer beaucoup de revenus », explique Brigitte, la présidente de la coopérative. « Cet équipement sera un réel appui : il va nous permettre de moudre le manioc à grande échelle au lieu de passer par des meuniers qui font office d’intermédiaires pour la transformation de nos produits ». Les machines financées par le PNUD seront achetées en Ouganda ou en Tanzanie et la coopérative pourra les utiliser d’ici 6 ou 7 semaines. « Certains champs de la coopérative sont presque à maturité et une première production de farine pourrait démarrer assez rapidement ».

« Participer à la coopérative nous aide à scolariser nos enfants »

Brigitte précise que « beaucoup de coopérateurs sont parents, et grâce aux revenus de la coopérative, ils sont capables d’envoyer leurs enfants à l’école. Chaque membre a pu également acheter une chèvre, et concrètement cette année nous avons pu épargner tous ensemble 700 000 BIF (400 USD) ». La transformation du manioc rendue bientôt possible par l’achat des machines sur fonds du PNUD, devrait encore augmenter le revenu des familles et rapidement améliorer leur bien être.

Malgré la crise qui frappe le Burundi depuis fin avril, aucun des membres de la coopérative n’a fui le pays. « S’ils ne sont pas partis, c’est parce qu’ils voient bien qu’il n’y a pas de problèmes entre eux », explique Brigitte. « Les membres des différentes ethnies sont sereins et pendant les réunions de coopérative, ils échangent et s’expriment librement sur la situation politique au Burundi. À travers le dialogue, ils tissent des liens et se font confiance ». Par ailleurs, le centre de Nyanza-Lac, contrairement aux quartiers périphériques est sécurisé. « Nous n’avons pas encore entendu de coup de feu ici ».

 « Le commerce du manioc est cependant affecté », déplore Brigitte, « car c’est parmi les  populations frontalières de la Tanzanie, qui ont fui le pays, que se trouvent nos principaux acheteurs. Ces personnes nous achetaient le manioc pour le revendre de l’autre côté de la frontière ».

Les revenus de la coopérative sont aussi un facteur important dans leur décision de rester au Burundi. La grande majorité des coopérateurs sont des femmes. Grâce à la coopérative elles ont des revenus et peuvent subvenir aux besoins de leurs familles, solliciter des crédits. Elles sont des exemples, et cette fierté les amène à rester au Burundi pour continuer à donner de l’espoir à d’autres femmes de la communauté.

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