Des solutions durables pour le relèvement précoce des personnes déplacées internes et retournées

29 avr. 2016

© PNUD Burundi / Patrice Brizard / 2016 - Ouverture de l’atelier par M. Paolo Lembo, Coordonnateur résident a. i. du Système des Nations Unies au Burundi et par Son Excellence M. Martin Nivyabandi, Ministre des Droits de la Personne Humaine, des Affaires Sociales et du Genre.

Par Patrice Brizard

Du 27 au 29 avril  2016 s’est déroulé à Bujumbura, Burundi, un atelier sur les solutions durables et le relèvement précoce des personnes déplacées internes et retournées. Cet atelier, organisé par le Ministère des Droits de la Personne Humaine, des Affaires Sociales et du Genre (MPHASG), en collaboration avec le Bureau du Coordonnateur résident du Système des Nations Unies, le PNUD, l’UNICEF et l’UNHCR a rassemblé à la fois des partenaires du gouvernement, des administrations provinciales et communales, des agences du Système des Nations Unies, des ONG nationales et internationales.

La question des solutions durables n’est pas nouvelle au Burundi ; en 2010, le gouvernement a adopté une Stratégie nationale de réintégration socio-économique des personnes affectées par le conflit. Jusqu’en 2014, sa mise en œuvre a débouché sur de nombreuses réalisations pour la réintégration des rapatriés, des déplacés et des démobilisés. Toutefois, en 2015, une évaluation de ses résultats a montré que des défis perdurent comme l’offre d’abris durables ; l’accès à la terre et au droit de propriété des rapatriés et expulsés ; les difficultés pour les déplacés internes à retourner sur leur colline d’origine ; et la réintégration difficile des démobilisés et handicapés.

Phase humanitaire et phase de relèvement précoce

« Aujourd’hui, l’heure  du  bilan a sonné », a déclaré le Coordonnateur résident du Système des Nations Unies au Burundi, M. Paolo Lembo. « Il s’agit de tirer des leçons de cette expérience : qu’avons-nous réussi et comment ? Et où avons-nous échoué et pourquoi ? ». Le gouvernement et ses partenaires de développement ont donc conjointement décidé d’actualiser la Stratégie nationale et d’élaborer une stratégie consensuelle de solutions durables et de relèvement précoce en faveur des personnes déplacées internes et retournées. Une actualisation qui s’avère d’autant plus urgente que « le Burundi a connu, en 2015, une crise politico-sécuritaire et des intempéries climatiques sévères qui ont entraîné des déplacements de population, à l’intérieur et à l’extérieur du pays, créant ainsi des nouveaux réfugiés et des nouveaux déplacés qui auront besoin d’être réintégrés », a déclaré à son tour M. Martin Nivyabandi, Ministre des Droits de la Personne Humaine, des Affaires Sociales et du Genre.

Cet atelier est « l’occasion (pour les acteurs du développement) de joindre deux phases cruciales dans le soutien au retour des populations vers leurs communautés d’origine – une phase humanitaire pour subvenir aux besoins les plus urgents (« life saving ») et une phase dite de relèvement précoce qui vise les solutions de réintégration et de renforcement de la résilience des communautés locales à faire face au retour des déplacés et des refugiées » a ajouté M. Paolo Lembo.

Les objectifs de cet atelier organisé en groupes de travail thématiques étaient donc de parvenir à une meilleure compréhension commune des enjeux ; d’identifier des solutions durables appropriées, ainsi que les risques et obstacles pouvant s’opposer à leur réalisation.  À l’issue de l'atelier, 14 recommandations ont été formulées pour réviser la stratégie nationale de réintégration des personnes affectées par le conflit et parvenir à un Plan d’action pour les solutions durables et la résilience communautaire au Burundi. Parmi celles-ci on note : la mobilisation de fonds, l’accès à la terre des personnes déplacées et réfugiées, leur intégration économique, le renforcement de la sécurité et la prévention des conflits.

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