Clôture des activités du projet entrepreneuriat rural

12 oct. 2016

© PNUD Burundi / Aaron Nsavyimana / 2016 – À Rumonge, le fond de garantie a favorisé la diversification des activités. Les bénéficiaires ont continué l’embouche de chèvres et acheté un terrain et quatre vaches qu’ils vont vendre vers les fêtes de fin d’année à des prix plus alléchants.

 

Par Aaron Nsavyimana

Nyanza-Lac, province de Rumonge – Ce mardi 11 octobre 2016, à Nyanza-Lac au Sud du Burundi, c’est clos le projet ‘’Entrepreneuriat rural’’, financé par le PNUD. La fin des activités du projet a été déclarée en présence du Conseiller technique principal (CTP) du Programme de réintégration du PNUD, M. Cristino Pedraza Lopez, de M. Pierre Claver Nduwumwami et de Mlle Nadia Nintunze, respectivement responsables de l’Association Burundi Business Incubator (BBIN) et SPARK, une ONG hollandaise spécialisée dans la promotion de nouvelles initiatives de développement.

Une visite des activités agricoles et d’élevage du projet, réalisées par les communautés dans les provinces de Rutana, Makamba et Rumonge, a précédé la cérémonie de clôture. Cette visite a permis d’évaluer la contribution du PNUD à l’amélioration des conditions de vie des familles bénéficiaires, et servi de cadre d’analyse des aspects à consolider pour assurer la pérennité des acquis du projet.

Les témoignages des bénéficiaires, ainsi que la projection d’un film documentaire sur les réalisations, ont particulièrement marqué cette clôture de projet, offrant ainsi aux participants un cadre de partage des meilleures pratiques dans la gestion de leurs groupements.

En prélude aux témoignages des bénéficiaires, M. Nduwumwami a rappelé les fondements du projet ; à savoir la paix et le développement. « Le PNUD a financé ce projet, pour que les gens aient du travail, de l’argent pour manger, s’habiller, payer les soins de santé et permettre à leurs enfants d’aller à l’école. L’autre objectif concerne la cohésion sociale dans une province où se mêlent rapatriés et voisins qui n’ont pas connu l’exil. Lla parfaite entente entre les deux communautés reste la clé de la réussite », a-t-il déclaré.

M. Nduwumwami a ensuite retracé le chemin parcouru pendant une année passée par BBIN/SPARK aux côtés des bénéficiaires. Les deux associations ont mené des consultations participatives afin de : choisir les projets répondant aux aspirations des bénéficiaires, renforcer leurs capacités au moyen de formations à la gestion de leurs organisations, et assurer le suivi des projets sous la direction des agronomes et vétérinaires de BBIN/SPARK. Des échanges d’expériences ont également été organisés en dehors de la zone de projets, à Ngozi.

S’avouant satisfait du comportement des bénéficiaires quant à leur grande implication dans la gestion des coopératives et associations, M. Nduwumwami a continué en déclarant qu’aujourd’hui, l’heure est à l’évaluation et qu’il continuera à accompagner les bénéficiaires en conseils et formations.

Au nom des bénéficiaires de Rutana, M. Elias Nikoyagize, explique qu’avant le démarrage du projet, les membres des quatre coopératives (élevage de chèvres et culture de riz) ne voyaient pas quoi ni comment faire pour apporter un changement décisif à leur condition de vie. « Nous avons beaucoup appris sur l’organisation des coopératives et notre production a fortement augmenté. Nos enfants n’errent plus dans les rues, car ils vont à l’école, et nos familles mangent à leur faim. Enfin, nous avons resserré les liens avec les nôtres dans la communauté ». Elias souligne qu’en tant que rapatrié, il vit sans la moindre méfiance de ses frères qui ont eu la chance de ne pas connaître l’exil. « Bref », ajoute-t-il, « nos coopératives sont devenues des pôles de développement dans notre région. Pour preuve, chaque coopérative est en train d’étendre ses activités ; nous avons seulement besoin d’être suivis à travers des formations ».

À Rumonge, Melchior Ndayirukiye, a d’abord remercié les responsables du projet qui ont beaucoup contribué à une meilleure cohésion sociale au sein de la communauté. Il s’est réjoui que le fond de garantie constitué en faveur des bénéficiaires, ait pu favoriser la diversification des activités. « Nous continuons l’embouche de chèvres, nous avons acheté un terrain et quatre vaches que nous allons vendre vers les fêtes de fin d’année à des prix plus alléchants », a indiqué Melchior.

Témoignant à son tour pour les bénéficiaires de Makamba (Nyanza-Lac), Odette Munezero évoque la pauvreté extrême de la communauté, et l’action bénéfique du PNUD et de BBIN/SPARK pour les aider à en sortir. « Aujourd’hui, nous avons changé nos conditions d’existence. Auparavant, Nous avions même un rapatrié, qui était très pauvre ; depuis, il a ouvert un commerce de savons pour devenir indépendant », déclare Odette. « Dans l’association, nous comptons également évoluer vers d’autres activités comme la construction d’un abattoir de porcs. Actuellement ils sont abattus clandestinement, ce qui met en danger la santé des consommateurs. Ne nous abandonnez pas », supplie Odette. « Nous avons toujours besoins de vos conseils. Plaidez aussi pour nous afin que les intérêts bancaires à la microfinance puissent diminuer ».  

Le bénéficiaires, après avoir joué une scène mimant l’accueil de rapatriés, les problèmes qu’ils rencontrent à leur arrivée et leur intégration dans la communauté, M. Cristino Pedraza Lopez du PNUD a développé une réflexion personnelle. Se fondant sur l’expérience acquise ses six dernières années dans le domaine de la réintégration et de la cohésion sociale dans des pays aussi divers que Cuba, la Tunisie, le Guatemala, la Colombie, le Sénégal et le Maroc, il a indiqué que souvent, les projets ferment après six mois de fonctionnement, suite au départ des partenaires financiers qui considèrent que les bénéficiaires ne sont pas suffisamment tournés vers l’avenir.  « Je ne vous juge pas », a-t-il spécifié, « mais quand par exemple nous donnons des chèvres, les bénéficiaires les vendent et utilisent l’argent à autre chose ». Cristino s’est cependant réjoui de voir que l’appui du PNUD contribue à améliorer les conditions de vie des communautés. « Les coopératives que j’ai visitées m’ont fait découvrir de bonnes choses.  Notre appui est modeste, mais vous pouvez nourrir vos familles, payer les frais de scolarité de vos enfants, renforcer vos moyens économiques et changer vos conditions de vie. Cela montre que lorsque vous avez une vision d’avenir tout peut bien fonctionner. Nous sommes là pour discuter, ajuster ce qui n’a pas marché et voir comment vous accompagner pour la suite, notamment dans les pourparlers avec la microfinance pour étendre le crédit sur la base de vos succès », a fait savoir Cristino.

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