Le Programme de micro-financement PMF/FEM contribue au reboisement du Burundi

19 déc. 2016

© PNUD Burundi / Aaron Nsavyimana / 2016 – La pépinière de Ngozi a produit 310 000 plants, dont 222 600 eucalyptus, 54 400 grevillea et 33 000 calliandra. Une partie de ces plants sera utilisée pour protéger la colline Mukinya. La quantité restante sera distribuée à la population environnante. Afin de réduire l’usage des sachets en plastique, les plants sont placés dans des pots en écorces de bananiers ; biodégradables ceux-ci servent ensuite de fumiers pour les plants.

 

Par Aaron Nsavyimana

Ce samedi, sur la colline Mukinya, en commune et province Ngozi, et à l’occasion de la Journée nationale de l’arbre, célébrée cette année sous le thème « Préservons nos forêts, source d’eau douce », 10 000 plants d’eucalyptus ont été repiqués sur 10 ha. La production de ces plants à été financée grâce au Programme de micro-financements du Fonds pour l’environnement mondial (PMF/FEM) et mis en œuvre par le PNUD. Au total en 2016, l’installation de quatre pépinières dans les provinces de Gitega, Kirundo et Ngozi aura permis de produire 1 200 000 plants.

Le Programme de micro-financements du Fonds pour l’environnement mondial (PMF/FEM) est un mécanisme financier qui vise à trouver des solutions locales aux problèmes environnementaux globaux. Il est exclusivement destiné aux organisations de la société civile (ONG, Associations de développement, Organisations communautaires de base), auxquelles il apporte des appuis techniques et financiers pour l’exécution des projets communautaires, susceptibles de contribuer à la gestion durable des ressources naturelles et à la protection de l’environnement. Lancé en mars 2009 au Burundi, le PMF/FEM a déjà financé 49 projets relatifs aux domaines de la réduction des effets des changements climatiques ; de la conservation des sols, de la biodiversité ; de la protection des eaux internationales et de la réduction des Polluants organiques persistants (POP).

La pépinière de Ngozi, implantée sur la propriété de Marie-Diane Minani, présidente de l’Association des femmes pour la promotion de la santé et la maîtrise de l’environnement, a produit 310 000 plants, dont 222 600 eucalyptus, 54 400 grevillea et 33 000 calliandra. Une partie de ces plants sera utilisée pour protéger les sols et les rivières  sur la colline Mukinya. La quantité restante sera distribuée à la population environnante ; surtout le grevillea et le calliandra qui cohabitent avec les cultures. Le callandria servira également à l’alimentation du bétail.

« Je suis consciente de la place de l’arbre dans la vie de l’homme », explique Marie-Diane. « C’est pourquoi, j’ai donné gratuitement une partie de mes terres à l’association, car il nous manquait un endroit près d’une source d’eau pour aménager la pépinière ». Marie-Diane n’est pas peu fière d’avoir su mobiliser 62 femmes et 8 hommes pour participer aux travaux d’entretien de la pépinière. « En participant au reboisement de ma contrée, je lutte contre l’érosion, je produis de l’air pur et je protège les sources d’eau, réservoirs de bonne santé », ajoute-t-elle.

À Mukinya, chacun avait ses propres motivations pour planter un arbre. Pour Diane Ntakirutimana, 50 ans, il fallait  « relever le défi du bois de chauffage qui devient de plus en plus rare ». Pour Jeannette Nyandwi, 23 ans, c’était les nombreux usages du bois pour l’ameublement, la construction des maisons et des ponts, etc. Quant à Felix Ngendabanyikwa, 18 ans, et ses collègues étudiants du secondaire, la lutte contre l’érosion et la sécheresse, la stabilisation de la dégradation des conditions climatiques, l’alimentation des sources d’eau et l’air pur produits par ces plants venaient naturellement s’ajouter à toutes ces motivations.

Parmi les personnalités présentes, le gouverneur de Ngozi a appelé la population « à profiter de ces plants, produits pour rhabiller leurs collines grâce au soutien du PNUD et du FEM ». Il a également invité « chaque colline à planter 10 000 arbres ». Dans ce but, Il a sollicité l’implication des grandes communautés, tels que les camps militaires, les camps de police, les écoles et les églises dans  l’accomplissement de cette œuvre, indispensable à l’avenir des collines.

Philibert Mundanda, le coordonnateur national du PMF/FEM au PNUD, a lui lancé un appel à l’utilisation de pots en écorces de bananiers en lieu et place des sachets en plastique : ceux-ci empêchent la pénétration de l’eau dans le sol, ce qui cause de la sécheresse, et ensuite ils mettent plus de 400 ans à se dégrader totalement. Autre avantage, la fabrication de pots en écorces de bananiers, procure un revenu, notamment aux étudiants et élèves en vacance issus des familles pauvres. Ils trouvent là un moyen de subvenir à leurs besoins scolaires.

L’assistant du Ministre de l’Eau, de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme, M. Théophile Ndarufatiye, a rappelé les efforts de reboisement déjà réalisés au Burundi, tout en dénonçant le fait que certaines personnes, à la recherche des moyens de la survie, continuent de détruire l’environnement et la biodiversité, notamment en cultivant dans les réserves naturelles. Il a en outre énoncé que les besoins en reboisement du Burundi répondent aux normes internationales qui recommandent une couverture arbustive minimale de 11 % de la superficie totale du pays.

En 1990, alors que le couvert végétal du Burundi ne représentait que 7,3 % de la superficie totale du pays, une étude préconisait de revenir à un boisement de 20 % de sa superficie en 2000. Or, aujourd’hui, les forêts naturelles s’étendent sur 157 923 ha, soit 5,6 % de la surface du pays. Les boisements s’étalent eux sur 164 000 ha dont 99 000 ha appartiennent à l’État  et représentent 3,5 % de la superficie du pays. Selon Théophile Ndarufatiye, le chemin à parcourir reste long. « C’est pourquoi, dans le cadre de la mise en application des conventions internationales sur le changement climatique, le gouvernement préconise de planter 8000 ha dans les 15 prochaines années et de reboiser 20 % du pays d’ici 2025 ».

Cette action s’inscrit en droite ligne dans la mise en œuvre des nouveaux engagements internationaux sur les Objectifs de développement durable (ODD) auxquels le Burundi a adhéré. Une des cinq principales articulations des ODD porte sur la préservation de la planète. Il s’agit plus précisément d’une contribution à la réalisation de la cible 15.2 des ODD, à savoir : « d’ici à 2020,  promouvoir la gestion durable de tous les types de forêt, mettre un terme à la déforestation, restaurer les forêts dégradées et accroître considérablement le boisement et le reboisement au niveau mondial ».

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