La nouvelle Stratégie de réintégration vise l’ensemble des sinistrés

21 nov. 2017

© PNUD Burundi/Aaron Nsavyimana/2017 - Conscient que le ministère des Droits de la personne humaine, des Affaires sociales et du Genre ne peut à lui seul venir à bout du grand chantier de réintégration des sinistrés, le Ministre, M. Martin Nivyabandi, sollicite l'appui de tous les partenaires du Burundi pour soutenir les efforts de son ministère, afin d’améliorer les conditions de vie de la population, et plus particulièrement des plus sinistrés.

Par Aaron Nsavyimana

Bujumbura – En mai 2017, le Burundi s’est doté d’une stratégie nationale de réintégration socio-économique des personnes sinistrées 2017-2021. Elle résulte de l’évaluation et de la révision de la stratégie nationale de réintégration des personnes affectées par le conflit 2010-2014 et de l’atelier sur les solutions durables d’avril 2016. Son objectif est d’introduire les solutions durables et les mécanismes de résilience au niveau communautaire. Au-delà des rapatriés, des déplacés et des ex-combattants, ciblées par l’ancienne stratégie, cette dernière prendra en compte d’autres catégories sociales comme les déplacés des catastrophes naturelles, les nouveaux rapatriés, les handicapés, les veuves, les veufs, les orphelins, les enfants de la rue, les malades chroniques, les personnes sans terre et sans référence, les albinos et les personnes âgées et les groupes marginalisés comme les batwa. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle place au titre des priorités la réintégration des personnes déplacées internes suite aux inondations de Cashi, Gitaza et Gatumba qui viennent de passer deux ans dans les sites de déplacés.

Selon les données disponibles, en plus des catégories de vulnérables existantes dans la communauté burundaise, la nouvelle stratégie devra trouver des solutions durables à 267 887 exilés, 40 000 anciens réfugiés, 70 000 déplacés internes et 32 000 personnes déplacées par les inondations qui ont également entrainé en novembre 2015 et mai 2016 la destruction de 5000 maisons et 13 000 ha de terres agricoles.

Reconnaissant que la mobilisation de fonds constitue un défi de taille, le ministère des Droits de la personne humaine, des Affaires sociales et du Genre avec l’appui du PNUD, a organisé ce 21 novembre 2017 une mini table ronde de plaidoyer pour mobiliser des fonds destinés à la mise en œuvre de cette stratégie, et évalués à 334 202 000 dollars.

« Nous vous avons conviés à cette rencontre pour envisager ensemble les voies et moyens de la mise en œuvre de la stratégie, car le gouvernement, conscient qu’il ne peut à lui seul venir à bout de ce grand chantier de réintégration des sinistrés, sollicite votre appui pour soutenir ses efforts, afin d’améliorer les conditions de vie de la population, et plus particulièrement des plus sinistrés. De par la nature multisectorielle de la réintégration, la mise en œuvre de cette stratégie nécessitera l’implication de tout un chacun selon les domaines d’intervention », a déclaré Son Excellence, M. Martin Nivyabandi, Ministre des Droits de la personne humaine, des Affaires sociales et du Genre, devant un parterre des représentants du Parlement, du Gouvernement, des Partenaires techniques et financiers, du Système des Nations Unies, des confessions religieuses, de la société civile et des médias. « Nous vous prions d’appuyer le « Projet Cadre de Réintégration des sinistrés (PCRS) », qui a démarré en mars dernier, pour qu’il puisse accomplir avec grand succès les missions qui lui sont confiées », a poursuivi le ministre. Ce projet aura à la fois pour missions la réintégration des sinistrés et la mobilisation des fonds destinés à la mise en place de la stratégie.

Le Représentant résident du PNUD et Coordonnateur résident du Système des Nations Unies au Burundi, M. Garry Conille, a indiqué que « la stratégie nationale est une opportunité et un cadre d’appui aux personnes en situation de déplacement. Cette stratégie nous permettra de ne laisser personne pour compte et de contribuer efficacement à l’atteinte des objectifs du développement durable », a-t-il souligné. M. Garry Conille, a ajouté que « les hommes, les femmes, les jeunes et les enfants en situation de déplacement ont leurs regards tournés sur nous ». Il a ensuite réitéré l’engagement des Nations Unies à apporter une réponse durable aux sinistrés et à accompagner la mise en œuvre de la nouvelle stratégie.

La stratégie 2010-2014, bien qu’elle soit parvenue à beaucoup de réalisations, reste cependant inachevée. On compte encore aujourd’hui 570 000 réfugiés rapatriés, 37 258 combattants démobilisés réintégrés dans les communautés et 157 000 déplacés établis sur 137 sites selon une évaluation du ministère. Pour les sans terre ni référence, cela se traduit par un difficile accès à un logement décent, à l’eau potable et à l’assainissement, aux terres agricoles et à l’emploi. Mais également aux procédures administratives pour l’obtention de documents d’état civil, l’accès aux services sociaux de base, comme la santé et l’éducation primaire, ou la restitution des logements, des terres et autres biens. Les défis non réglés se rapportent aussi à l’accès à la nourriture, aux opportunités économiques et à la participation aux choix des solutions, à la vie communautaire et aux affaires publiques. Les défis non réglés se rapportent aussi à l’accès à la nourriture, aux opportunités économiques et à la participation aux choix des solutions, à la vie communautaire et aux affaires publiques.

PNUD Dans le monde

Vous êtes à PNUD Burundi 
Aller à PNUD Global

A

Afghanistan Afrique du sud Albanie Algérie Angola Arabie saoudite Argentine Arménie Azerbaïdjan

B

Bahreïn Bangladesh Barbade Bélarus Bélize Bénin Bhoutan Bolivie Bosnie-Herzégovine Botswana Brésil Bureau du Pacifique Burkina Faso Burundi

C

Cambodge Cameroun Cap-Vert Centrafrique (République centrafricaine) Chili Chine Chypre Colombie Comores Congo (République démocratique du) Congo (République du) Corée (République populaire démocratique de) Costa Rica Côte d'Ivoire Croatie Cuba

D

Djibouti

E

Egypte El Salvador Emirats arabes unis Equateur Erythrée Ethiopie

G

Gabon Gambie Géorgie Ghana Guatemala Guinée Guinée-Bissau Guinée équatoriale Guyane

H

Haïti Honduras

I

Ile Maurice et Seychelles Inde Indonésie Irak (République d') Iran

J

Jamaïque Jordanie

K

Kazakhstan Kenya Kirghizistan Kosovo (selon RCSNU 1244) Koweït

L

Laos Lesotho Liban Libéria Libye L’Ex-République yougoslave de Macédoine

M

Madagascar Malaisie Malawi Maldives Mali Maroc Mauritanie Mexique Moldova Mongolie Monténégro Mozambique Myanmar

N

Namibie Népal Nicaragua Niger Nigéria

O

Ouganda

P

Pakistan Panama Papouasie-Nouvelle-Guinée Paraguay Pérou Philippines Programme palestinien

R

République dominicaine Russie (Fédération de) Rwanda

S

Samoa São Tomé-et-Principe Sénégal Serbie Sierra Leone Somalie Soudan Soudan du Sud Sri Lanka Suriname Swaziland Syrie

T

Tadjikistan Tanzanie Tchad Thaïlande Timor-Leste Togo Trinité et Tobago Tunisie Turkménistan Turquie

U

Ukraine Uruguay Uzbekistan

V

Venezuela Viet Nam

Y

Yémen

Z

Zambie Zimbabwe