Des femmes se mobilisent pour réparer les dommages infligés à la forêt de la Kibira

31 janv. 2018

© PNUD Burundi / Aaron Nsavyimana / 2018 - Les femmes de l'association Dukingirikibira accueillent Garry Conille, Représentant résident du PNUD au Burundi. Elles lui ont réaffirmé leur détermination à reforester la réserve de la Kibira.

Par Aaron Nsavyimana

Bugarama – C’est dans une ambiance chaleureuse et pleine d’affection que les femmes et les hommes de l’association Dukingirikibira ont accueilli Garry Conille, Représentant résident du PNUD au Burundi. Celui-ci, venu à leur rencontre pour constater leur travail déterminé pour reforester la réserve de la Kibira, n’a pas caché son émotion, en se retrouvant dans une ambiance et un environnement de vie similaires à son pays natal. « Je viens de Haïti, un pays très semblable au Burundi et j’ai vécu dans un village qui ressemble beaucoup au votre », a-t-il déclaré. L’association qui regroupe 112 femmes et 30 hommes est appuyée par le PNUD via un financement du Fonds pour l’environnement mondial (FEM/PMF).

La Présidente, Marie Nduwimana, a raconté à Garry Conille la genèse de la création de l’association, en 1999, alors que la crise politique qui embrasait le pays depuis six ans s’acheminait enfin vers une accalmie. Elle a notamment expliqué le lien de reconnaissance existant entre la forêt de la Kibira et les membres de l’association. « Nous lui sommes redevables, car elle nous a hébergés lors de la crise 1993. C’est grâce à elle si nous avons survécu. Elle nous a abrités et nourris. Mais pendant notre séjour, nous l’avons endommagée, car nous avons abondamment profité de ses fruits. Nous avons coupé beaucoup de ses arbres pour construire des abris, faire du feu et défricher pour nos cultures. Quand nous avons quitté la Kibira pour retrouver notre village, nous avons alors réfléchi à comment réparer les dommages que nous lui avions causé ».

Dans le but de préserver à la fois les espèces et l’environnement, l’association a décidé de repeupler la forêt avec une espèce autochtone, l’Umuremera ou « Prunus Africana », une espèce d’arbre très utilisée en médecine traditionnelle mais qui aujourd’hui tend à disparaître. De même, dans les pépinières, l’association a remplacé les sachets en plastique qui enrobent les racines des jeunes plants, mais aux effets nocifs sur l’environnement, par des pots en écorces de bananiers biodégradables qui leur servent également de fumure organique. « Nous avons appris que les sachets peuvent durer plus de 400 ans et qu’ils détruisent les sols », insiste Marie Nduwimana. L’association exploite en outre la culture du champignon et un moulin qui allège le travail des femmes et au-delà assure leur autonomie.

Pour continuer sa tâche, l’association, qui a déjà mis en terre 300 000 plants et s’apprête à planter les 150 000 plants encore en pépinière, demande au PNUD de continuer à l’appuyer pour réhabiliter la maison qui lui sert de bureau, afin d’en faire un centre de sensibilisation environnementale. Également, la Présidente insiste sur le développement des moyens de mise en œuvre des pépinières comme le raccordement en eau qui facilitera l’arrosage des jeunes plants. L’association est aussi demandeuse d’un renforcement de ses capacités en planification et égalité de genre pour mener à terme l’extension des activités qu’elle va entreprendre prochainement.

Message bien reçu par Garry Conille qui déclare « le PNUD est très fier d’être associé à vos activités, et je salue ici le travail des femmes de l’association qui ont décidé d’œuvrer ensemble pour préserver cette forêt pour les générations futures. Votre engagement correspond exactement à notre volonté de protéger les communautés et l’environnement, et d’aider les habitants à améliorer leurs conditions de vie. J’ai bien compris vos demandes et je les emporte avec moi pour voir très rapidement comment continuer à appuyer vos efforts ».

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