Un projet de « Renforcement de la résilience communautaire à travers la promotion de l’emploi en faveur des jeunes à risque », financé par le Japon et le PNUD, a été mené dans les provinces de Bujumbura Mairie, Makamba et Rumonge. En tout, 1015 jeunes ont participé à des travaux communautaires temporaires pour constituer un pécule et pouvoir ensuite créer leur propre petite entreprise ou coopérative.


Par Patrice Brizard et Aaron Nsavyimana

Bujumbura – Depuis quelques années, le chômage des jeunes, y compris le chômage des femmes, n’a cessé d’augmenter au Burundi, et les jeunes étaient nombreux, en 2015, à participer aux manifestations de rue, à la suite des problèmes politiques survenus dans le pays.

Les jeunes, désœuvrés et sans perspective d’avenir, sont exposés à différents dangers, comme la manipulation politique, la consommation de drogues, le banditisme, le vol, le viol, etc. IIs constituent alors une menace pour la cohésion sociale du pays.

La promotion et la création d’emplois pour et par les jeunes, ainsi que la mise en œuvre de programmes d’acquisition de compétences professionnelles, sont donc une priorité si l’on veut permettre à la jeunesse burundaise de trouver un emploi décent et productif, qui contribuera à la sortir de l’ornière dans laquelle elle se trouve enlisée, et à lui redonner confiance en l’avenir. 

C’est dans cette perspective, qu’en mars 2017 le PNUD et le Japon, en partenariat avec le gouvernement du Burundi, ont décidé de financer un projet de « Renforcement de la résilience communautaire à travers la promotion de l’emploi en faveur des jeunes à risque ». Le projet, qui est basé sur les principes dits de “Cash for Work“ (Argent contre travail) et de travaux « HIMO » (haute intensité de main d’œuvre), avait pour objectif de créer des emplois temporaires à destination des jeunes femmes et jeunes hommes non qualifiés des groupes sociaux marginalisés, puis de leur permettre d'acquérir plus de capacités, d’être mieux organisés et outillés pour démarrer de petites entreprises rentables à l’issue du projet.

Enfin, le projet encourage une approche inclusive et sensible au genre, pour que ces jeunes participent au développement communautaire afin d’obtenir une meilleure cohésion sociale et un changement de comportement en faveur de l’égalité entre les sexes et une meilleure autonomisation des femmes.

© PNUD Burundi / Patrice Brizard / 2018 – Les jeunes bénéficiaires ont eu la possibilité de suivre des formations dans différents domaines comme ici la couture.
© PNUD Burundi / Patrice Brizard / 2018 – Les jeunes bénéficiaires ont eu la possibilité de suivre des formations dans différents domaines comme ici la couture. L’acquisition de ces nouvelles compétences leur permet de se doter d’un métier et d’augmenter ensuite leurs chances de pérenniser leur projet de création d’entreprise ou de coopérative.

Ce projet a été mené dans les provinces de Bujumbura Mairie, Makamba et Rumonge. À Bujumbura, sa mise en œuvre a été confiée à Word Vision International qui en a cédé l’exécution au Centre d’encadrement de développement des anciens combattants (CEDAC). Mille quinze jeunes ont ainsi été recrutés dans le cadre du projet qui s’est terminé en mars 2018.

Pendant trois mois, les jeunes bénéficiaires ont participé à des travaux de réhabilitation d’infrastructures communautaires, moyennant un salaire journalier de trois dollars, dont un dollar a été destiné à l’épargne. Celle-ci va maintenant pouvoir leur servir de capital de base pour constituer de petites entreprises ou coopératives rentables et pérennes.

À la fin des travaux, les jeunes ont également eu la possibilité de suivre des formations dans les domaines de la transformation agroalimentaire, la mécanique, la couture et l’informatique. L’acquisition de ces nouvelles compétences leur a permis de se doter d’un métier et les a éloignés des dangers liés au désœuvrement. « Nous sommes désormais occupés avec du travail, plus question d’être d’aller trainer et de se laisser tenter par l’alcool, les mauvais coups et la drogue pour tromper l’ennui », disent-ils, d’autant plus qu’ils constatent une transformation de leurs conditions de vie.

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