© PNUD Burundi / Aaron Nsavyimana / 2018 - Validation de la Stratégie nationale de mise en œuvre de la Politique nationale de l’emploi
© PNUD Burundi / Aaron Nsavyimana / 2018 - Ouverture des travaux de présentation et de validation de la Stratégie nationale de mise en œuvre de la Politique nationale de l’emploi 2018-2022, sous la présidence conjointe du Ministre de la Fonction publique, du Travail et de l’Emploi, S. E. Félix MPOZERINIGA, et de M. Garry Conille, Représentant résident du PNUD et Coordonnateur résident du Système des Nations Unies au Burundi.

 

Bujumbura – Ces dernières années, le problème du chômage et du sous-emploi se pose avec acuité au Burundi. En 2014, avec l’appui du PNUD, le Gouvernement s’est doté d’une politique de l’emploi qui, dans ses grandes articulations, réserve une place de choix à la promotion de l’emploi des jeunes, des femmes et des personnes vivant avec un handicap, et à leur inclusion sur le marché du travail.  Cette politique met l’accent sur l’importance du secteur privé, de la protection sociale et du développement des entreprises pour créer des emplois décents, et place l’emploi au cœur des politiques macro-économiques et sectorielles pour influer sur la demande d’emploi.

La gravité du problème de l’emploi au Burundi est décrite dans l’Enquête sur les conditions de vie des ménages 2014-2015. Celle-ci estime que le chômage est l’un des problèmes les plus préoccupants du pays. D’après les résultats de l’enquête, l’inemploi touche plus particulièrement les jeunes, qui ont un taux de chômage trois fois plus élevé que celui des personnes âgées entre 25 et 64 ans. Le sous-emploi est lui aussi très alarmant. En milieu urbain, seulement 30,1 % des actifs ont un travail contre 42,3 % en milieu rural. Si l’on regarde la répartition selon les sexes, on s’aperçoit que 42,7 % des actifs occupés sont des femmes pour seulement 39,6 % d’hommes.

Afin de pallier les risques liés à l’inemploi et à ses répercussions négatives sur la paix sociale, le PNUD et le ministère ayant l’Emploi en charge ont élaboré pour la période couvrant 2018-2022, une stratégie de mise en œuvre de la politique de l’emploi lancée en 2014.

Le 13 avril 2018, lors des cérémonies de lancement de cette stratégie, le ministre de la Fonction publique, du Travail et de l’Emploi (MFPTE), M. Felix Mpozeriniga, a déclaré en substance que « Cette stratégie va permettre à tous les secteurs de la vie économique du pays, de fédérer leurs forces et leurs ressources, pour participer à sa mise en œuvre et d’inscrire la promotion et la création de l’emploi au rang des premières priorités ».

 © PNUD Burundi / Aaron Nsavyimana - Promotion de l’emploi des jeunes, des femmes, et des personnes vivant avec un handicap, ainsi qu’à leur inclusion sur le marché du travail.
© PNUD Burundi / Aaron Nsavyimana - Promotion de l’emploi des jeunes, des femmes, et des personnes vivant avec un handicap, ainsi qu’à leur inclusion sur le marché du travail.

 

Les programmes et projets proposés dans cette Stratégie nationale de l’emploi (SNE) sont essentiellement consacrés à la création de grands travaux d’infrastructures publiques, générateurs d’emplois de masse à Haute intensité de main d’œuvre (HIMO),  tels que : le traçage ou la réfection de routes, la construction de barrages, la protection environnementale des bassins versants, comme le traçage de courbes de niveau, la reforestation, etc. et  des travaux relatifs à l’hygiène et à l’assainissement.

La Stratégie estime à un milliard vingt-six millions et deux cent six mille dollars américains, le coût nécessaire à la promotion de l’emploi des jeunes, des femmes, et des personnes vivant avec un handicap, ainsi qu’à leur inclusion sur le marché du travail. Le financement sera couvert par des fonds en provenance du secteur privé, du partenariat public/privé, des Partenaires techniques et financiers (PTF) et de gros projets du secteur public.

Pour Garry Conille, Représentant résident du PNUD et Coordonnateur résident du Système des Nations Unies au Burundi, cette stratégie vient à point nommé pour combler un vide non encore comblé depuis la validation de la Politique nationale de l’emploi, le 16 mai 2014.

Garry Conille a alors rappelé que cette question était stratégique pour la Communauté internationale qui lui a consacré un objectif entier dans sa nouvelle stratégie internationale de développement, adoptée en Assemblée générale des Nations Unies, en septembre 2015, et connue désormais sous le nom d’Objectifs de développement durable (ODD). « Ce nouvel agenda de développement international, a défini plusieurs cibles en faveur de l’emploi », a-t-il cité, « notamment l’ODD 8 qui vise à promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein emploi productif et un travail décent pour tous ».

Pour atteindre cet objectif de développement durable, le Burundi s’est fixé trois priorités afin de promouvoir des politiques axées sur le développement des activités productives ; la création d’emplois décents ; l’entrepreneuriat, la créativité et l’innovation. Toutes activités qui stimulent la croissance des micro-entreprises et des Petites et moyennes entreprises (PME) et facilitent leur intégration dans le secteur formel, y compris par l’accès aux services financiers.

« La problématique de l’emploi est une question nationale qui nécessite l’apport et l’implication de tout un chacun pour préserver la paix sociale », a également déclaré le Ministre lors des travaux de validation de la SNE. L’espoir aujourd’hui est que cette stratégie, élaborée avec l’appui du PNUD, permettra de promouvoir aussi bien l’emploi des jeunes, des femmes et des personnes vivant avec un handicap, que le secteur privé et la protection sociale dans leur ensemble. Elle devra aussi avoir un rôle important à jouer pour instituer une politique de dialogue et de gouvernance du marché du travail, afin de développer les compétences et l’employabilité.

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